Conseils médicaux

aux voyageur

Comité d'experts suisse pour la médecine des voyages
Voyager sain

Voyager sain

Points d’ordre général

  • Avez-vous vérifié les conditions d’entrée spécifiques du pays, telles que le visa, les exigences en matière d’assurance obligatoire, de test anti-COVID, de vaccins ?
  • Avez-vous une assurance médicale de voyage adéquate ?
  • Avez-vous une copie de votre passeport et de vos billets de transport ?
  • Avez-vous les coordonnées médicales et les numéros de téléphone importants, tels que ceux de la famille, du médecin de famille, de l’assurance médicale, de l’assurance voyage, de la société de cartes de crédit ?
  • Avez-vous emporté des vêtements appropriés pour le pays de destination ? Avez-vous pris en compte les aspects culturels, religieux, climatiques et géographiques (p.ex. l’altitude) ?
  • Si vous voyagez avec votre propre voiture ou prévoyez d’en louer une sur place, assurez-vous de disposer d’une assurance adaptée, d’un permis de conduire international et de matériel pour la voiture conforme à la réglementation locale.

Prévention sanitaire

  • Consultez un spécialiste en médecine des voyages au moins 6 à 8 semaines avant votre départ.
  • Obtenez un certificat COVID-19 s’il est obligatoire dans l’un des pays de destination ou de transit.
  • Connaissez-vous les maladies fréquentes, les problèmes de santé et les vaccinations recommandées ou obligatoires dans votre pays de destination ?
  • Avez-vous pensé à la prévention contre les piqûres d’insectes (p. ex. moustiquaires, répulsifs) ?
  • Savez-vous quels animaux venimeux sont répandus dans le pays de destination ?
  • Avez-vous un écran solaire, des lunettes de soleil et un chapeau adéquats ?
  • Faites un bilan de santé avec votre médecin généraliste si vous êtes atteint d’une maladie chronique.
  • En cas de maladie chronique, notez les coordonnées locales utiles en cas de maladie (p.ex. les hôpitaux).
  • Pensez aux rapports sexuels protégés et emportez des préservatifs, car ils peuvent être difficiles à obtenir ou de mauvaise qualité dans le pays de destination.
  • Faites un examen dentaire si vous voyagez pendant une période prolongée.

Médicaments

  • Avez-vous suffisamment de vos médicaments (de préférence dans un récipient étanche) avec vous ?
  • Avez-vous une trousse d’urgence contenant des médicaments essentiels et du matériel de premiers soins ?
  • Si nécessaire, obtenez un certificat médical pour les médicaments et le matériel d’injection que vous prenez avec vous.

Under construction

La vaccination vous protège efficacement contre un grand nombre de maladies contagieuses. Votre médecin, un spécialiste en maladies tropicales ou un centre spécialisé peuvent vous vacciner. Seul le vaccin contre la fièvre jaune est dispensé exclusivement par les centres de vaccination officiels et par certains médecins habilités.


L'indication avant un voyage à l'étranger dépend de :

  • des obligations d'entrée dans le pays (vaccin fièvre jaune, méningite)
  • des caractéristiques du voyage et de la destination: région visitée, risque d'épidémie sur place, durée du séjour, style de voyage (trekking, nuitées chez l'habitant ou hôtel de haut standing), région rurale/urbaine, temps à disposition avant le départ, etc.
  • des critères personnels du voyageur : état de santé, âge, allergies, traitement en cours, grossesse, déficience immunitaire, etc.

Y penser à temps
Certains vaccins nécessitent l'administration de plusieurs doses avant d'être efficaces. Il faut prévoir de les effectuer à temps, si possible dans les 6 à 8 semaines avant de partir.
Cependant, même si vous vous décidez à la dernière minute de partir en voyage, cela vaut la peine de consulter. Un rappel de vaccin est efficace très rapidement et il existe des schémas de vaccinations accélérés. Il est possible d'administrer plusieurs vaccins en même temps.
En plus du carnet de vaccination, apportez aussi la liste des médicaments que vous prenez régulièrement.

Il est important de signaler les conditions suivantes :

  • allergies
  • si vous avez eu une forte réaction à un précédent vaccin
  • grossesse
  • maladie chronique, cancer
  • traitement anticoagulant
  • traitement diminuant votre immunité : cortisone, chimiothérapie, etc.
  • HIV/ SIDA

Selon les conditions ci-dessus, certains vaccins peuvent être contre-indiqués ou administrés avec prudence.
En cas de fièvre, il vaut mieux reporter la vaccination à plus tard.


Pour plus d' informations

  • Office fédéral de la Santé Publique: Informations sur la vaccination 
  • Consultez www.infovac.ch 

Questions fréquentes

  • Est-il possible de faire plusieurs vaccins en même temps ?
    Oui, plusieurs vaccins peuvent être faits en même temps; ils sont injectés dans le(s) bras à des endroits différents.


  • Est-ce que le vaccin s'injecte dans la fesse ?
    Non, aucun vaccin n'est injecté dans la fesse; pour les adultes, tous les vaccins s'injectent dans le bras.


  • Est-ce que tous les vaccins peuvent être mis dans la même seringue pour être injectés ?
    Non, chaque vaccin est injecté séparément; cependant la formulation de certains vaccins comprend déjà 2 vaccins différents dans la même seringue comme diphtérie-tétanos ou hépatite A - hépatite B.


  • J'ai le rhume / la toux / la grippe, puis-je quand même être vacciné ?
    Oui, le rhume, la toux, la grippe n'empêchent pas d'être vaccinés; mais, en cas de fièvre à 38° ou plus, on préfère reporter la vaccination.

  • Une protection optimale contre les insectes est essentielle pour la prévention de nombreuses maladies.
  • Elle consiste en des répulsifs, des vêtements imprégnés d'insecticides et des précautions pendant les heures de sommeil. 
  • Les mesures contre les piqûres d'insectes doivent être prises à tout moment du jour et de la nuit dans la plupart des régions.
  • Cette fiche d'information contient des renseignements importants sur les diverses mesures de protection contre les piqûres d'insectes.
  • Pour une préparation optimale de votre voyage, nous vous recommandons de lire attentivement ces informations.

  • Cette fiche d'information contient des renseignements importants sur diverses mesures de protection contre les piqûres d'insectes.
  • Pour une préparation optimale de votre voyage, nous vous recommandons de lire attentivement ces informations et d'emporter la fiche d'information lors de votre voyage.

  • Renseignez-vous sur les moustiques et autres arthropodes présents dans la destination choisie, notamment à quel moment de la journée ou à quelle saison ils sont actifs
  • Appliquez un répulsif sur les zones du corps exposées conformément aux instructions du fabricant
  • Renouvelez l’application du produit répulsif pour garantir une protection optimale
  • Portez des vêtements longs, des chaussettes et des chaussures
  • Pulvérisez ou imprégnez vos vêtements avec de l’insecticide
  • Dormez sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide ou dans une chambre climatisée
  • Les approches suivantes ne fonctionnent PAS : ail (ingestion), parfum, thiamine (vitamine B1), appareils à ultrasons, bipeurs électroniques (coupures de courant !), applications pour téléphones portables, alcool ou encore extraits de levure

L’un des éléments essentiels pour voyager en toute sécurité est de se protéger des piqûres d’insectes et de tiques. Les moustiques transmettent des maladies telles que le paludisme, la dengue, la fièvre jaune et le Zika, tandis que les tiques peuvent transmettre la maladie de Lyme, ainsi que l’encéphalite à tiques ou la fièvre africaine à tiques. Les phlébotomes (semblables à des moucherons) transmettent la leishmaniose, une maladie touchant la peau et les viscères, et les mouches tsé-tsé peuvent transmettre la maladie du sommeil en Afrique. Certaines de ces maladies disposent d’un vaccin ou d’un traitement préventif, mais pour la plupart d’entre elles, la seule protection efficace consiste à se protéger des piqûres. Les maladies transmises par les moustiques sont fréquentes dans la plupart des régions tropicales. Selon leur genre, les moustiques peuvent être actifs en journée (Aedes/Stegomyia) ou pendant la nuit (Anophèles). Ainsi, il est recommandé aux voyageurs de se protéger des piqûres de moustiques 24h/24h.

Voici les éléments clés à adopter pour se prémunir des piqûres :

  • Utiliser des produits répulsifs : Les répulsifs sont des produits à appliquer sur la peau. Ils visent à repousser les insectes ou tiques en interférant chimiquement avec ce que la peau dégage d’attrayant. De nos jours, les répulsifs les plus utilisés contiennent du DEET (concentrations : 20 à 30 % au minimum et 50 % au maximum). D’après les études, lorsque les produits à base de DEET sont utilisés conformément aux instructions, ils sont bien tolérés, y compris chez les nourrissons dès 2 mois, les enfants et les femmes enceintes. Les autres produits répulsifs recommandés contiennent de l’icaridine, de l’huile essentielle d’eucalyptus citronné (ou citriodiora) et de l’IR3535. L’efficacité et la durée de protection du répulsif dépend du produit utilisé. Certains produits contiennent une combinaison de plusieurs répulsifs.
  • Vêtements : portez des vêtements longs et couvrants, des chaussures et des chaussettes.
  • Imprégner les textiles (vêtements, moustiquaires) avec de l’insecticide : Les insecticides, tels que la perméthrine, sont des substances qui tuent ou « assomment » les insectes.
  • Il est recommandé de combiner les stratégies : appliquer du répulsif sur la peau, mais aussi imprégner d’insecticide ses vêtements et autres tissus.
  • Il est également possible de disperser de l’insecticide dans les pièces à l’aide de sprays ou d’appareils à brancher sur secteur. Les spirales à brûler ne doivent s’utiliser qu’en extérieur.
  • Séjourner dans des pièces climatisées avec des fenêtres fermées.
  • Dormir ou se reposer sous des moustiquaires imprégnées d’insecticides.

La majorité des voyageurs appliquent une quantité de répulsif bien inférieure à la dose recommandée, ce qui en diminue l’efficacité. Les produits répulsifs doivent être appliqués régulièrement, surtout après la baignade ou dans des conditions chaudes et humides propices à la transpiration. Il convient d’appliquer le répulsif quinze minutes avant une crème solaire à indice de protection SPF 30 à 50 pour compenser la réduction de protection solaire causée par le DEET.

L’efficacité des répulsifs varie selon les différents vecteurs et ont tendance à être légèrement moins efficaces contre les tiques. Ainsi, il convient d’imprégner les vêtements d’insecticide et de porter ses chaussettes par-dessus le pantalon pour éviter que les tiques n’aient accès à la peau.

L’efficacité des répulsifs contre les mouches tsé-tsé et les phlébotomes n’est pas clairement prouvée, mais il reste hautement recommandé de les appliquer sur la peau, en combinaison avec des vêtements imprégnés d’insecticides.

Après des activités en plein air, vérifiez l’absence de tiques sur votre corps. Si vous trouvez une tique, retirez-la le plus rapidement possible. La meilleure méthode est d’utiliser une pince à épiler : attrapez la tique et tirez doucement et fermement jusqu’à ce qu’elle soit entièrement sortie, puis désinfectez la zone. En cas de symptômes suite à une piqûre de tique, comme une rougeur locale ou de la fièvre, consultez un médecin, car un traitement antibiotique peut être nécessaire. Toutefois, en l’absence de symptômes suite à une piqûre, il n’est pas recommandé d’administrer un traitement antibiotique préventif.

La vaccination est indiquée pour les personnes qui vivent ou séjournent temporairement dans des zones de transmission de l’encéphalite à tiques (la plupart des pays d’Europe, les pays baltes, la Russie jusqu’à l’Extrême-Orient).

  1. Hasler T, Fehr J, Held U, Schlagenhauf P. Use of repellents by travellers : a randomized, quantitative analysis of applied dosage and an evaluation of Knowledge Attitudes and Practices. Dans Travel Med Infect Dis 2019 : 27-33. Accès gratuit sur https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1477893918303028?via=ihub 
  2. Index des principales infections transmises par les arthropodes concernant les voyageurs (voir image ci-dessous)
  3. Les antimoustiques portant ce label ont été soumis à un test approfondi à l’Institut tropical et de santé publique suisse (à Bâle) et ont satisfait aux exigences spécifiées. En outre, ils sont soumis à un nouveau test chaque année. Indépendamment d’éventuelles informations supplémentaires dans la notice, un produit portant ce label de qualité a démontré un très bon effet protecteur contre les moustiques pendant au moins quatre heures au cours d’un test en laboratoire. En Suisse, les produits suivants sont disponibles avec ce label de garantie :
Anti Brumm Classic (20 % Icaridine)Anti Brumm Night (20 % Icaridine)
Anti Brumm Forte (28 % DEET)Nobite Extreme (30 % DEET et 20 % Icaridine)
Anti Brumm Kids (20 % Icaridine)KIK Activ (20 % DEET)
Anti Brumm Naturel (31 % Citriodiol)SENSOLAR ZeroBite (20 % Icaridine)


Les conditions financières de traitement et d'hospitalisation varient énormément d'un pays à l'autre. La couverture offerte par les assurances suisses lors d'un voyage varient également. Pour vous éviter de mauvaises surprises, renseignez-vous auprès de votre assurance avant de partir.

 

L'assurance-maladie obligatoire de base suisse ( LAMal ) rembourse les traitements d'urgence à l'étranger, en cas de séjour temporaire, uniquement jusqu'à concurrence du double des frais qu'ils auraient coûté en Suisse. Elle ne couvre pas les frais de sauvetage ou de rapatriement à l'étranger, ni en général les prestations médicales non urgentes qui peuvent attendre un retour en Suisse.

Europe: Pour les voyages dans les pays de l'Union européenne (UE) et de l'AELE, vous pouvez demander à votre caisse maladie suisse la carte européenne d'assurance maladie qui permet de bénéficier de la prise en charge des soins médicaux aux conditions de l'assurance maladie en vigueur dans le pays de séjour. Elle vous évite de devoir avancer les frais de traitements sur place (à part une éventuelle franchise ou participation aux coûts selon les conditions dans le pays). La facture est ensuite directement adressée à votre caisse-maladie suisse. 
Si vous avez oublié votre carte ou voyagez ailleurs dans le monde, conservez toutes les factures et les justificatifs de paiement pour demander un remboursement à votre retour. Contactez si possible rapidement votre caisse maladie depuis l'étranger pour l'informer de votre nécessité de soins d'urgence, particulièrement en cas de maladie grave, d'accident ou d'hospitalisation.

Longs séjours et études à l'étranger: renseignez-vous auprès de votre caisse maladie si vous partez résider, étudier ou travailler à l'étranger (conditions avec des limitations de couverture par la LAMal ).

Assurances Complémentaires
Les coûts d'hospitalisation, de sauvetage et de rapatriement de l'étranger sont souvent tellement élevés que les prestations de base ne couvrent pas tous les frais. Il peut être utile de prendre une assurance maladie/accident complémentaire couvrant l'Europe ou le Monde entier ou une assurance de voyage. Certaines cartes de crédit offrent également ces prestations ainsi que le Touring Club Suisse.
Cependant, vérifiez toujours la liste des limitations de la couverture qui varient d'une caisse à l'autre (sports à risque? maladie ou suites d'accident antérieurs? grossesse?…).
En cas de maternité, vérifiez bien vos assurances (limitation des prestations ?). Effectuez une demande d'adhésion pour votre bébé à votre caisse-maladie avant votre départ en voyage. Parfois une assurance de voyage de famille est préférable à une individuelle.

La pharmacie de voyage doit être adaptée à la destination, la durée et le type de voyage ainsi qu'au nombre de personnes qui vous accompagnent. Elle doit être stockée hors de portée des enfants, à l'abri des chocs et dans un lieu frais. Lisez bien le prospectus d'emballage avant d'utiliser un médicament afin d'éviter de possibles intolérances ou contre-indications. Observez les dates d'expiration indiquées sur les emballages. Une prudence particulière est requise lors de la prise de médicaments durant la grossesse. Votre médecin vous recommandera les médicaments qui vous conviennent et vous établira les ordonnances nécessaires. Attention : certains médicaments (analgésiques, codéine et dérivés de la morphine, stupéfiants, somnifères, stéroïdes, etc.) peuvent être interdits dans certains pays ou nécessiter un certificat médical.

Maladies préexistantes : provision généreuse des médicaments habituels que vous prenez régulièrement ou occasionnellement à la maison, à répartir dans des bagages séparés (sac à main et valise)

Prophylaxie contre le paludisme
- Médicaments anti-malariques: selon la destination
- Lotions et sprays anti-moustiques à appliquer sur la peau (ex: Exopic®, Anti-Brumm®, Nobite Extreme® ; enfant: Anti-Brumm sensitive®, Nobite sensitive® dès 2 ans)
- Insecticide pour les textiles (Nobite vêtements®)

Réactions allergiques (par exemple lors de piqûres d'insectes) : emportez toujours les médicaments d'urgence prescrits par votre médecin

Désinfection des mains : lotion hydro-alcoolique avec minimum 70% d'éthanol

Blessures
- désinfectant (ex: Ethanol 75%, Merfen®, Betadine®)
- matériel de pansement: sparadraps, gaze stérile, bandes adhésives
- bande élastique, agrafes pour bandes, épingles de sûreté

Instruments
- thermomètre dans un étui de sécurité,
- petits ciseaux
- pincette

Fièvre et douleurs : paracétamol (Dafalgan®, Panadol®) ou acide acétylsalicylique (Aspirine®), médicament anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) .
Système digestif
- médicament contre les diarrhées liquides sans fièvre, diarrhée du voyageur (ex: Imodium®; contre-indiqué chez les enfants de moins de 2 ans et déconseillé chez les enfants plus âgés sans un avis médical)
- diarrhée avec fièvre ou du sang dans les selles: consultez un médecin; évent. un traitement antibiotique court (ciprofloxacine, azithromycin) pour 1 à 3 jours
- chez les jeunes enfants et les personnes âgées, solution de réhydratation (ex : Oralpädon®, ELOTRANS ®); chez les adultes des apports de liquide et de sel suffisent
- nausées, vomissements, mal des voyages (ex: Motilium ®, Trawell®, autres)

Protection cutanée
- crème solaire avec indice de protection élevé ( >20), selon votre type de peau, l'intensité des rayons, la durée d'exposition et l'activité prévue.
- démangeaisons après piqûre d'insecte (ex : Fenistil®, Tavegyl gel®)

Protection des yeux
- lunettes de soleil, produits de nettoyage des lentilles
- conjonctivite : non purulente: gouttes oculaires (ex : Oculosan®); purulente (ex : Ciloxan®)

Refroidissement : gouttes nasales, spray nasal décongestionnant avant vols (ex: Triofan®, Nasivine®)

Allergies - saison de la destination : prenez vos médicaments (anti-histaminiques, médicaments contre l'asthme, etc.)

Sida - infections sexuellement transmissibles : préservatifs ou Femidom®

Désinfection de l'eau : tablettes désinfectantes (ex : Aquatabs®, Micropur forte®)

Le problème du manque d'oxygène en avion fait partie du passé. Même au dessus de 12000 mètres d'altitude, la pression dans l'avion correspond à une altitude de 2000 à 2500 mètres. Le changement de pression qui règne dans la cabine est imperceptible, sauf si vous êtes enrhumé. Dans ce cas, le gonflement des muqueuses peut boucher le canal qui relie la gorge à l'oreille moyenne. 

Lors de l'atterrissage, l'augmentation de la pression extérieure peut provoquer des douleurs aux oreilles. Pour éviter ce désagrément, vous pouvez utiliser des gouttes, un spray ou une pommade nasale; mâcher du chewing-gum et bâiller peuvent aider à diminuer l'excès de pression. L'utilisation d'une pommade nasale peut être bénéfique pour éviter le dessèchement des muqueuses dû au manque d'humidité qui règne dans l'avion.

Thromboses veineuses: Certaines précautions simples permettent de prévenir dans certains cas la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins des jambes (thromboses), après une station assise prolongée:
· N'entravez pas la mobilité de vos jambes par les bagages
· Assouplissez vos muscles par quelques exercices en position assise et levez-vous régulièrement pour faire quelques pas
· Buvez abondamment, en limitant les boissons alcoolisées ou contenant de la caféine
· Des bas de soutien bien adaptés vous aideront en cas de maladie veineuse.

Le décalage horaire (jetlag) qui se produit lorsque vous survolez plusieurs fuseaux horaires provoque de la fatigue et de l'insomnie, car votre horloge interne ne coïncide plus avec le temps réel de votre destination. Pour surmonter cet inconvénient le plus rapidement possible, faites de courtes siestes durant le vol et vivez dès que possible au rythme normal de votre destination (exposez-vous aussi à la lumière et au soleil pendant la journée). Certains médicaments que votre médecin peut vous procurer peuvent vous aider.

Tous les médicaments devraient se trouver dans votre bagage à main. Si l'horaire de leur prise doit être respecté strictement (par exemple insuline, pilule anticonceptionnelle), renseignez-vous auprès de votre médecin sur leur mode d'emploi en cas de grand décalage horaire.

Handicap physique: L'avion est le moyen de transport idéal pour les malades ou les handicapés: ils sont accompagnés, peuvent disposer d'une chaise roulante ou de la possibilité de voyager couché, à condition d'en informer à temps la compagnie d'aviation. Les passagers voyageant couchés doivent être accompagnés. En cas d'urgence, il est en général possible de se faire rapatrier très rapidement en avion. Voir aussi "Préparatifs et assurances: Urgence médicale  à l'étranger".

De plus en plus de personnes partent sur des bateaux de croisière. A bord l'assistance médicale est variable et l'évacuation pas toujours possible. Les personnes âgées ou présentant une maladie chronique ou des difficultés à la marche doivent discuter de ce voyage avec leur médecin. En raison du grand nombre de personnes voyageant ensemble, les maladies comme la grippe ou les gastroentérites peuvent rapidement se transmettre dans cet espace fermé. Plusieurs vaccins peuvent être recommandés. Il existe des bateaux équipés spécialement pour certaines pathologies (hémodialyse, chaise roulante, etc.)

Conseils-Santé

Check-up avant de partir: pour toute maladie nécessitant des contrôles. Prenez un stock suffisant de médicaments avec vous. Il peut être utile d'avoir avec soi une lettre de votre médecin traitant (en anglais) indiquant la nature de votre maladie et votre traitement.

Coups de soleil : en plus du soleil, la réverbération de l'eau augmente l'intensité lumineuse en mer. Mettez une crème solaire à indice de protection élevée (min 30 ou un écran total), un chapeau, des lunettes de soleil (bons verres) et évitez de vous exposer entre 11h et 15 heures.

Coups de chaleur : évitez de rester sur le pont aux heures les plus chaudes et pensez à bien boire pour éviter une déshydratation.

Mal de mer : les mouvements du bateau entraînent des perceptions différentes au niveau de la vision et de l'équilibre, un phénomène pouvant causer la sensation de " mal de mer ". Un des premiers symptômes est le besoin de bailler fréquemment, suivis de nausées, de vomissements et parfois de sueurs. Conseils : tenez-vous au milieu de bateau où les mouvements sont moins amples, allongez-vous, prenez l'air sur le pont et fixez l'horizon. Il vaut mieux manger de petits repas légers les premiers jours. En général le mal de mer ne dure que quelques jours jusqu'à ce que votre corps s'habitue aux mouvements du bateau. Médicaments préventifs : ils doivent être pris avant l'apparition des nausées. Demandez conseil à votre médecin (certains médicaments ont des contre-indications et ne peuvent pas être pris par les enfants).

Maladies infectieuses: les croisières rassemblent des milliers de personnes venant de pays différents dans un espace restreint et il peut parfois y avoir de petites épidémies à bord? Vaccinez-vous pour vous protéger. Des cas de légionellose ont également été rapportés.

Vaccins : vaccinations de base comme la diphtérie et le tétanos (tous les 10 ans), vaccins recommandés pour les escales (hépatite A, etc.), vaccin contre la grippe et le pneumocoque pour les personnes à risque. Le vaccin contre la fièvre jaune peut être exigé par certains pays d'Afrique et d'Amérique du Sud.

Hygiène : ces dernières années plusieurs épidémies de gastroentérite à Norovirus ont éclaté sur les bateaux de croisières. Lavez-vous régulièrement les mains. Consultez le médecin en cas de diarrhées ou de vomissements.

Nourriture et eau potable : attention aux escales? consommez de préférence des aliments cuits et de l'eau minérale sans glaçons et évitez les crudités et fruits de mer crus.

Paludisme (malaria) : le risque est généralement faible car les bateaux n'accostent souvent que le jour dans les régions impaludées et repartent le soir. Lorsqu'il est prévu de ne passer qu'un jour sur le sol africain, on peut renoncer à une chimioprophylaxie (prévention médicamenteuse) contre le paludisme. Cependant, une évaluation dans un centre de médecine de voyage ou avec un médecin tropicaliste s'impose, particulièrement en cas d'escale dans les ports d'Afrique subsaharienne. Tout accès de fièvre au retour d'un voyage avec escale dans une région à risque doit faire évoquer la possibilité de paludisme et nécessite une consultation médicale rapide.

Accidents : les mouvements du bateau peuvent augmenter le risque de chute, particulièrement par mer agitée. Pensez tenir les rampes d'escalier ou prenez l'ascenseur. Evitez de déambuler sur le pont par grosses vagues.

Une croisière n'est pas recommandée dans certaines circonstances :

  • personnes risquant de nécessiter un accès rapide à des services médicaux (infarctus récent, angine de poitrine récente ou instable, etc.)
  • grossesse à risque
  • handicaps physiques, instabilité à la marche et troubles de l'équilibre (accidents liés aux mouvements du bateau)

Les personnes qui doivent se rendre pour affaires dans des pays en voie de développement sont souvent mal renseignées - et particulièrement mal protégées - en ce qui concerne les risques de santé. Les voyages d'affaires se décident souvent peu avant la date de départ, et le stress lié aux préparatifs incite à négliger les informations médicales et la prévention pour mieux se consacrer à d'autres priorités. Par conséquent, le taux des maladies apparaissant pendant et après le séjour à l'étranger est relativement élevé chez ce type de voyageurs. 

Voici quelques conseils

Climat: informez-vous préalablement afin d'emporter des vêtements adaptés. N'oubliez pas la crème solaire et des lunettes de soleil.

Prudence au volant lors d'un excès de fatigue et de décalage horaire et dans les pays en développement où les accidents de la route sont 20 fois plus fréquents qu'en Europe. Renoncez à faire de la moto. Si vous louez une voiture, choisissez-en une qui dispose de ceintures de sécurité, et vérifiez que le relief des pneus n'est pas trop usé. Evitez surtout les longs trajets, et plus particulièrement les trajets de nuit dans la campagne. En taxi, la meilleure place est à l'arrière.

Agenda intelligent : on négocie mieux quand on est reposé. Accordez-vous du temps de repos et organisez vos rendez-vous en fonction du décalage horaire ( aux heures de jour de chez vous).

Avion/Jet Lag : la fatigue liée au décalage horaire peut influer sur vos affaires…suivez les recommandations dans "Transports: Voyage en avion" pour mieux vous adapter. Afin de réduire le risque de thrombose veineuse, buvez suffisamment d'eau, utilisez des bas de contention et mobilisez vos jambes.

Alimentation/Diarrhées : les boissons (glaçons) et la nourriture peuvent transmettre des maladies. Les diarrhées sont le trouble de santé le plus souvent rencontré en voyage. En Inde, en Egypte, et dans d'autres pays en développement, plus de 30 % des voyageurs pour affaires souffrent de ce problème. Renoncez si possible à tout ce que vous ne pouvez pas bouillir, cuire, ou peler vous-même, ainsi qu'à l'eau du robinet non traitée, aux glaçons, aux glaces, aux jus de fruits, aux salades, aux légumes crus. En cas de diarrhées, buvez suffisamment pour vous réhydrater. En l'absence de sang ou de glaires dans les selles, vous pouvez prendre pour une courte durée un ralentisseur des intestins comme le lopéramide (IMODIUM®) qui ne traite cependant pas l'infection. En cas de fièvre, de sang dans les selles ou de diarrhées très abondantes ou durant plus de 2 jours, faute de consulter un médecin, un traitement antibiotique court (ciprofloxacine, azithromycin) pour 1 à 3 jours peut être pris. (Pour plus d'infos, voir sous Maladies et leurs traitements: Diarrhée du voyageur ).

Vaccinations : Soyez à jour avec vos vaccinations de base (diphtérie- tétanos ; rougeole, oreillons, rubéole), la poliomyélite (pays à risque), l'hépatite A et la fièvre typhoïde (fréquentes dans les pays en développement, sont transmises par la consommation de l'eau et les aliments contaminés), la grippe pour les personnes à risque (période d'avril à septembre dans l'hémisphère sud, toute l'année aux Tropiques), l'hépatite B pour les personnes qui voyagent beaucoup (elle peut être transmise par contact avec du sang et lors de relations sexuelles), le vaccin contre la fièvre jaune peut être obligatoire (Afrique tropicale et Amérique du Sud) même pour les courts séjours. D'autres vaccins peuvent être recommandés en cas d'épidémie (méningite en Afrique sub-saharienne ou l'Arabie Saoudite, etc.).

Paludisme (malaria) : représente un risque important dans de nombreuses régions tropicales, surtout en Afrique . La maladie est transmise par les piqûres de moustiques le soir et la nuit. Lors de voyages dans les régions concernées, il est indispensable de consulter un médecin bien à temps pour pouvoir choisir avec lui - en fonction de la situation - s'il vaut mieux prendre régulièrement des médicaments préventifs ou se contenter d'emporter un médicament de secours. Sachez qu'au cours des dernières années, les germes de paludisme sont devenus presque partout résistants aux médicaments que vous preniez peut-être lors de vos voyages par le passé. Consultez  Destinations  pour des recommandations spécifiques au pays.

Contacts Sexuels: protégez-vous, par l'utilisation de préservatifs de qualité, contre le VIH et d'autres infections ou maladies sexuellement transmises. Sur place, il se peut que vous ne trouviez pas de préservatifs ou uniquement des préservatifs de qualité douteuse.

Sécurité : Renseignez-vous sur les risques et le comportement à avoir. Méfiez-vous des agressions de jour comme de nuit. Ne vous aventurez pas seul dans une ville inconnue. Evitez d'avoir de grandes sommes d'argent sur vous. Si des voleurs armés vous accostent, n'essayez pas de résister. Il vaut mieux subir des pertes matérielles que physiques.

Assurances : Avant votre départ, vérifiez si vous êtes bien couvert par votre assurance maladie/accident, y compris pour un éventuel rapatriement. En cas d'urgence médicale, vous pouvez demander de l'aide à l'étranger 24 h sur 24 au ++41 333 333 333, le numéro d'urgence de la REGA (garde aérienne de sauvetage suisse).

Pour plus d'informations 
Consultez " Destinations " pour les conseils spécifiques au pays où vous vous rendez.
Cliquez sur " Actualités ", même à la dernière minute, pour vous informer d'une éventuelle épidémie dans le pays et des mesures de prévention et /ou de traitement.

Sécurité générale

À FAIRE

  • Ayez conscience du risque d’accidents de la route, attachez votre ceinture de sécurité et portez un casque, le cas échéant.
  • Informez votre famille et amis si vous vous rendez dans une zone isolée ou à risque.
  • Gardez les numéros d’urgence sur vous.

À NE PAS FAIRE

  • Ne pas échanger des devises dans la rue ; aller dans une banque ou un bureau de change officiel.
  • Ne pas partir du principe que toute personne, y compris vous-même, n’est porteur d’aucune maladie sexuellement transmissible.
  • Ne pas arrêter son traitement habituel, ou la prophylaxie contre le paludisme alors qu’on se trouve dans une zone à haut risque.

 

Sécurité des aliments et de l’eau

À FAIRE

  • Gardez à l’esprit les mesures de prévention concernant les aliments et l’eau.
  • Lavez-vous fréquemment les mains.
  • Mangez ce que vous pouvez peler, faire bouillir ou cuire.
  • Buvez de l’eau en bouteille scellée ou désinfectée.

À NE PAS FAIRE

  • Ne pas manger des aliments insuffisamment cuits ou crus.
  • Ne pas boire l’eau du robinet.
  • Ne pas consommer des boissons avec des glaçons.
  • Ne pas manger des glaces artisanales, surtout celles des vendeurs de rue.

 

Sécurité avec les animaux

À FAIRE

  • Consultez un médecin en cas de morsure/piqûre par un animal venimeux (notamment les scorpions, les serpents, les raies, les méduses).
  • Consultez immédiatement un médecin en cas de morsure ou de griffure d'animal (risque de rage !), après avoir correctement lavé et désinfecté la plaie.
  • Faites-vous vacciner d’urgence contre la rage en cas de morsure ou griffure par un mammifère dans un pays où la rage est endémique.

À NE PAS FAIRE

  • Ne pas inciser des plaies après des morsures d’animaux venimeux ou appliquer un garrot.
  • Ne pas laisser les enfants caresser ou jouer avec des animaux.
  • Ne pas toucher des animaux, y compris des animaux de compagnie, qui ne sont peut-être pas vaccinés contre la rage.

 

Sécurité environnementale

À FAIRE

  • En cas d’exposition au soleil, restez au frais et protégé.
  • Prenez des mesures pour prévenir les piqûres d’insectes de jour comme de nuit, y compris en ville.

À NE PAS FAIRE

  • Ne pas se baigner ou nager dans des étangs, des lacs ou des rivières dans des pays où la schistosomiase est endémique.
  • Ne pas faire des exercices physiques intenses à l’extérieur en cas de forte pollution atmosphérique ou de chaleur extrême.

 

Si vous êtes malade

À FAIRE

  • Faites-vous dépister immédiatement pour le paludisme en cas de fièvre >37,5° C pendant ou après un séjour dans une région où cette maladie est endémique.
  • Consultez un médecin en cas de diarrhée grave (p.ex. sanglante).

À NE PAS FAIRE

  • Ne pas attendre plusieurs jours avant de consulter un médecin en cas de fièvre pendant ou après un séjour sous les tropiques.

  • Une protection optimale contre les insectes est essentielle pour la prévention de nombreuses maladies.
  • Elle consiste en des répulsifs, des vêtements imprégnés d'insecticides et des précautions pendant les heures de sommeil. 
  • Les mesures contre les piqûres d'insectes doivent être prises à tout moment du jour et de la nuit dans la plupart des régions.
  • Cette fiche d'information contient des renseignements importants sur les diverses mesures de protection contre les piqûres d'insectes.
  • Pour une préparation optimale de votre voyage, nous vous recommandons de lire attentivement ces informations.

  • Cette fiche d'information contient des renseignements importants sur diverses mesures de protection contre les piqûres d'insectes.
  • Pour une préparation optimale de votre voyage, nous vous recommandons de lire attentivement ces informations et d'emporter la fiche d'information lors de votre voyage.

  • Renseignez-vous sur les moustiques et autres arthropodes présents dans la destination choisie, notamment à quel moment de la journée ou à quelle saison ils sont actifs
  • Appliquez un répulsif sur les zones du corps exposées conformément aux instructions du fabricant
  • Renouvelez l’application du produit répulsif pour garantir une protection optimale
  • Portez des vêtements longs, des chaussettes et des chaussures
  • Pulvérisez ou imprégnez vos vêtements avec de l’insecticide
  • Dormez sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide ou dans une chambre climatisée
  • Les approches suivantes ne fonctionnent PAS : ail (ingestion), parfum, thiamine (vitamine B1), appareils à ultrasons, bipeurs électroniques (coupures de courant !), applications pour téléphones portables, alcool ou encore extraits de levure.

L’un des éléments essentiels pour voyager en toute sécurité est de se protéger des piqûres d’insectes et de tiques. Les moustiques transmettent des maladies telles que le paludisme, la dengue, la fièvre jaune et le Zika, tandis que les tiques peuvent transmettre la maladie de Lyme, ainsi que l’encéphalite à tiques ou la fièvre africaine à tiques. Les phlébotomes (semblables à des moucherons) transmettent la leishmaniose, une maladie touchant la peau et les viscères, et les mouches tsé-tsé peuvent transmettre la maladie du sommeil en Afrique. Certaines de ces maladies disposent d’un vaccin ou d’un traitement préventif, mais pour la plupart d’entre elles, la seule protection efficace consiste à se protéger des piqûres. Les maladies transmises par les moustiques sont fréquentes dans la plupart des régions tropicales. Selon leur genre, les moustiques peuvent être actifs en journée (Aedes/Stegomyia) ou pendant la nuit (Anophèles). Ainsi, il est recommandé aux voyageurs de se protéger des piqûres de moustiques 24h/24h.

Voici les éléments clés à adopter pour se prémunir des piqûres :

  • Utiliser des produits répulsifs : Les répulsifs sont des produits à appliquer sur la peau. Ils visent à repousser les insectes ou tiques en interférant chimiquement avec ce que la peau dégage d’attrayant. De nos jours, les répulsifs les plus utilisés contiennent du DEET (concentrations : 20 à 30 % au minimum et 50 % au maximum). D’après les études, lorsque les produits à base de DEET sont utilisés conformément aux instructions, ils sont bien tolérés, y compris chez les nourrissons dès 2 mois, les enfants et les femmes enceintes. Les autres produits répulsifs recommandés contiennent de l’icaridine, de l’huile essentielle d’eucalyptus citronné (ou citriodiora) et de l’IR3535. L’efficacité et la durée de protection du répulsif dépend du produit utilisé. Certains produits contiennent une combinaison de plusieurs répulsifs.
  • Vêtements : portez des vêtements longs et couvrants, des chaussures et des chaussettes.
  • Imprégner les textiles (vêtements, moustiquaires) avec de l’insecticide : Les insecticides, tels que la perméthrine, sont des substances qui tuent ou « assomment » les insectes.
  • Il est recommandé de combiner les stratégies : appliquer du répulsif sur la peau, mais aussi imprégner d’insecticide ses vêtements et autres tissus.
  • Il est également possible de disperser de l’insecticide dans les pièces à l’aide de sprays ou d’appareils à brancher sur secteur. Les spirales à brûler ne doivent s’utiliser qu’en extérieur.
  • Séjourner dans des pièces climatisées avec des fenêtres fermées.
  • Dormir ou se reposer sous des moustiquaires imprégnées d’insecticides.

La majorité des voyageurs appliquent une quantité de répulsif bien inférieure à la dose recommandée, ce qui en diminue l’efficacité. Les produits répulsifs doivent être appliqués régulièrement, surtout après la baignade ou dans des conditions chaudes et humides propices à la transpiration. Il convient d’appliquer le répulsif quinze minutes avant une crème solaire à indice de protection SPF 30 à 50 pour compenser la réduction de protection solaire causée par le DEET.

L’efficacité des répulsifs varie selon les différents vecteurs et ont tendance à être légèrement moins efficaces contre les tiques. Ainsi, il convient d’imprégner les vêtements d’insecticide et de porter ses chaussettes par-dessus le pantalon pour éviter que les tiques n’aient accès à la peau.

L’efficacité des répulsifs contre les mouches tsé-tsé et les phlébotomes n’est pas clairement prouvée, mais il reste hautement recommandé de les appliquer sur la peau, en combinaison avec des vêtements imprégnés d’insecticides.

Après des activités en plein air, vérifiez l’absence de tiques sur votre corps. Si vous trouvez une tique, retirez-la le plus rapidement possible. La meilleure méthode est d’utiliser une pince à épiler : attrapez la tique et tirez doucement et fermement jusqu’à ce qu’elle soit entièrement sortie, puis désinfectez la zone. En cas de symptômes suite à une piqûre de tique, comme une rougeur locale ou de la fièvre, consultez un médecin, car un traitement antibiotique peut être nécessaire. Toutefois, en l’absence de symptômes suite à une piqûre, il n’est pas recommandé d’administrer un traitement antibiotique préventif.

La vaccination est indiquée pour les personnes qui vivent ou séjournent temporairement dans des zones de transmission de l’encéphalite à tiques (la plupart des pays d’Europe, les pays baltes, la Russie jusqu’à l’Extrême-Orient).

  1. Hasler T, Fehr J, Held U, Schlagenhauf P. Use of repellents by travellers : a randomized, quantitative analysis of applied dosage and an evaluation of Knowledge Attitudes and Practices. Dans Travel Med Infect Dis 2019 : 27-33. Accès gratuit sur https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1477893918303028?via=ihub 
  2. Index des principales infections transmises par les arthropodes concernant les voyageurs (voir image ci-dessous)
  3. Les antimoustiques portant ce label ont été soumis à un test approfondi à l’Institut tropical et de santé publique suisse (à Bâle) et ont satisfait aux exigences spécifiées. En outre, ils sont soumis à un nouveau test chaque année. Indépendamment d’éventuelles informations supplémentaires dans la notice, un produit portant ce label de qualité a démontré un très bon effet protecteur contre les moustiques pendant au moins quatre heures au cours d’un test en laboratoire. En Suisse, les produits suivants sont disponibles avec ce label de garantie :
Anti Brumm Classic (20 % Icaridine)Anti Brumm Night (20 % Icaridine)
Anti Brumm Forte (28 % DEET)Nobite Extreme (30 % DEET et 20 % Icaridine)
Anti Brumm Kids (20 % Icaridine)KIK Activ (20 % DEET)
Anti Brumm Naturel (31 % Citriodiol)SENSOLAR ZeroBite (20 % Icaridine)

 

Il existe de nombreuses maladies que l'on peut contracter pendant un séjour à l'étranger. La plupart sont bénignes mais il faut absolument exclure les maladies graves, potentiellement mortelles ou pouvant être transmises à l'entourage. La fièvre chez un voyageur de retour d'un pays tropical est une urgence médicale.  

Consultez toujours un médecin  
si vous vous sentez malade après un voyage ou présentez des symptômes tels que :

  • fièvre (>37.5°C), frissons
  • maux de tête ou douleurs à la nuque
  • diarrhées (de plus de 2-3 jours, fébriles ou sanglantes, enfants)
  • problèmes de peau (rougeurs, boutons, saignements, jaunisse)
  • symptômes génito-urinaires (brûlures ou sang dans l'urine, pertes vaginales)
  • toux, douleurs thoraciques
  • risque de maladie sexuellement transmissible

Si vous souffrez d'une maladie chronique, un contrôle chez votre médecin traitant au retour de voyage est recommandé.

Si vous avez consulté un médecin ou avez été hospitalisé durant votre voyage, notez avec précision les symptômes présentés, les mesures prises, les médicaments administrés. Rapportez si possible le dossier médical ou d'hospitalisation, les coordonnées du médecin consulté et les emballages des médicaments que vous avez reçus. 

Des accès de paludisme peuvent se produire des mois voire des années après le retour. N'oubliez donc jamais d'informer votre médecin d'un séjour éventuel à l'étranger.

Voici quelques règles pour améliorer votre sécurité en voyage

Informez-vous avant de partir sur la situation politique, économique et culturelle: consulat du pays de votre destination, sites Internet de conseils aux voyageurs du Département fédéral des Affaires Etrangères (www.eda.admin.ch) ou de France Diplomatie (www.France.diplomatie.fr). Evitez de vous rendre dans les régions déconseillées.

Cherchez certaines adresses avant de partir: l'endroit où vous allez loger à votre arrivée, les coordonnées de personnes de contact ou d'un représentant local de votre agence de voyage, votre ambassade ou consulat dans le pays, les cliniques et hôpitaux de qualité.

Informez vos proches de votre itinéraire de voyage avec des numéros de téléphone où vous contacter. En cas de voyages de longue durée, il est recommandé de rester en contact et d'informer régulièrement vos proches de l'évolution de votre voyage et des changements de plans avec des dates de rendez-vous téléphoniques prévus à l'avance.

Téléphone portable : Renseignez-vous sur les possibilités de locations ou d'utilisation votre téléphone portable sur place (utile en cas d'urgence).

Emportez une photocopie de votre billet d'avion et de votre passeport très utiles en cas de perte des originaux

Gardez sur vous une copie des coordonnées de vos proches (téléphones, adresses Emails, fax, etc), de votre assurance maladie et de voyage/ rapatriement, de votre banque, votre centrale de carte de crédit, etc.

Argent : évitez de transporter de grandes sommes d'argent liquide sur vous et l'emploi de " gros billets ". Prévoyez toujours un peu de monnaie locale pour ne pas devoir chercher un bureau de change qui peut être fermé. Sur place, effectuez du change à l'aéroport ou dans les banques accréditées et non auprès de particuliers.

Transports : utilisez des moyens de transport officiels (bus, taxi agréés) ou arrangez d'être véhiculé par une personne connue (famille, amis) sur place. Demandez à l'hôtel quels sont les taxis officiels. Une fois dans le véhicule, fermez les portes à clés (particulièrement aux feux rouges ou aux arrêts). Ne pas voyager de nuit (dangers de la circulation) et dans les zones dangereuses.

Evitez de voyager seul. Si vous le faites, évitez les zones dangereuses (banlieues pauvres, port, zone rouge) et ne sortez jamais seul à pieds le soir. Prudence pour les femmes, les personnes âgées et les personnes voyageant avec un handicap : soyez vigilants pour ne pas être pris comme cible pour vols et agressions.

Une prudence particulière dans les aéroports et les rassemblements de foules (gares, discothèques, lieux religieux, etc) où vous pourriez être pris comme cible en tant qu'étranger..

Renseignez-vous sur la culture et les coutumes locales pour voyager en toute sérénité sans risquer de heurter la sensibilité des habitants ou provoquer leur colère. Adoptez un comportement discret et respectueux des coutumes locales. De grandes différences culturelles et religieuses s'observent entre les pays occidentaux et les pays d'Asie, du Moyen-Orient ou d'Afrique. Un comportement jugé acceptable chez vous peut être perçu comme choquant ou même répréhensible dans un autre pays. Il est particulièrement important de s'informer sur les périodes de l'année de fêtes religieuses (Ramadan, fêtes juives, Carême, etc.) qui peuvent imposer des règles que vous risquer d'enfreindre sans le savoir. Un comportement discret peut éviter bien des problèmes.

Alcool et tabac : ne pas apporter ni consommer d'alcool, de tabac, ou de drogues dans les pays qui l'interdisent. Ne fumez pas et ne buvez pas d'alcool en public pendant le Ramadan dans les pays musulmans (évitez également de manger ouvertement le jour pendant cette période).

Habillement : conformez-vous aux règles et usages locaux avec une tenue vestimentaire et une attitude non provocantes. La règle voyager comme un " chaméléon " permet d'être moins visible comme touriste et de moins attirer l'attention et les problèmes. Evitez tout signe extérieur de richesse (bijoux précieux, habits et sacs à mains de marques, appareils photos-vidéos en bandoulière).

Sac à main : gardez de l'argent de secours ou une carte de crédit dans une ceinture porte-monnaie ou un sac proche du corps tout en ayant un sac à main " décoratif " sans grandes valeurs. Ne pas prendre le billet d'avion ou le passeport pendant les visites mais une photocopie. Laissez vos valeurs dans un coffre fort à l'hôtel et non dans votre chambre. L'emploi de " travellers cheques " peut être utile.

Photos : demandez la permission avant de photographier une personne. Dans certains pays il est interdit de prendre en photo les bâtiments officiels ou édifices pouvant être considérés comme stratégiques (ponts, gares, banques, etc) ainsi que les personnes représentant les autorités (police, armée, gardes, milice).

Restez informés en cours de voyage : le degré de risque peut varier très rapidement selon l'évolution des tensions politiques, économiques et religieuses d'une région. Tenez-vous au courant de ce qui se passe dans les médias avant et pendant votre voyage.

Logement : prenez des mesures pour éviter les intrusions : verrouillez les portes et fenêtres autant que possible.

Agression : si on vous demande votre argent- donnez-le sans résister. Il vaut mieux subir des pertes matérielles que physiques.

Autres risques : ne négligez pas non plus les risques liés à la circulation routière (voir voyage en voiture), aux catastrophes naturelles et à la criminalité locale.

Under construction

Les chiens et chats errants, les singes, les oiseaux et d'autres animaux domestiques et sauvages sont à éviter dans les pays en développement. Ils peuvent transmettre la rage et d'autres maladies potentiellement mortelles. Ne touchez jamais un animal malade ou mort. Si malgré tout vous vous faites mordre, griffer ou lécher sur une plaie, nettoyez en profondeur la lésion avec de l'eau et du savon et désinfectez. Consultez sans délai un médecin pour une éventuelle vaccination post-exposition.

Les animaux peuvent transmettre des maladies et ne sont pas des souvenirs.  Si vous ramenez tout de même un animal de vos vacances, faites-le examiner par un vétérinaire pour d'éventuelles prises de sang ou vaccinations nécessaires. Il existe des règles d'importation-exportation les concernant que vous devez connaître.

Les accidents causés par des animaux venimeux sont rares et généralement évitables. Pour prévenir les morsures de serpent, portez de bonnes chaussures et des pantalons longs, posez bruyamment les pieds à terre et regardez où vous mettez les pieds et les mains. La nuit, utilisez systématiquement une lampe de poche. Les sérums anti-venin de serpent ne peuvent être injectés que par un médecin. On se protège des scorpions, araignées et myriapodes en évitant de déposer ses vêtements à même le sol et en secouant ses chaussures avant de les remettre.

Les personnes allergiques aux piqûres de guêpes ou d'abeilles doivent porter sur elles en permanence les médicaments appropriés prescrits par leur médecin.

L'Institut tropical suisse dispose d'informations détaillées sur les mesures de prévention et les premiers secours en cas d'accidents impliquant des animaux venimeux: www.sti.ch 
(adresse: Socinstrasse 57, Case postale, 4002 Bâle; ou Tél +41 (0)61 284 81 11)

La prudence est particulièrement recommandée dans les pays à faible niveau d'hygiène. Les mains, l'eau ou les aliments souillés par des déjections sont la principale source de contamination. Suivez quelques règles d'hygiène personnelle et alimentaire

 

  • Lavez-vous les mains avant de manger (n'utilisez pas les serviettes communes).
  • La règle "bouillir, cuire, peler ou s'en passer" (boil it, cook it, peel it, or forget it) est fondamentale. Des aliments ou des boissons contaminés sont la première cause de diarrhée, le trouble de santé numéro un des touristes; 20-50% en souffrent dans certains pays en développement.
  • Consommez rapidement des plats bien cuits, chauffés au moins à 60°C. Les aliments qui attendent en cuisine sont rapidement contaminés par les mouches. Les personnes malades ne devraient pas préparer de repas ou de boissons pour d'autres.
  • Il n'existe pas encore de vaccin contre la diarrhée du voyageur. Aucun des nombreux médicaments en vente libre n'a fait preuve d'efficacité réelle pour la prévenir. Les antibiotiques peuvent en réduire le risque, mais ils ne sont pas recommandés pour un usage prolongé, en raison des effets indésirables potentiels.

 

Il est préférable d'éviter cette "liste noire": 

  • les fruits de mer crus (spécialement les huîtres) ou incomplètement cuits, les plats de poissons et de viandes froids (steaks hâchés ou tartares)
  • les salades et les légumes crus
  • les fruits que vous n'avez pas épluchés vous-même
  • le lait et les produits laitiers
  • les desserts glacés et les crèmes
  • les buffets froids
  • l'eau du robinet comme boisson, en glaçons ou pour laver les dents; consommez de l'eau minérale ou des limonades capsulées, du café ou du thé fraîchement préparés. L'eau filtrée, la bière et le vin sont généralement exempts de microbes.
  • les essuie-mains communs dans les WC (se laver tout de même les mains avec du savon avant chaque repas!)

Diarrhée, des selles liquides plusieurs fois par jour 

durée depuis moins de 5 jours, pas de fièvre ni de sang dans les selles:
il s'agit probablement d'une diarrhée simple (diarrhée du voyageur à germes banaux) qui devrait guérir spontanément en 2-3 jours. Vous pouvez donc vous contenter de boire suffisamment de liquide tels que bouillon, thé sucré, jus d'orange ou autre Coca-Cola. (Voir : Maladies et Traitements : diarrhée du voyageur).

accompagnée de sang ou de fièvre : 
consultez un médecin en urgence car il peut s'agir d'une maladie potentiellement dangereuse, comme la fièvre typhoïde ou la malaria par exemple. Apportez si possible un échantillon de selles que le médecin pourra examiner à la recherche de parasites (amibes), ou cultiver pour détecter d'éventuelles bactéries (Shigella, Salmonella). Une fois le diagnostic posé, le médecin va instaurer un traitement antiparasitaire ou antibiotique approprié.

durée depuis plus de 5 jours
consultez un médecin pour tenter d'identifier la cause et donner un traitement approprié.

chez un enfant: consultez TOUJOURS un médecin :
vu le risque accru de déshydratation et de malaria. Il est impératif de le faire boire et l'alimenter, et ceci par petites doses fréquentes. Ne pas donner d'Imodium® aux enfants âgés de moins de 10 ans.

Le degré d’exposition aux rayons UV dépend du moment de la journée, de la saison, de la latitude et de l’altitude. L’exposition augmente avec la réflexion (surface de l’eau, sable, neige, glace) et reste présente malgré une couverture nuageuse. Dans les tropiques, l’exposition aux UV est généralement plus élevée en raison de la latitude.

Les coups de soleil sont particulièrement nocifs pour les enfants et les personnes à la peau sensible. En général, tout le monde est concerné, même les personnes à la peau mate (p.ex. lésions oculaires dues au soleil).

L’exposition répétée aux UVB et UVA endommage la peau, les yeux et le système immunitaire (p.ex. activation ou réactivation de l’herpès). À long terme, elle peut entraîner le vieillissement prématuré ou un cancer de la peau, et une cataracte.

Les effets à court terme les plus connus sont les coups de soleil, les insolations et les allergies au soleil.

  • Coup de soleil : rougeur, gonflement, douleur et formation de cloques sur la peau.
  • Insolation : maux de tête, nausées, déshydratation (réduction de la capacité du corps à réguler sa température interne). Voir également la fiche d’information « Maladies liées à la chaleur ».
  • Allergie au soleil : boutons qui démangent dans les 24 à 48 heures après l’exposition.

Les lésions cutanées provoquées par le soleil peuvent être renforcées ou déclenchées par l’application de – ou le contact avec des - substances naturelles ou chimiques sur la peau (p.ex. huile de citron, certaines plantes), ou par la prise de médicaments, notamment certains antibiotiques (p.ex. la doxycycline).

Prévention

  • Évitez de vous exposer au soleil, surtout entre 10h00 et 16h00, recherchez l’ombre.
  • Tenue : chemises et pantalons à manches longues, vêtements (p. ex. maillots de bain) anti-UV, chapeaux à large bord (pour couvrir le cou, le nez et les oreilles).
  • Portez des lunettes de soleil anti-UV.
  • Choisissez une crème solaire portant les mentions « à large spectre », « écran solaire » ou « UVA/UVB » avec un indice de protection solaire (FPS) à 30 ou plus. Appliquez de la crème solaire avant toute exposition au soleil et renouvelez régulièrement l’application au cours de la journée pour maintenir la protection, notamment en cas de transpiration ou après une baignade.
  • Les produits autobronzants et le bronzage avant le voyage ne sont pas recommandés. La protection solaire qu’ils offrent est inexistante ou minime et ils peuvent même être nocifs.

Traitement

  • Traitement des coups de soleil : contrôler l’évolution des symptômes et éviter de nouvelles expositions.
  • Coup de soleil léger : appliquer des compresses fraîches, des gels topiques à base d’aloès et de calamine.
  • Coup de soleil grave et symptômes liés à la chaleur : se réhydrater ; se référer à la fiche d’informations « Maladies liées à la chaleur ».

En cas de fortes chaleur, le corps cherche à maintenir sa température interne dans des valeurs normales en se refroidissant. L’un de ces mécanismes de refroidissement est la transpiration.

Les facteurs empêchant le refroidissement sont :

  • une exposition prolongée à des températures élevées ;
  • une élévation du taux d’humidité (l’évaporation de la transpiration est inhibée) ;
  • une perte excessive de liquide par la transpiration, ou en cas de fièvre ou de diarrhée ;
  • la consommation de drogues et d’alcool ;
  • une activité physique intense (causant une augmentation de la température corporelle).

Tous ces facteurs favorisent une élévation de la température corporelle et un risque d’atteinte des organes vitaux, dont le cerveau. Le résultat est ce que l’on appelle un « coup de chaleur ». Ce problème de santé peut également se manifester progressivement. Il s’agit d’une urgence médicale qui, sans traitement, peut entraîner un choc et le décès.

Personnes à risque
Tout le monde, y compris les jeunes et les personnes en bonne santé, mais plus particulièrement :

  • les enfants et les personnes âgées ;
  • les personnes atteintes de maladies chroniques ou aiguës, sous traitement médicamenteux.

Signes caractéristiques
Soif, bouche sèche, urine foncée, crampes musculaires, maux de tête, vertiges, nausées, somnolence, évanouissement, confusion, température corporelle > 40°C.

Prévention : Se rafraîchir et se réhydrater

  • Acclimatation : prenez le temps de vous habituer à la chaleur avec suffisamment de repos.
  • Prévoyez de réaliser vos activités en extérieur tôt le matin ou en fin d’après-midi.
  • Essayez de rester en intérieur, dans des espaces frais (p.ex. centres commerciaux ou autres lieux publics climatisés) ; prenez une douche froide, évitez l’exposition directe au soleil, recherchez l’ombre et un moyen de ventilation (p.ex. un éventail).
  • Tenue appropriée : portez des vêtements amples, légers, de couleur claire et en matière absorbante (p.ex. en coton), portez un chapeau à large bord et n’oubliez pas d’appliquer de la crème solaire.
  • Activité physique : Si vous n’avez pas l’habitude de faire de l’exercice en situation de grande chaleur, commencez doucement et augmentez progressivement le rythme.
  • Quel que soit votre degré de soif ou d’activité, buvez beaucoup de liquide et évitez les repas chauds et lourds. Une transpiration excessive prive le corps de sel et de minéraux. Pour pallier cette perte, pensez aux boissons sportives contenant des électrolytes.
  • Évitez de consommer de l’alcool.
  • En cas de fièvre, de diarrhée ou de vomissements, un supplément en liquide et en minéraux est vivement recommandé.
  • En cas de diabète, d’hypertension ou d’autres maladies chroniques, ou si vous suivez un régime pauvre en sel, demandez conseil auprès de votre médecin avant votre voyage concernant l’hydratation appropriée et l’éventuelle adaptation de votre traitement médicamenteux.
  • Ne laissez jamais d’enfants ou d’animaux domestiques dans une voiture garée, même si les fenêtres sont partiellement ouvertes.

Ne marchez pas pieds nus pour éviter blessures et infections. Vous devenez sinon une proie facile pour des animaux venimeux qui risquent de vous mordre ou de vous piquer. Des chaussures fermées et des sandales de plage vous protégeront d'éventuels bouts de de verre, clous, et autres débris.

Des parasites du sol (puces chiques et divers parasites intestinaux) peuvent s'infiltrer à travers la peau au contact direct. 

Pour votre bain de soleil, choisissez une chaise longue, une natte ou un linge de plage, et évitez le contact direct du sol.

Pour diminuer le risque d'une infection par le VIH, observez les règles suivantes :

Avec tout nouveau partenaire sexuel:
-  Employez TOUJOURS un préservatif (ou un Femidom) lors de relations sexuelles
-  Pas de sperme dans la bouche, ne pas en avaler
-  Pas de stimulation orale de votre partenaire pendant ses règles (pas de sang dans la bouche)

Emportez avec vous des préservatifs dans vos bagages (sur place on ne peut pas toujours en trouver et leur qualité est parfois douteuse). Ne renoncez pas à cette protection sous l'influence de l'alcool, par timidité ou parce que vous ne les avez pas sur vous !

Drogues injectables : utilisez uniquement des aiguilles et seringues stériles à usage unique

Traitements médicaux: insistez sur l'emploi de matériel à usage unique neuf lors de prise de sang, médicaments intraveineux, etc., traitements par un naturopathe (acupuncture), de tatouages ou de piercing

N'employez jamais de rasoir ou de brosse à dents qui ne vous appartiennent pas

Autres infections sexuellement transmissibles (IST)
Certaines infections sexuellement transmissibles (IST) peuvent se transmettre lors de relations orales ou par le partage d'objets érotiques. En cas d'apparition de symptômes (écoulement, brûlures en urinant, boutons/ulcère localement, douleurs lors des rapports sexuels), ou de risque d'infection (certaines IST sont asymptomatiques!), consultez rapidement un médecin!   

Pour plus de renseignements 
www.aids.ch 
www.lovelife.ch 

Il est important d'être informé sur le niveau de pollution de l'air en voyage, en particulier si vous souffrez d'une maladie cardiaque ou pulmonaire chronique (asthme, emphysème, maladies obstructives) ou voyagez avec des enfants. En cas de pollution très forte, même les adultes en bonne santé peuvent être affectés. La taille des villes, le climat, la saison, les vents, le moment de la journée jouent un rôle. Durant les journées de très haute pollution, restez à l'intérieur le plus possible et réduisez votre activité physique. N' oubliez pas de prendre votre traitement de base (asthmatiques : ayez votre broncho-dilatateur sur vous !). Consultez sans tarder en cas d'aggravation de votre état de santé ou d'apparition de nouveaux symptômes. Eventuellement, évitez certaines destinations durant les périodes critiques de l'année.

Principales causes de pollution de l'air
La pollution de l'air touche tous les pays, industrialisés et en développement. Une multitude de molécules produites par le trafic routier, la combustion (bois de chauffage, charbon), par l'industrie et par l'agriculture sont présentes dans l'air et peuvent être nocives pour la santé : les poussières fines, le monoxyde de carbone, l'ozone, le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre, des produits chimiques, des particules radioactives, des composés organiques volatiles (benzène, halogénés) et des métaux lourds.

Effets sur la santé
L'OMS estime que la pollution atmosphérique en milieu urbain est responsable de 2 millions de décès dans le monde par an. Le principal risque provient des poussières fines et de l'ozone. La pollution de l'air peut causer ou aggraver des maladies cardiovasculaires et respiratoires (asthme, bronchite aiguë ou chronique, bronchiolite, etc.), et peut mener à des cancers (exposition chronique). Les enfants y sont particulièrement sensibles. A part les poumons et le cœur, divers polluants peuvent aussi affecter le sang, le système nerveux et les reins.

Symptômes
Différentes personnes réagissent de façon variable à la pollution de l'air. Les plaintes fréquentes sont des brûlures aux yeux ou à la gorge, de la toux , une impression d'oppression thoracique, une difficulté à respirer, une respiration sifflante (crise d'asthme), des expectorations et une fatigue.

Influence de la météo et de l'horaire
De fortes fluctuations des concentrations de polluants dans l'air sont observées en fonction de conditions météorologiques (le vent les disperse et baisse leur taux) et du moment de la journée (pic de trafic routier). La formation d'ozone augmente avec le rayonnement solaire durant les étés très chauds sans vent (smog) et en hiver en cas de brouillard hivernal qui fait stagner l'air (la pollution s'accumule sous les nuages avec un phénomène d'inversion thermique).

Prévention : diminuer l'exposition

  • Maladies cardiaques, respiratoires, enfants : limitez votre activité à l'extérieur en cas d'index journaliers modérés à hauts
  • Taux très élevés: même les adultes en bonne santé devraient rester à l'intérieur
  • Evitez de sortir à l'extérieur aux moments de pics de pollution et réduisez les efforts physiques
  • Prenez un taxi ; en voiture, fermez les vitres et utilisez la fonction "air recyclé " (climatisation)
  • Smog d'été: limitez vos activités physiques à l'extérieur l'après-midi (essayez de les faire tôt le matin ou après le coucher du soleil), en hiver, tant que l'inversion thermique ne change pas, les taux d'ozone restent élevés déjà le matin
  • Evitez de vous promener / faire du vélo le long des routes engorgées de trafic dense, passez de préférence par un espace vert et piéton
  • Maladies chroniques : prenez votre traitement de base (ne pas oublier de le prendre dans vos bagages)
  • Asthmatiques : ayez votre broncho-dilatateur sur vous à tout moment !
  • Le port d'un masque est peu efficace et peu tolérable en cas de chaleur

Mesures et taux limites de polluants
Différents pays mesurent différents polluants et n'utilisent pas tous les mêmes index. La concentration de particules en suspension très néfastes de type PM10 (de moins de 10 µm de diamètre) et PM 2,5 (de moins de 2,5 µm de diamètre) est un indicateur important de la pollution atmosphérique en milieu urbain en terme de santé. 
Selon les lignes directrices de l'OMS (2005), les valeurs à ne pas dépasser sont :
Particules en suspension :  PM2.5 : 25 µg/m3 moyenne sur 24 heures (et 10 µg/m3 moyenne annuelle)
                                         PM10 : 50 µg/m3 moyenne sur 24 heures (et 20 µg/m3 moyenne annuelle)
Ozone (O3) : 100 µg/m3 moyenne sur 8 heures
Air Quality Index (AQI) 


Taux de pollution selon les régions 
AIRQUALITY NOW : Site Européen d'index de qualité de l'air 
PREVAIR.org : prévisions et cartographies de qualité de l'air pour l'Europe et Monde 
AIRNow : l'index de qualité de l'air aux USA et dans le monde  


Pour plus d'informations 
Organisation Mondiale de la Santé:  "Santé et qualité de l'air"

La plongée sous-marine offre à la fois un défi sportif et un contact étroit avec la nature, mais elle exige une attitude responsable et un véritable esprit d' équipe. Une bonne formation est indispensable pour acquérir des aptitudes suffisantes. La majorité des accidents de plongée sont dus à un comportement inadéquat du plongeur. Le respect des règles de sécurité et une appréciation correcte de ses propres limites diminuent les risques de ce sport qui peut être pratiqué comme loisir par un large public.

Avant de partir

Une bonne forme physique est indispensable.
Les maladies et les restrictions physiques, même si elles ne causent pas de problème en temps normal, peuvent avoir des conséquences dangereuses sous l' eau. Vérifiez avec votre médecin que votre état de santé et votre  prise de médicaments habituels ou occasionnels soient compatibles avec la plongée.

Contre-indications à la plongée sous-marine :

  • grossesse
  • enfants de moins de 14 ans
  • condition physique limitée (excès de poids important, problèmes cardiaques, ou autres)
  • maladies respiratoires (asthme d'effort, histoire de pneumothorax spontané, emphysème, fibrose pulmonaire, etc.)
  • maladie instable (asthme, diabète déséquilibré, etc.)
  • problème oto-rhino-laryngologique: otite moyenne, tympan déchiré, rhume important, sinusite
  • vertiges ou risque de perte de connaissance (épilepsie, sclérose en plaques, etc.) 
  • certains troubles psychiatriques (dépression, troubles du comportement )

Médicaments et plongée
Les médicaments pour prévenir le paludisme sont compatibles avec la plongée pour autant que le médicament utilisé ne vous cause pas d' effets indésirables (vertiges, angoisses, nausées, etc.).
Les calmants, les somnifères et les antalgiques puissants ne sont pas compatibles avec la plongée sous-marine, ainsi que les médicaments induisant des vertiges ou une diminution de la vigilance

Certificat médical d'aptitude à la plongée
Les centres de plongée exigent un certificat d'aptitude à la plongée qui peut être établi par votre médecin avant votre départ. Un examen médical approfondi (respiratoire, cardio-vasculaire, ophtalmique, oto-rhino-laryngologique) est nécessaire.

Informez-vous: sur les possibilités d'évacuation, le centre le plus proche disposant d'un caisson hyperbare, la possibilité d'oxygénothérapie sur le lieu de la plongée (en cas d'incident de plongée). 

Formation de plongée
Des plongées d' entraînement surveillées sont indispensables pour le débutant. Si vous reprenez la plongée après une pause prolongée, prenez également un cours avec un moniteur de plongée expérimenté pour vous familiariser avec les conditions locales (marées, courants, flore et faune spécifiques, etc.) et vous adapter dans de bonnes conditions, sans stress, aux particularités de l' environnement sous-marin. Adressez-vous à une école disposant d'un matériel en bon état et dont les moniteurs sont au bénéfice de brevets reconnus de manière internationale.

Pendant la plongée

Evitez l' hypothermie : L'eau étant un excellent conducteur thermique, vous pouvez vous refroidir rapidement même dans l'eau chaude. Une combinaison de plongée aide à isoler du froid et offre une certaine protection contre les plantes toxiques, les animaux et les récifs coupants (coraux, etc.).

Compensez la pression sous l'eau
La pression augmente continuellement en fonction de la profondeur (1 bar par 10 mètres). Déjà à 10 mètres de profondeur, la pression de l'eau est environ le double de celle à la surface. Cependant, vous ne ressentez pas directement cette augmentation parce que les tissus du corps ne sont pas compressibles. Mais les différences de pression agissent sur les cavités du corps qui contiennent de l' air comme les poumons, les sinus, l'oreille et le tube digestif. Une "égalisation" permanente de la pression dans ces organes est donc indispensable pendant la descente et la montée. Un défaut d'équilibrage peut provoquer un barotraumatisme (lésions dus à la surpression). En particulier, à la descente, veillez à effectuer des manœuvres d'égalisation de la pression dans les oreilles (pour éviter une surpression au niveau du tympan qui risque de se perforer). A la remontée, ne bloquez pas votre respiration (risque d'une dilatation des voies aériennes et des poumons et leur possible déchirure).

Remontez de façon contrôlée
Vous devez absolument respecter les paliers de décompression en fonction de la durée et de la profondeur de la plongée (indiquées dans les tables de plongée ou par votre ordinateur de plongée) pour permettre aux gaz dissous dans le corps d'être éliminés. Une remontée trop rapide peut induire un accident de décompression, causé par la formation de bulles d'azote dans le corps (surtout au niveau de la peau, des articulations, de la moelle épinière, de l'oreille interne).

En cas de problème sous l'eau
Essayez de garder votre calme et de ne pas paniquer et remonter trop vite à la surface. Demandez de l'aide du plongeur qui vous accompagne et suivez les conseils des moniteurs de plongée qui connaissent le mieux les conditions locales.

Risques liés à la profondeur : L'azote provoque un effet narcotique lorsqu'il est respiré en profondeur (l'ivresse des profondeurs) qui peut engendrer un comportement irresponsable voire dangereux. Le risque augmente nettement à des profondeurs de plus de 30 mètres.

Règles de sécurité

  • Si vous ne vous sentez pas bien, renoncez à plonger
  • Ne plongez jamais seul
  • Ne consommez pas d'alcool, de tranquillisants, de drogues
  • Ne dépassez pas 30 m de profondeur (20 m pour les débutants)
  • N' effectuez pas plus de 2 plongées par 24 h
  • Attendez 12 h au moins avant d'effectuer une randonnée en altitude (plus de 200m)
  • 24 heures avant le vol de retour : ne plongez plus!

En cas de maladie 
En cas de doute sur votre état de santé ou lors de problèmes consécutifs à une plongée, consultez un médecin sur place. Des douleurs aux oreilles peuvent signaler un barotraumatisme ou une otite moyenne qui nécessitent un traitement et imposent un arrêt des plongées.

Otite externe ("swimmer's ear")
Sous l'effet de la chaleur, de la transpiration, et de la persistance d'eau dans le conduit de l'oreille, la surface de la peau peut devenir poreuse et permettre aux bactéries de pénétrer dans des couches plus profondes et de provoquer une infection locale. Des gouttes anti-inflammatoires ou un antibiotique peuvent être indiqués. Par mesure de prévention, évitez d'utiliser des cotons-tiges dans les oreilles (risque de lésions) et rincez les oreilles avec de l'eau douce après chaque plongée. Si vous souffrez régulièrement de ce problème, vous pouvez prendre un traitement préventif d' eau vinaigrée. Remplissez un flacon compte-gouttes (disponible en pharmacie) à parts égales d' eau du robinet et de vinaigre de pomme (pas de vinaigre de vin ou aux herbes!). Chaque soir, dès une semaine avant le départ et pendant la durée de vos vacances de plongée, instillez trois gouttes de ce liquide dans le conduit auditif de chaque oreille. 

Quand suspecter un incident de plongée
Toute modification d'état ou de comportement survenant dans les 24 heures qui suivent une plongée doit, jusqu'à preuve du contraire, être considérée comme un incident de plongée. Les symptômes principaux sont: 

  • Des douleurs articulaires et musculaires, démangeaisons cutanées, éruptions urticariennes
  • Des troubles neurologiques : Engourdissement, fourmillements, faiblesse, paralysie, troubles de la marche et de l'équilibre. Difficultés à uriner. Vertiges, nausées, vomissements. Troubles de la parole, de la vision. Etat confusionnel, convulsions, coma.
  • Des troubles respiratoires : sensation de manque d'air, toux, expectorations sanglantes, douleurs thoraciques, asphyxie.
  • Des douleurs abdominales

Premiers soins : Réanimation cardio-respiratoire si nécessaire. Respiration d'oxygène pur 100 %. Transfert d'urgence à un centre hyperbare pour une recompression.

Avant le retour en avion
En avion, la pression de la cabine est réglée à une altitude de 2000 à 2500 mètres. On a donc une sous-pression relative par rapport à celle qui règne au niveau de la mer. A la suite d'une plongée, presque tous les tissus du corps sont encore chargés de gaz. La nouvelle décompression en avion peut alors entraîner une maladie de décompression. Respectez strictement les conseils suivants:
36 heures avant l'avion : pas de plongées répétitives ou en grande profondeur
24 heures avant l'avion : ne plongez plus!

Pour plus d'informations: organisations de plongée
Professional Association of Diving Instructors (PADI): http://www.padi.com 
Confédération Mondiale des Activités Subquatiques (CMAS) ): http://www.cmas.ch 
National Association of Underwater Instructors (NAWI): http://www.naui.com 
DAN (DIVERS ALERT NETWORK): http://www.daneurope.org 


Numéros d'urgence en cas d'accident de plongée:   
Centrales d'alarme DAN internationales (SEULEMENT en cas d'urgence)
Région (DAN) Institution Téléphone
DAN America Duke University Medical Center, NC, USA +1 919 684 4326 +1 919 684 8111
DAN Latin America DAN Latin America Hotline (Spanish and Portuguese) +1-919-684-9111
Travel Assist (US) US (May be called collect) +1-919-684-3483
DAN South-East Asia-Pacific DES Australia, Royal Adelaide Hospital +61 (8) 8212 9242
DAN South-East Asia-Pacific DES New Zealand +64 (9) 445 8454
DAN South-East Asia-Pacific Singapore Naval Medicine & Hyperbaric Center +65 750 55 46
DAN South-East Asia-Pacific DAN SEAP Philippines +02 815 99 11
DAN Europe  DAN Europe 24 hour hotline +39 039 605 7858
DAN Japan Tokyo University Medical Center +81 3 381 249 99
DAN Southern Africa Southern Africa 24 hour hotline +27 11 254 1112

La baignade et les sports nautiques sont des activités favorites en vacances qui peuvent comporter certains risques. Les dangers principaux sont les accidents (collisions de bateaux, etc.), l'hypothermie et la noyade. Renseignez-vous sur les conditions locales (température de l'eau, courants et marées, animaux venimeux, prévisions météorologiques). La déperdition de chaleur est beaucoup plus rapide dans l'eau que dans l'air et même un bon nageur peut rapidement se trouver en difficulté dans l'eau froide. Gardez une vigilance extrême aux abords de l'eau avec les enfants, tout particulièrement avec les moins de 5 ans qui sont le plus à risque de noyade. Lors de navigation, portez toujours un gilet de sauvetage.

 

  • Evitez de vous baigner ou de naviguer seul.

  • Faîtes attention à l'eau froide. Ne vous aventurez dans l'eau froide que pour de courtes périodes. On perd beaucoup plus vite la chaleur dans l'eau froide, ce qui peut entraîner des crampes, une mauvaise coordination et un état d'hypothermie, voire une perte de connaissance ou un arrêt cardiaque. Dans de l'eau très froide même de bons nageurs peuvent se noyer en quelques minutes. Entrez toujours progressivement dans l'eau pour permettre un temps d'adaptation au froid.

  • Courants et marées: renseignez-vous sur les conditions locales et baignez-vous dans des zones surveillées par des gardes-côtes. Si vous êtes pris dans un courant, n'essayez pas de nager contre celui-ci: vous risquez de vous épuiser. Dans une rivière, nagez en diagonale pour rejoindre la rive plus bas. En mer, nagez parallèlement à la côte pour essayer de trouver un couloir sans courant. Restez vigilants sur les lits gonflables et les bateaux pneumatiques pour ne pas être emmené loin des côtes.

  • Enfants: surveillez-les à tout instant à proximité de l'eau et en bateau. Si vos enfants ne savent pas nager, verrouillez les portes des chambres d'hôtels donnant accès à la plage ou à une piscine non fermée. Les brassards gonflables et les maillots avec flotteurs offrent une certaine protection mais ne vous dispensent pas d'une surveillance à tout instant. Surveillez vous-même les enfants plus grands en l'absence de maître nageur ou de garde côte. Ils sont plus à risque de jeux turbulents (saut ou plongeon sur un autre enfant).

  • Soyez prudent en plongeant: une eau trouble peut dissimuler un rocher ou d'autres nageurs ou paraître plus profonde qu'elle n'est en réalité.

  • Portez un gilet de sauvetage en mer, tout particulièrement sur les petites embarcations et lors de navigation en eau froide.

  • Protégez-vous du soleil à la mer (amplification des rayons): appliquez une crème à indice élevée et résistante à l'eau.

  • Soyez prudents après un repas copieux ou un bain de soleil prolongé. Entrez dans l'eau progressivement et sortez de suite si vous ressentez un malaise ou des crampes. Evitez la consommation d'alcool.

  • Animaux aquatiques dangereux : renseignez-vous sur leur présence dans la région et les précautions à prendre. Des sandalettes en plastique ou des palmes protégeront vos pieds des piquants d'oursins ou des débris de coquillages ou de verre. Des lunettes de natation ou un masque de plongée permettront d'éviter les méduses et autres animaux marins venimeux.


En cas de difficulté dans l'eau

Si vous tombez dans de l'eau froide : Concentrez-vous pour rejoindre au plus vite une embarcation ou le rivage. Gardez vos habits qui retiendront un peu de chaleur mais enlevez les chaussures et les objets lourds (poches). Il est important de garder votre calme. En cas de secours par un autre nageur, ne vous agrippez pas à lui sans quoi vous risquez de vous noyer tous les deux. Tournez-vous sur le dos et suivez les instructions de votre secouriste.

Attirez l'attention par un signal de détresse : levez un seul bras et faites de grands mouvements de gauche à droite. Ne vous épuisez pas à crier et gesticuler dans tous les sens.

Pour secourir quelqu'un: ne vous jeter jamais à l'eau s'il y a une autre alternative. Il vaut mieux prendre une embarcation ou lancer une bouée/ corde pour secourir quelqu'un. Si vous devez partir à la nage, prenez une bouée, une corde, un linge ou un habit que vous pourrez tendre à la personne en difficulté.

Crampes : arrêtez de nager et tournez-vous sur le dos pour flotter et reposer le membre atteint. Crampe dans le mollet ou la cuisse, allongez la jambe (en tirant le pied vers vous) et massez le muscle endolori. Les crampes surviennent plus souvent en eau froide ou en cas d'efforts intenses ou prolongés. Elles sont un signal d'alarme à ne pas négliger.


Premiers secours en cas de noyade
Tentez toujours de réanimer un noyé. Le froid souvent associé à la noyade protège le cœur et le cerveau et le noyé a de bonnes chances de survie. Envoyez un témoin alerter les secours professionnels le plus vite possible. Un cours de "premiers secours" pour apprendre les gestes d'une réanimation cardio-pulmonaire peut être très utile, particulièrement avant un long voyage ou de navigation en mer.

La pratique d'un sport engendre parfois des traumatismes telles que chutes, entorses, fractures, etc. Les facteurs favorisants sont la fatigue, un manque d'entraînement, un équipement inadéquat et des conditions mauvaises du terrain (sentiers glissants, glace, chaleur). En cas de doute, il vaut toujours mieux consulter un médecin pour des soins et d'éventuels examens complémentaires (radiographie pour exclure une fracture, etc.) Voici quelques recommandations générales.

Prévention

  • Faites un échauffement musculaire avant un effort et éventuellement des exercices de stretching (selon la discipline).
  • Portez un équipement adéquat et correspondant à votre physionomie, particulièrement des chaussures adaptées déjà utilisées.
  • Arrêtez-vous à temps, avant une trop grande fatigue, et connaissez vos limites. De nombreux accidents surviennent en fin de journée ou à la fin de l'exercice (par ex. lors de la dernière descente à ski) ou lors de la pratique d'un sport auquel on n'est pas entraîné.
  • Veillez à boire suffisamment, particulièrement par temps chaud et en cas d'exercices éprouvant
  • Protégez-vous du soleil (crème solaire, chapeau), de la chaleur (évitez les heures les plus chaudes) et du grand froid (risque d'hypothermie et de gelures).
  • Prudence avec les médicaments pouvant causer une diminution des réflexes, une somnolence, ou des vertiges.

 

Entorse, élongation ligamentaire ou musculaire: que faire ?

  • Immobilisez le membre blessé, mettez-le au repos et surélevez-le légèrement
  • Refroidissez le plus vite possible avec de la glace (à travers une chaussette ou un linge fin) ou de l'eau froide
  • Comprimez légèrement par un pansement ou une bande élastique moyennement serrée
  • Consultez un médecin

 

Signes de gravité : bruit ou sensation de " craquement ", malaise au moment de l'accident (particulièrement vomissement), formation rapide d'une enflure ou d'un bleu.

Si vous êtes hémophile ou prenez des médicaments anticoagulants ou de l'Aspirine®, consultez rapidement pour exclure un saignement qui n'est pas toujours visible tout de suite.

Fractures de fatigue
Lors de longues marches des fractures appelées " de fatigue " peuvent survenir suite à la répétition de petits chocs sur les talons ou les os du pied (plus rarement, au niveau des jambes). Il faut y penser en cas de douleurs à la marche. Ces fractures ne nécessitent généralement pas un plâtre mais la mise au repos pour 2 à 6 semaines selon l'évolution. Pour les prévenir : entraînez-vous progressivement à la marche, portez des chaussures avec de bonnes semelles, et évitez de porter un sac à dos trop lourd.

Plaies, coupures

  • Lavez abondamment et désinfectez la plaie
  • Consultez un médecin en cas de plaie profonde, de risque de lésion d'un tendon ou d'un nerf, et en cas d'atteinte du visage. Il peut être nécessaire de nettoyer plus en profondeur, de recoudre ou d'appliquer un pansement occlusif ou une bande (Stéristrip®)
  • Vérifiez que vous êtes à jour pour vos rappels contre le tétanos (tous les 10 ans) même en cas d'égratignures
  • Blessures aux pieds : assurez-vous de l'absence de corps étranger (verre, gravier, piquants d'oursins)

Ampoules
Les ampoules résultent de frottements à répétition (mains au tennis, pieds à la marche) et peuvent généralement être évitées par un matériel adapté :

  • chaussettes épaisses sans coutures (évent. portées à l'envers), ongles courts
  • chaussures confortables et assez larges ( ½ pointure plus grande) déjà utilisées
  • bandages adhésifs pour protéger les zones sensibles avant la formation d'une cloque
  • manche de raquette de tennis de diamètre adapté à votre main
  • sac à dos réglé correctement

Si la peau est intacte, ne l'enlevez pas ! C'est une barrière naturelle contre les infections. Pour plus de confort vous pouvez prendre une aiguille stérile et percer la cloque pour la vider puis mettez un pansement stérile. Si la cloque est déjà déchirée, vous pouvez enlever le lambeau de peau à l'aide de petits ciseaux puis désinfectez soigneusement. Un pansement-gel colloïde procure plus de confort.

Malgré toutes les précautions, vaccinations et médicaments, il est impossible d'éviter tout accident ou maladie. En cas de problème de santé, cherchez de l'aide localement auprès d'un médecin ou d'un hôpital. Le cas échéant, votre médecin poursuivra le traitement à votre retour. Si les ressources locales sont insuffisantes, appelez de l'aide en Suisse.

En cas de maladie aiguë et plus particulièrement si vous suspectez une maladie tropicale (diarrhées, paludisme, infection de la peau, etc..), vous pouvez vous adresser à une Clinique de Médecine des Voyages. Après un accident, une maladie aiguë ou la détérioration brusque d'une pathologie déjà existante, lorsqu'aucun traitement satisfaisant n'est disponible sur place, vous pouvez appeler de l'aide en Suisse (par ex. auprès de la garde aérienne suisse de sauvetage REGA).

Les numéros de téléphone d'alarme sont les suivants:
Suisse :     14 14 
Etranger :  ++ 41 333 333 333
Téléfax:      0041 1 654 35 90
Sites web:  http://www.rega.ch 
E-mail:       ops@rega.ch

Certaines caisses-maladie privilégient d'autres organisations de secours, qu'il convient de contacter directement. Selon vos indications, le chef des opérations et les médecins prendront les mesures nécessaires pour organiser le transport, le moment idéal et le genre de rapatriement.

Types de prestations des organismes de sauvetage:
· Organiser le rapatriement jusqu'à l'hôpital de destination du patient en Suisse
· Organiser le transport et l'hospitalisation à l'étranger dans la clinique spécialisée la plus proche
· Aide en cas de problèmes linguistiques et contact avec le médecin à l'étranger
· Conseil lors de problèmes avec des médicaments et indications de préparations de remplacement

Dans les situations extrêmement instables, il existe des avions sanitaires équipés du matériel de réanimation nécessaire. Lorsque l'état du patient le permet, le transport peut avoir lieu à bord d'un avion de ligne, accompagné d'une équipe médicale.

Tout le monde n’a pas besoin d’un examen médical après un voyage.

Consultez un médecin après le voyage en cas de :

  • fièvre >37.5°C (même plusieurs mois après le retour) ; consultez immédiatement un médecin si vous revenez d’une zone où le paludisme est endémique
  • prise d’un traitement contre le paludisme pendant le voyage
  • diarrhée grave (p.ex. sanglante) ou d’une durée > 5 jours
  • douleur abdominale aiguë ou persistante
  • morsure ou griffure d’animal (n’importe quel mammifère) pendant votre séjour ; consultez un médecin en urgence
  • rapports sexuels non protégés pendant votre séjour
  • démangeaisons importantes ou persistantes
  • éruption cutanée ou un ulcère qui ne guérit pas
  • maux de tête nouveaux ou inhabituels
  • sueurs nocturnes
  • perte de poids involontaire
  • gonflement d’un ou plusieurs ganglion(s) lymphatique(s)
  • douleurs musculaires ou articulaires persistantes
  • problèmes de miction ou urines sanglantes
  • yeux jaunâtres
  • voyage prolongé (> 6 mois) ou exposition à des risques particuliers
  • compagnons de voyage tombés malades

Consultez un médecin avec une expérience en médecine des voyages et en médecine tropicale. Vous trouvez une liste de spécialistes en médecine tropicale et des voyages (FMH) dans la section "Demandez aux spécialistes".

Il existe de nombreuses maladies que l'on peut contracter pendant un séjour à l'étranger. La plupart sont bénignes mais il faut absolument exclure les maladies graves, potentiellement mortelles ou pouvant être transmises à l'entourage. La fièvre chez un voyageur de retour d'un pays tropical est une urgence médicale.  

Consultez toujours un médecin  
si vous vous sentez malade après un voyage ou présentez des symptômes tels que :

  • fièvre (>37.5°C), frissons
  • maux de tête ou douleurs à la nuque
  • diarrhées (de plus de 2-3 jours, fébriles ou sanglantes, enfants)
  • problèmes de peau (rougeurs, boutons, saignements, jaunisse)
  • symptômes génito-urinaires (brûlures ou sang dans l'urine, pertes vaginales)
  • toux, douleurs thoraciques
  • risque de maladie sexuellement transmissible

 

Si vous souffrez d'une maladie chronique, un contrôle chez votre médecin traitant au retour de voyage est recommandé.

Si vous avez consulté un médecin ou avez été hospitalisé durant votre voyage, notez avec précision les symptômes présentés, les mesures prises, les médicaments administrés. Rapportez si possible le dossier médical ou d'hospitalisation, les coordonnées du médecin consulté et les emballages des médicaments que vous avez reçus. 

Des accès de paludisme peuvent se produire des mois voire des années après le retour. N'oubliez donc jamais d'informer votre médecin d'un séjour éventuel à l'étranger.

Fièvre (>37.5°C), frissons, sensations de chaud/froid:
Consultez immédiatement un médecin. 
Parmi les maladies que vous pouvez avoir contractées durant votre séjour à l'étranger, la malaria (ou paludisme) est la plus fréquente, surtout si vous avez voyagé dans des zones tropicales ou subtropicales où sévissent les moustiques infectés. La malaria doit absolument être exclue car cette maladie peut rapidement entraîner la mort si elle n'est pas traitée lors des premiers accès de fièvre. Dites au médecin que vous avez récemment voyagé (quelle que soit la destination) afin qu'il considère tous les diagnostics exotiques possibles. Insistez toujours pour une prise de sang à la recherche de parasites de la malaria si vous vous êtes rendu en Afrique, Asie ou Amérique centrale et du Sud. Un retard dans l'instauration du traitement peut être fatal: chaque heure compte !

D'autres maladies peuvent être à l'origine de la fièvre : fièvre typhoïde, fièvre dengue, rickettsiose, etc. ainsi que des infections "non tropicales" comme la grippe, une pneumonie, etc.


Maux de tête persistants, fièvre, douleurs à la nuque et/ou signes de saignements sur la peau:
Rendez-vous immédiatement à l'hôpital le plus proche car il peut s'agir d'une malaria grave, d'une méningite ou d'une fièvre hémorragique, surtout si vous avez voyagé récemment en Afrique, en Asie ou en Amérique centrale ou du Sud. De nouveau l'instauration d'un traitement et/ou des mesures d'isolation dans les plus brefs délais sont impératives pour éviter la mort ou la transmission de la maladie à l'entourage ou au personnel soignant.

Diarrhée, des selles liquides plusieurs fois par jour 

durée depuis moins de 5 jours, pas de fièvre ni de sang dans les selles:
il s'agit probablement d'une diarrhée simple (diarrhée du voyageur à germes banaux) qui devrait guérir spontanément en 2-3 jours. Vous pouvez donc vous contenter de boire suffisamment de liquide tels que bouillon, thé sucré, jus d'orange ou autre Coca-Cola. (Voir : Maladies et Traitements : diarrhée du voyageur).

accompagnée de sang ou de fièvre : 
consultez un médecin en urgence car il peut s'agir d'une maladie potentiellement dangereuse, comme la fièvre typhoïde ou la malaria par exemple. Apportez si possible un échantillon de selles que le médecin pourra examiner à la recherche de parasites (amibes), ou cultiver pour détecter d'éventuelles bactéries (Shigella, Salmonella). Une fois le diagnostic posé, le médecin va instaurer un traitement antiparasitaire ou antibiotique approprié.

durée depuis plus de 5 jours
consultez un médecin pour tenter d'identifier la cause et donner un traitement approprié.

chez un enfant: consultez TOUJOURS un médecin :
vu le risque accru de déshydratation et de malaria. Il est impératif de le faire boire et l'alimenter, et ceci par petites doses fréquentes. Ne pas donner d'Imodium® aux enfants âgés de moins de 10 ans.

Lésion localisée, circonscrite comme un bouton
Il s'agit le plus fréquemment d'une lésion qui fait suite à une piqûre de moustique (ou autre insecte) ou à une petite érosion ou blessure antérieure. La lésion démange souvent et peut être surinfectée après grattage. L'humidité, souvent considérable dans les zones tropicales, empêche aussi la guérison. Il s'agit la plupart du temps d'une simple surinfection à traiter avec une nettoyage soigneux biquotidien avec une lotion désinfectante (Merfen®, Bétadine®) et éventuellement une poudre ou une pommade antibiotique appliquée sur la lésion.

Lésion douloureuse, enflée, rouge autour et/ou ulcérée
Consultez un médecin. Il peut soit s'agir d'une surinfection, soit un vrai furoncle ou une lésion plus spécifiquement tropicale comme une myase ou tungiase (larve de mouche ou puce dans la peau), un chancre en rapport avec la maladie du sommeil etc. qui nécessitent toutes un diagnostic précis pour donner un traitement approprié.

Lésion localisée, persistante ou transitoire, petit trajet rouge sous la peau ou une enflure
Consultez un médecin. Il peut s'agir de lésions dues à des parasites: larva migrans (vers dans les selles du chien que l'on contracte sur les plages), la gale, une filaire, un vers intestinal (anguillose) ou autre.

Rougeur diffuse (qui commence souvent sur le tronc) avec fièvre  
Consultez un médecin. Il peut s'agir d'une fièvre dengue, typhoïde, d'une rougeole, d'une rickettsiose, d'une infection ä VIH/SIDA ou autre.

Rougeurs diffuses avec démangeaisons généralement sans fièvre
Consultez rapidement un médecin. Il peut s'agir d'une réaction allergique médicmenteuse (à la prophylaxie antimalarique ou à un antibiotique par exemple) ou de vers dans la peau ou dans l'intestin.

Jaunisse et urines foncées
Elles peuvent avoir de nombreuses causes dont une hépatite (A, B, C, etc.), un problème biliaire, voire une fièvre jaune. Consultez rapidement un médecin.