Conseils médicaux

aux voyageur

Comité d'experts suisse pour la médecine des voyages
Dernières nouvelles

Dernières nouvelles

Dans la province du Nord-Kivu, un nouveau cas d'infection à virus Ebola, confirmé par laboratoire, a été détecté. Il s'agit d'un enfant de 3 ans qui est tombé malade au début du mois d'octobre. Des voisins de l'enfant malade (2 enfants et leur père) étaient déjà décédés de symptômes suspects d'Ebola à la mi- ou à la fin septembre, mais aucun diagnostic de laboratoire n'avait été posé. Entre-temps, un autre cas a été confirmé dans la ville de Beni.
Le 3 mai, l'épidémie d'Ebola dans la province de Nord-Kivu avait été déclarée terminée.

La maladie à virus Ebola est une fièvre virale hémorragique extrêmement virulente, transmise lors d’un contact direct avec les liquides corporels et sécrétions d’un malade (le sang, la salive, le vomi, les selles, la sueur, le sperme, l’urine, etc.) ou avec des tissus d’animaux infectés (surtout les singes, antilopes des bois, rongeurs, chauves-souris). Les symptômes sont une fièvre soudaine et généralement élevée, des douleurs musculaires, des maux de tête, une fatigue, un mal de gorge, suivi de diarrhées, de vomissements et des saignements internes et externes. Une hospitalisation précoce avec des soins de soutien (hydratation, maintien de la pression sanguine) peuvent améliorer le pronostique.

 

Conséquences pour le voyageur

Le risque d’infection par le virus Ebola existe pour les personnes qui se rendent dans la région touchée par la flambée, lors de contact proche sans protection avec une personne malade ou décédée d’Ebola (et leurs liquides corporels) et lors de relations sexuelles non protégées avec un malade ou survivant de l’Ebola (12 mois). Il est recommandé de se laver et désinfecter régulièrement les mains (notamment avant de toucher les yeux, le nez et la bouche, après avoir manipulé des objets potentiellement contaminés ou être allé aux toilettes), d’éviter tout contact avec un animal possiblement infecté et de renoncer à manger de la viande de brousse. Une consultation avec un spécialiste en médecine des voyages est recommandée en cas de mission humanitaire.

 

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WHO DON, 10.10.2021

Le ministère de la Santé ukrainien rapporte un cas de paralysie flasque aiguë causée par le poliovirus. Il s'agit d'une fillette de 18 mois non vaccinée de l'oblast de Rivne, dans le nord-ouest du pays. Les parents avaient refusé la vaccination en raison de leurs convictions religieuses. Le virus a également été trouvé chez 6 personnes de contacts. La couverture vaccinale contre la polio parmi la population est très faible.

La polio se transmet par l'eau ou les aliments contaminés et peut provoquer une paralysie permanente et invalidante. Il n'existe pas de traitement, mais la vaccination est efficace pour prévenir la maladie.

 

Conséquences pour le voyageur

Il est fortement recommandé aux personnes qui séjournent dans le pays pendant > 4 semaines d'avoir une vaccination récente contre la polio d'au moins 4 semaines et d'au maximum 12 mois, avec une documentation dans le certificat international de vaccination, lorsqu'elles quittent l'Ukraine.  Pour les séjours < 4 semaines : Vaccination de base et vaccination de rappel tous les 10 ans.

 

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ECDC CDTR, 8.10.2021

Polioeradication (accessed 14.10.2021)

Depuis le début de 2021 un total de 14 cas de fièvre jaune a été signalé au Pérou, dont 10 cas confirmés. Les personnes touchées n'étaient pas vaccinées contre la fièvre jaune.

La fièvre jaune est une maladie virale hémorragique transmise par les piqûres de moustiques. Elle se manifeste par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête et des troubles digestifs, suivi chez certains malades d’une jaunisse et des saignements qui peuvent entraîner la mort. Il n'existe pas de traitement spécifique et la vaccination constitue le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie. Les personnes pouvant avoir des contre-indications au vaccin (enfants de moins de 9 mois, femmes enceintes, baisse sévère de l'immunité ou des troubles du thymus, allergie aux protéines d'œuf, certains séniors), devraient consulter un centre de vaccination /spécialiste agréé de médecine des voyages en mentionnant leur condition, pour recevoir une évaluation individuelle et des conseils personnalisés. Les personnes non vaccinées (contre-indications) devraient se protéger de façon optimale contre les piqûres de moustique.

 

Conséquences pour le voyageur

La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée pour les séjours dans les zones situées en dessous de 2'300m à l'est des Andes (pas pour les séjours à Cusco, Lima, Machu Picchu et pour l’Inca Trail).

 

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PAHO, 6.10.2021

Une épidémie de fièvre jaune sévit au Nigeria depuis septembre 2017. Durant les 8 premiers mois de 2021 un total de 1’312 cas suspects ont été enregistrés.

La fièvre jaune est une maladie virale hémorragique transmise par les piqûres de moustiques. Elle se manifeste par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête et des troubles digestifs, suivi chez certains malades d’une jaunisse et des saignements qui peuvent entraîner la mort. Il n'existe pas de traitement spécifique et la vaccination constitue le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie. Les personnes pouvant avoir des contre-indications au vaccin (enfants de moins de 9 mois, femmes enceintes, baisse sévère de l'immunité ou des troubles du thymus, allergie aux protéines d'œuf, certains séniors), devraient consulter un centre de vaccination /spécialiste agréé de médecine des voyages en mentionnant leur condition, pour recevoir une évaluation individuelle et des conseils personnalisés. Les personnes non vaccinées (contre-indications) devraient se protéger de façon optimale contre les piqûres de moustique.

 

Conséquences pour le voyageur

La vaccination est obligatoire pour les séjours dans ce pays. Elle doit être effectuée dans un centre vaccination officiel (ou par un médecin agréé) au moins 10 jours avant l'entrée dans le pays afin d'assurer une immunité protectrice. Chez les personnes immunocompétentes, il est recommandé d'effectuer un rappel unique après 10 ans (c'est-à-dire au maximum 2 doses de vaccins dans la vie).

Entre fin août et mi-septembre 2021, 20 cas suspects et 22 cas confirmés de peste (19 cas de peste pulmonaire, 3 cas de peste bubonique) ont été signalés. Les cas se situent dans deux régions éloignées: Itasy et Haute Matsiatra. Ces deux régions sont connues comme des zones endémiques de la peste.
La peste est endémique à Madagascar, la principale période de transmission se situant entre septembre et avril. Chaque année, 200 à 700 cas sont signalés, principalement la forme de peste bubonique. En 2017, une épidémie importante de peste avait eu lieu avec principalement la forme pulmonaire.

La peste est causée par une bactérie (Yersinia pestis) qui est transmise par les piqûres de puces infectées (surtout de rats, parfois d'animaux domestiques). Beaucoup plus rarement elle peut être transmise par voie respiratoire dans les gouttelettes émises par un malade atteint de peste pulmonaire qui tousse. Cette forme a une haute transmissibilité. Les symptômes de la peste pulmonaire sont la fièvre, des maux de tête, une grande fatigue et des plaintes pulmonaires telles que douleurs thoraciques, de la peine à respirer, de la toux avec parfois des expectorations (purulentes ou teintées de sang). Le port d’un masque est recommandé au personnel soignant et aux membres de la famille d'un malade. La peste bubonique se manifeste par de la fièvre, des frissons et des symptômes grippaux (maux de tête, douleurs musculaires, mal à la gorge) et souvent une inflammation des ganglions lymphatiques (bubon).

 

Conséquences pour le voyageur

Le risque pour les voyageurs est considéré comme très faible. Évitez tout contact avec les rats et les animaux morts ou malades. Tenez-vous à l'écart des personnes qui toussent. Consultez rapidement un médecin en cas de fièvre, de toux, de symptômes grippaux et/ou de lésions cutanées.

 

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WHO DON, 1.8.2021

Selon les médias, jusqu’au début du mois d'octobre sept personnes ont contracté une infection de fièvre jaune au Venezuela. Les cas se produisaient dans les États de Monagas et d'Anzoategui. Le taux de vaccination contre la fièvre jaune est insuffisant dans la population du Venezuela. En raison de la situation politique, l'infrastructure médicale est limitée.

La fièvre jaune est une maladie virale hémorragique transmise par les piqûres de moustiques. Elle se manifeste par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête et des troubles digestifs, suivi chez certains malades d’une jaunisse et des saignements qui peuvent entraîner la mort. Il n'existe pas de traitement spécifique et la vaccination constitue le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie. Les personnes pouvant avoir des contre-indications au vaccin (enfants de moins de 9 mois, femmes enceintes, baisse sévère de l'immunité ou des troubles du thymus, allergie aux protéines d'œuf, certains séniors), devraient consulter un centre de vaccination /spécialiste agréé de médecine des voyages en mentionnant leur condition, pour recevoir une évaluation individuelle et des conseils personnalisés. Les personnes non vaccinées (contre-indications) devraient se protéger de façon optimale contre les piqûres de moustique.

 

Conséquences pour le voyageur

La vaccination contre la fièvre jaune est fortement recommandée pour les séjours dans la plupart des États du Venezuela, y compris Monangas et Anzoategui.

 

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Outbreak News Today, 3.10.2021

Des flambées de rougeole sont signalées dans au moins 14 pays d'Afrique avec plusieurs centaines à plusieurs milliers de cas depuis le début de l'année 2021

La rougeole est une maladie virale très contagieuse transmise par voie respiratoire. Elle est largement répandue dans le monde. Elle peut être prévenue très efficacement par un vaccin.

 

Conséquences pour le voyageur

Un voyage est l'occasion idéale de vérifier la protection contre la rougeole (vacciné 2x ou ayant eu la maladie) et, si nécessaire, de mettre à jour la protection vaccinale.

 

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WHO | Regional Office for Africa, Woche 38, 13.-19.9.2021

Depuis le début de l'année, 5 cas de rage humaine et 234 cas chez les animaux ont été signalés. Des personnes de toutes les régions du pays ont été touchées.

La rage est causée par un virus transmis par la salive d'animaux infectés (chiens, chats, singes, chauve-souris, etc.). L’infection est invariablement mortelle si aucun traitement n’est administré rapidement: un lavage et rinçage intensif avec du savon pendant au moins 15 minutes, suivi d’administration d’immunoglobulines et 4 doses de vaccination antirabique (+ contrôle sérologique). Dans de nombreux pays les immunoglobulines et vaccins modernes hautement purifiés ne sont pas disponibles. Les enfants sont particulièrement à risque, les expositions passant souvent inaperçues.

 

Conséquences pour le voyageur

Evitez tout contact avec les animaux (et ne les nourrissez pas !). En cas de morsure/ griffure, lavez immédiatement la plaie pendant 15 minutes (eau courante et savon alcalin), désinfectez et consultez en urgence un centre médical de qualité pour une prophylaxie post-expositionnelle. La vaccination préventive (2 injections avant le voyage puis 1 rappel une année plus tard) est recommandée pour les expatriés et les voyageurs à risque augmenté (voyages à deux roues, dans les zones reculées, les longs séjours, jeunes enfants, travail avec les animaux, spéléologues etc.).

 

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Outbreak News today, 23.9.2021

L'infection par la fièvre jaune d'un enfant de 18 mois, non vacciné contre cette maladie, du village de Mala, dans le district de Kemo, en République centrafricaine, a été confirmée.

La fièvre jaune est une maladie virale hémorragique transmise par les piqûres de moustiques. Elle se manifeste par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête et des troubles digestifs, suivi chez certains malades d’une jaunisse et des saignements qui peuvent entraîner la mort. Il n'existe pas de traitement spécifique et la vaccination constitue le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie. Les personnes pouvant avoir des contre-indications au vaccin (enfants de moins de 9 mois, femmes enceintes, baisse sévère de l'immunité ou des troubles du thymus, allergie aux protéines d'œuf, certains séniors), devraient consulter un centre de vaccination /spécialiste agréé de médecine des voyages en mentionnant leur condition, pour recevoir une évaluation individuelle et des conseils personnalisés. Les personnes non vaccinées (contre-indications) devraient se protéger de façon optimale contre les piqûres de moustique.

 

Conséquences pour le voyageur

La vaccination est obligatoire pour les séjours dans ces deux pays. Elle doit être effectuée dans un centre vaccination officiel (ou par un médecin agréé) au moins 10 jours avant l'entrée dans le pays afin d'assurer une immunité protectrice. Chez les personnes immunocompétentes, il est recommandé d'effectuer un rappel unique après 10 ans (c'est-à-dire au maximum 2 doses de vaccins dans la vie).

 

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WHO | Regional Office for Africa, Woche 38, 13.-19.9.2021

Le 13 août 2021, cinq cas de fièvre jaune originaires de la Côte d'Ivoire ont été confirmés à l'Institut Pasteur de Dakar.    

La fièvre jaune est une maladie virale hémorragique transmise par les piqûres de moustiques. Elle se manifeste par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête et des troubles digestifs, suivi chez certains malades d’une jaunisse et des saignements qui peuvent entraîner la mort. Il n'existe pas de traitement spécifique et la vaccination constitue le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie. Les personnes pouvant avoir des contre-indications au vaccin (enfants de moins de 9 mois, femmes enceintes, baisse sévère de l'immunité ou des troubles du thymus, allergie aux protéines d'œuf, certains séniors), devraient consulter un centre de vaccination /spécialiste agréé de médecine des voyages en mentionnant leur condition, pour recevoir une évaluation individuelle et des conseils personnalisés. Les personnes non vaccinées (contre-indications) devraient se protéger de façon optimale contre les piqûres de moustique.

 

Conséquences pour le voyageur

La vaccination est obligatoire pour les séjours dans ces deux pays. Elle doit être effectuée dans un centre vaccination officiel (ou par un médecin agréé) au moins 10 jours avant l'entrée dans le pays afin d'assurer une immunité protectrice. Chez les personnes immunocompétentes, il est recommandé d'effectuer un rappel unique après 10 ans (c'est-à-dire au maximum 2 doses de vaccins dans la vie).

 

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WHO | Regional Office for Africa, Woche 38, 13.-19.9.2021

L'État de Tamaulipas, sur la côte est du Mexique à la frontière du Texas, a signalé 3407 infections de fièvre typhoïde depuis le début de l'année, selon les médias. Cela place Tamaulipas en tête des cas signalés dans un seul État, suivi de près par l'État de Sinaloa (3381 cas).

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne transmise par les aliments ou les boissons contaminées. Les symptômes sont de la fièvre, des douleurs abdominales, de la diarrhée ou au contraire une constipation. Elle peut être traitée par des antibiotiques et un vaccin préventif est disponible (environ 60% d’efficacité de protection).

 

Conséquences pour le voyageur

Consommez uniquement des aliments cuits et des boissons encapsulées / bouillies. Selon le mode de voyage et le standard d'hygiène, la vaccination préventive peut être recommandée et devrait être effectuée au plus tard 2 semaines avant le départ.

 

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ProMED, 28.9.2021

Selon les médias, le nombre de cas de rage signalés chez les chiens est en augmentation à Tema, dans la région du Grand Accra : plus de 115 cas suspects de rage ont été enregistrés. D'autres régions semblent également connaître une augmentation. Par exemple, une femme de 23 ans est récemment morte de la rage après avoir été mordue par un chien à Techiman, au nord de Kumasi, ainsi que deux jeunes enfants.

La rage est causée par un virus transmis par la salive d'animaux infectés (chiens, chats, singes, chauve-souris, etc.). L’infection est invariablement mortelle si aucun traitement n’est administré rapidement: un lavage et rinçage intensif avec du savon pendant au moins 15 minutes, suivi d’administration d’immunoglobulines et 4 doses de vaccination antirabique (+ contrôle sérologique). Dans de nombreux pays les immunoglobulines et vaccins modernes hautement purifiés ne sont pas disponibles. Les enfants sont particulièrement à risque, les expositions passant souvent inaperçues.

 

Conséquences pour le voyageur

Evitez tout contact avec les animaux (et ne les nourrissez pas !). En cas de morsure/ griffure, lavez immédiatement la plaie pendant 15 minutes (eau courante et savon alcalin), désinfectez et consultez en urgence un centre médical de qualité pour une prophylaxie post-expositionnelle. La vaccination préventive (2 injections avant le voyage puis 1 rappel une année plus tard) est recommandée pour les expatriés et les voyageurs à risque augmenté (voyages à deux roues, dans les zones reculées, les longs séjours, jeunes enfants, etc.).

 

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News Ghana, 13.9.2021

Outbreak News Today, 4.9.2021

Sept cas confirmés et six autres suspects de leptospirose ont été signalés chez des personnes pratiquant des activités nautiques telles que le canyoning dans le fleuve Argensou à Auzat et Vicdessos en Ariège (sud de la France).

La leptospirose est une maladie bactérienne présente dans le monde entier, qui est particulièrement répandue dans les pays tropicaux lors de la saison des pluies ou d'inondations. Elle est causée par une bactérie transmise à l'homme lors de contact de petites lésions cutanées avec de l'eau contaminée par l'urine d'animaux infectés (surtout les rats, chiens et bétail). Le risque d’infection augmente en cas de camping ou d'activités aquatiques (baignade, rafting, traversée de cours d'eau). La maladie peut être guérie par des antibiotiques si elle est diagnostiquée à temps.

 

Conséquences pour le voyageur

Les autorités sanitaires françaises invitent les personnes qui se sont baignées ou ont pêché dans cette zone à consulter rapidement leur médecin si elles présentent des symptômes.

 

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Via ProMED 12.9.2021, ARS

Un chien est mort de la rage dans une clinique vétérinaire de Basse-Saxe. Le chiot avait été importé de la Méditerranée au début du mois de septembre sans avoir reçu la vaccination antirabique requise. Les tests post-mortem de la rage sont revenus positifs. Plus de 50 personnes en contact avec le chien ont dû subir une vaccination post-expositionelle.

 

Conséquences pour le voyageur

La vaccination contre la rage est, entre autres, une condition préalable à l'importation d'un animal. L'importation illégale de chiens et d'autres animaux est un problème grave et met en danger les humains et les animaux ! Veuillez vous conformer à la réglementation.

 

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NDR, 16.9.2021

Tierklinik Posthausen – Facebook, 11.9.2021

Rabies-Bulletin-Europe, 16.9.2021

RKI - Rage

Afrique du Sud : En l'espace d'une semaine (23-31.8.2021), 7 cas de rage chez l’humain confirmés en laboratoire ont été signalés dans les provinces de Limpopo, KwaZulu-Natal et Eastern Cape, et 3 autres cas ont été jugés probables.

La rage est causée par un virus transmis par la salive d'animaux infectés (chiens, chats, singes, chauve-souris, etc.). L’infection est invariablement mortelle si aucun traitement n’est administré rapidement: un lavage et rinçage intensif avec du savon pendant au moins 15 minutes, suivi d’administration d’immunoglobulines et 4 doses de vaccination antirabique (+ contrôle sérologique). Dans de nombreux pays les immunoglobulines et vaccins modernes hautement purifiés ne sont pas disponibles. Les enfants sont particulièrement à risque, les expositions passant souvent inaperçues.

 

Conséquences pour le voyageur

Evitez tout contact avec les animaux (et ne les nourrissez pas !). En cas de morsure/ griffure, lavez immédiatement la plaie pendant 15 minutes (eau courante et savon alcalin), désinfectez et consultez en urgence un centre médical de qualité pour une prophylaxie post-expositionnelle. L’accès à des vaccins antirabique de qualité n’est pas toujours garanti en Bolivie ! La vaccination préventive (2 injections avant le voyage puis 1 rappel une année plus tard) est recommandée pour les expatriés et les voyageurs à risque augmenté (voyages à deux roues, dans les zones reculées, les longs séjours, jeunes enfants, etc.).

 

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Via ProMED, 3.5. und 6.5.2021. Opinion, 9.9.2021

Bolivie : les cas de rage chez les chiens et les chats ont doublé cette année à Cochabamba par rapport à la même période l'année dernière ; quatre municipalités ont déclaré l'état d'urgence. Selon le programme officiel de lutte contre la rage en Bolivie, 45 cas ont déjà été enregistrés chez des animaux en 2021, et 4 personnes en sont décédées. Des campagnes de vaccination de masse des animaux ont été annoncées.

La rage est causée par un virus transmis par la salive d'animaux infectés (chiens, chats, singes, chauve-souris, etc.). L’infection est invariablement mortelle si aucun traitement n’est administré rapidement: un lavage et rinçage intensif avec du savon pendant au moins 15 minutes, suivi d’administration d’immunoglobulines et 4 doses de vaccination antirabique (+ contrôle sérologique). Dans de nombreux pays les immunoglobulines et vaccins modernes hautement purifiés ne sont pas disponibles. Les enfants sont particulièrement à risque, les expositions passant souvent inaperçues.

 

Conséquences pour le voyageur

Evitez tout contact avec les animaux (et ne les nourrissez pas !). En cas de morsure/ griffure, lavez immédiatement la plaie pendant 15 minutes (eau courante et savon alcalin), désinfectez et consultez en urgence un centre médical de qualité pour une prophylaxie post-expositionnelle. L’accès à des vaccins antirabique de qualité n’est pas toujours garanti en Bolivie ! La vaccination préventive (2 injections avant le voyage puis 1 rappel une année plus tard) est recommandée pour les expatriés et les voyageurs à risque augmenté (voyages à deux roues, dans les zones reculées, les longs séjours, jeunes enfants, etc.).

 

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Via ProMED, 3.5. und 6.5.2021. Opinion, 9.9.2021

La République démocratique du Congo a signalé une épidémie de méningite à méningocoques dans la province de la Tshopo, au nord-est du pays, 261 cas suspects dont 129 décès, soit un taux de mortalité élevé de 50 %.

Des épidémies de méningite sont fréquentes en Afrique sub-saharienne. Les sérogroupes généralement responsables de ces épidémies sont les méningocoques A, C, W et X. La méningite à méningocoques est transmise par contact direct (par gouttelettes respiratoires). En cas de symptômes (fièvre élevée, maux de tête, vomissements) il faut consulter immédiatement un médecin pour débuter un traitement antibiotique car l'évolution peut être foudroyante et devenir fatale en quelques heures. Un vaccin préventif contre les principales souches de méningocoques est disponible pour les adultes et enfants de plus d'un an.

 

Conséquences pour le voyageur

En raison de l'épidémie actuelle, la vaccination contre le méningocoque est recommandée.

 

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WHO Afro, 8.9.2021

Selon les médias, 30 cas suspects de peste pulmonaire ont été signalés entre fin août et début septembre, dont 12 ont été confirmés. Sept personnes sont décédées. Les cas se sont produits à Itasy, une région proche de la capitale Antananarivo, dans le centre du pays.
La peste est endémique à Madagascar, la principale période de transmission se situant entre septembre et avril. Chaque année, 200 à 700 cas sont signalés, principalement la forme de peste bubonique. En 2017, une épidémie importante de peste avait eu lieu avec principalement la forme pulmonaire.

La peste est causée par une bactérie (Yersinia pestis) qui est transmise par les piqûres de puces infectées (surtout de rats, parfois d'animaux domestiques). Beaucoup plus rarement elle peut être transmise par voie respiratoire dans les gouttelettes émises par un malade atteint de peste pulmonaire qui tousse. Cette forme a une haute transmissibilité. Les symptômes de la peste pulmonaire sont la fièvre, des maux de tête, une grande fatigue et des plaintes pulmonaires telles que douleurs thoraciques, de la peine à respirer, de la toux avec parfois des expectorations (purulentes ou teintées de sang). Le port d’un masque est recommandé au personnel soignant et aux membres de la famille d'un malade. La peste bubonique se manifeste par de la fièvre, des frissons et des symptômes grippaux (maux de tête, douleurs musculaires, mal à la gorge) et souvent une inflammation des ganglions lymphatiques (bubon).

 

Conséquences pour le voyageur

Le risque pour les voyageurs est considéré comme très faible. Évitez tout contact avec les rats et les animaux morts ou malades. Tenez-vous à l'écart des personnes qui toussent. Consultez rapidement un médecin en cas de fièvre, de toux, de symptômes grippaux et/ou de lésions cutanées.

 

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Outbreak News Today, 8.9.2021

Trois cas de grippe aviaire (H5N6) ont été signalés par les autorités sanitaires de Hong Kong en l'espace d'une semaine. Le cas le plus récent concerne un homme de 55 ans vivant à Liuzhou, dans le Guangxi. Il est agriculteur et a été en contact avec des volailles vivantes. Il a développé des symptômes le 17 août et a été admis pour traitement le même jour. L'état du patient est critique.

En général le risque d’infection par les virus de la grippe aviaire est très faible pour l’être humain et survient presque toujours dans des conditions de contacts rapprochés avec de la volaille infectée (leurs sécrétions respiratoires ou matières fécales).

 

Conséquences pour le voyageur

Une hygiène personnelle optimale, qui est également importante dans le contexte de la pandémie de COVID-19. Le contact avec les volailles et leurs excréments doit être évité. Ne visitez pas les marchés/fermes d'oiseaux et de volailles.

 

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Outbreak News Today, 23.8.2021

Selon les médias, 4 singes morts ont été découverts dans la région de Chuvisca, dans l'État de Rio Grande do Sul. Il a été confirmé que l'un des singes était infecté par la fièvre jaune. La région touchée où les singes morts ont été trouvés se situe entre Porto Alegre et la frontière de l'Uruguay.
Les décès de singes précèdent souvent les cas humains de fièvre jaune en Amérique du Sud et sont donc un indicateur de la circulation (accrue) du virus de la fièvre jaune.

La fièvre jaune est une maladie virale hémorragique transmise par les piqûres de moustiques. Elle se manifeste par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête et des troubles digestifs, suivi chez certains malades d’une jaunisse et des saignements qui peuvent entraîner la mort. Il n'existe pas de traitement spécifique et la vaccination constitue le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie. Les personnes pouvant avoir des contre-indications au vaccin (enfants de moins de 9 mois, femmes enceintes, baisse sévère de l'immunité ou des troubles du thymus, allergie aux protéines d'œuf, certains séniors), devraient consulter un centre de vaccination /spécialiste agréé de médecine des voyages en mentionnant leur condition, pour recevoir une évaluation individuelle et des conseils personnalisés. Les personnes non vaccinées (contre-indications) devraient se protéger de façon optimale contre les piqûres de moustique.

 

Conséquences pour le voyageur

Le Brésil fait face à une recrudescence de fièvre jaune depuis 2017. La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée par l'OMS pour la plupart des régions du Brésil. En raison de la propagation de la fièvre jaune dans des régions précédemment déclarées exemptes de cette maladie, l'indication à la vaccination doit être généreuse (la saison de haute transmission est de décembre à mai) ! La vaccination doit être effectuée dans un centre officiel de vaccination (ou par un médecin agréé) au moins 10 jours avant l'entrée dans le pays afin d'assurer une immunité protectrice. Chez les personnes immunocompétentes, il est recommandé d'effectuer un rappel unique après 10 ans (c'est-à-dire au maximum 2 doses de vaccins dans la vie).

 

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Via ProMED 7.8.2021

Le 6 août 2021, l'OMS a été informée d'un cas confirmé d'infection par le virus de Marburg dans la préfecture de Guéckédou, région de Nzérékoré, dans le sud-ouest de la Guinée. Le village où s'est produit le cas est proche de la frontière avec la Sierra Leone et le Liberia. Il s'agit du premier cas humain connu d'infection par le virus de Marburg en Guinée.

Le virus de Marbourg est un agent pathogène apparenté au virus Ebola, qui peut provoquer une fièvre dite hémorragique. Le virus se transmet par contact avec le sang et les autres liquides organiques des personnes infectées. Après une période d'incubation de 5 à 10 jours, les symptômes se manifestent par une forte fièvre soudaine, des douleurs musculaires, de la fatigue, des maux de gorge ou des maux de tête, suivis de diarrhées, de vomissements et d'hémorragies internes et externes, ce qui entraîne généralement la mort. Il n'existe ni médicament spécifique ni vaccin. Jusqu'à présent, des cas sporadiques ont été signalés, notamment en Ouganda, au Kenya et en R.D. Congo. En 2018, le virus de Marburg a été identifié pour la première fois en Sierra Leone chez des chauves-souris frugivores, ce qui indique que le virus circule également en Afrique de l'Ouest.

 

Conséquences pour le voyageur

Le risque pour les voyageurs est très faible, mais il est élevé pour les membres de la famille des malades et les soignants. Évitez le contact avec les personnes malades. Ne consommez pas de viande de brousse ni de chauve-souris. De même, les grottes susceptibles d'abriter des chauves-souris doivent être évitées. Si vous avez de la fièvre, consultez immédiatement un médecin, ce qui est également important pour exclure d'autres maladies comme le paludisme.

 

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WHO DON, 9.8.2021

WHO AFRO, 8.8.2021

CDC - Marburg hemorrhagic fever

Les autorités sanitaires grecques ont signalé les 3 premiers cas de fièvre West Nile de la saison dans la région de Pella en Macédoine-Centrale.

La fièvre du Nil occidental est causée par un virus (flavivirus) qui est transmis à l’homme par des moustiques dans de nombreuses régions d’Europe, d’Asie centrale, d’Amérique du Nord et d’Afrique. Elle est le plus souvent asymptomatique (80 %) ou provoque de la fièvre et des symptômes grippaux, mais rarement (< 1 % des cas), elle peut entraîner des troubles neurologiques, voire une méningo-encéphalite potentiellement mortelle. Les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées ont un risque plus élevé de développer une forme neuro-invasive de la maladie. Il n’existe pas de traitement spécifique.

 

Conséquences pour le voyageur

Protégez-vous contre les piqûres de moustiques (sprays anti-moustiques, pantalons et vêtements à manches longues) et évitez tout contact avec les oiseaux qui sont le principal réservoir animalier de ce virus. L’ECDC recommande aux voyageurs faisant un séjour dans une région de transmission de la fièvre West Nile de ne pas faire de don de sang durant au moins 28 jours après leur retour.

 

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Outbreak News Today

Une épidémie de dengue sévit actuellement à Mombasa avec plus de 710 cas entre janvier et juin 2021 et dans le Mandera County (52 cas, un nombre élevé de cas non signalés est suspecté). Le Kenya a connu des épidémies de dengue chaque année depuis cinq ans.

La dengue est une maladie virale transmise par des moustiques qui piquent la journée, en particulier dans les villes pendant et juste après la saison des pluies. Les manifestations cliniques sont une fièvre élevée, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires et une éruption cutanée (rash). La maladie est généralement bénigne et guérit spontanément après 10 jours. Plus rarement elle peut entraîner des saignements (dengue hémorragique).

 

Conséquences pour le voyageur

Protection optimale contre les moustiques 24 h/24 et 7 j/7 (au crépuscule et la nuit contre le paludisme, pendant la journée contre la dengue et d'autres arbovirus. En cas de fièvre : produits à base de paracétamol et hydratation. Ne prenez pas de médicaments contenant de l'acide acétylsalicylique (par exemple l'Aspirine®), car ils augmentent le risque de saignement. Si la fièvre est >37,5 °C, il faut également exclure le paludisme sur place au moyen d'un frottis sanguin (une prophylaxie médicamenteuse du paludisme est absolument recommandée en plus de la protection contre les moustiques).

 

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WHO Africa, 11.7.2021

Selon l'OMS, 2 cas de fièvre jaune ont été confirmés cette année : Le premier cas est un homme de 34 ans de la province du Nord et le deuxième cas
est une femme de 47 ans de la province de Bas Uele qui n'avait pas été vaccinée contre la fièvre jaune. Trois autres cas suspects sont signalés dans la province de l'Équateur, à Kinshasa et à Ubangi du Nord.

La fièvre jaune est une maladie virale hémorragique transmise par les piqûres de moustiques. Elle se manifeste par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête et des troubles digestifs, suivi chez certains malades d’une jaunisse et des saignements qui peuvent entraîner la mort. Il n'existe pas de traitement spécifique et la vaccination constitue le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie. Les personnes pouvant avoir des contre-indications au vaccin (enfants de moins de 9 mois, femmes enceintes, baisse sévère de l'immunité ou des troubles du thymus, allergie aux protéines d'œuf, certains séniors), devraient consulter un centre de vaccination /spécialiste agréé de médecine des voyages en mentionnant leur condition, pour recevoir une évaluation individuelle et des conseils personnalisés. Les personnes non vaccinées (contre-indications) devraient se protéger de façon optimale contre les piqûres de moustique.

 

Conséquences pour le voyageur

La vaccination est obligatoire pour les séjours en RDC. Elle doit être effectuée dans un centre vaccination officiel (ou par un médecin agréé) au moins 10 jours avant l'entrée dans le pays afin d'assurer une immunité protectrice. Chez les personnes immunocompétentes, il est recommandé d'effectuer un rappel unique après 10 ans (c'est-à-dire au maximum 2 doses de vaccins dans la vie).

 

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WHO Africa, 25.7.2021

Un homme de 21 ans est mort de la fièvre jaune dans l'État d'Amapa au Brésil.Il était originaire de l’État de Pará (Rio Tambaqui do Vieira, à Afua), où, selon les autorités, il avait très probablement contracté l'infection.

La fièvre jaune est une maladie virale hémorragique transmise par les piqûres de moustiques. Elle se manifeste par une fièvre élevée, des frissons, des douleurs musculaires, des maux de tête et des troubles digestifs, suivi chez certains malades d’une jaunisse et des saignements qui peuvent entraîner la mort. Il n'existe pas de traitement spécifique et la vaccination constitue le meilleur moyen de se protéger contre cette maladie. Les personnes pouvant avoir des contre-indications au vaccin (enfants de moins de 9 mois, femmes enceintes, baisse sévère de l'immunité ou des troubles du thymus, allergie aux protéines d'œuf, certains séniors), devraient consulter un centre de vaccination /spécialiste agréé de médecine des voyages en mentionnant leur condition, pour recevoir une évaluation individuelle et des conseils personnalisés. Les personnes non vaccinées (contre-indications) devraient se protéger de façon optimale contre les piqûres de moustique.

 

Conséquences pour le voyageur

Le Brésil fait face à une recrudescence de fièvre jaune depuis 2017. La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée par l'OMS pour la plupart des régions du Brésil. En raison de la propagation de la fièvre jaune dans des régions précédemment déclarées exemptes de cette maladie, l'indication à la vaccination doit être généreuse (la saison de haute transmission est de décembre à mai) ! La vaccination doit être effectuée dans un centre officiel de vaccination (ou par un médecin agréé) au moins 10 jours avant l'entrée dans le pays afin d'assurer une immunité protectrice. Chez les personnes immunocompétentes, il est recommandé d'effectuer un rappel unique après 10 ans (c'est-à-dire au maximum 2 doses de vaccins dans la vie).

 

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Outbreak News Today, 26.7.2021

Depuis le début de l'année, 23 cas de fièvre pourprée des montagnes Rocheuses (Rocky Mountain Spotted Fever, ou RMSF) ont été diagnostiqués dans l'État mexicain situé immédiatement au sud de l'État américain de Californie, et huit personnes en sont mortes. Les personnes décédées étaient toutes des enfants et des adolescents, ce qui s'explique probablement par les contacts plus étroits avec leur chien, qui ramène les tiques infectées à la maison, et par la mortalité fondamentalement plus élevée chez les enfants et les adolescents.

La RMSF est causée par Rickettsia rickettsii, une bactérie transmise par les tiques. Par conséquent, la plupart des cas sont signalés en été. L'infection se manifeste initialement par un état grippal non spécifique. L'éruption cutanée typique n'apparaît souvent qu'après quelques jours, de sorte que le diagnostic n'est pas facile à poser. L'infection peut être bien traitée par un traitement rapide de doxycycline. Les enfants âgés de moins de 10 ans ont un risque 5 fois plus élevé de mourir d'une FMSR.

 

Conséquences pour le voyageur

Protégez-vous des tiques (vêtements couvrant la peau et des chaussettes remontant sur le bas des pantalons) et inspectez régulièrement peau et cuir chevelu. Parfois la piqûre de tique peut passer inaperçue. Si vous trouvez une tique, enlevez-la rapidement à l'aide d'une pincette en la saisissant le plus près possible de la peau et en tirant progressivement. Evitez d’écraser la tique, de la brûler ou d’appliquer diverses substances. Lavez et désinfectez la zone de piqûre et vos mains. Consultez un médecin en cas de fièvre, de tâches ou de rougeur à la peau.

Diverses expositions à des animaux enragés sont rapportées aux USA et au Canada (ratons laveurs, renards, chiens domestiques). Dans tous les cas, les animaux ont pu être identifiés et tués (y compris la confirmation du diagnostic) et les personnes exposées ont reçu une prophylaxie antirabique correcte.

La rage est causée par un virus transmis par la salive d'animaux infectés (chiens, chats, singes, chauve-souris, etc.). L’infection est invariablement mortelle si aucun traitement n’est administré rapidement: un lavage et rinçage intensif avec du savon pendant au moins 15 minutes, suivi d’administration d’immunoglobulines et 4 doses de vaccination antirabique. Dans de nombreux pays les immunoglobulines et vaccins modernes hautement purifiés ne sont pas disponibles. Les enfants sont particulièrement exposés aux morsures.

 

Conséquences pour le voyageur

Evitez tout contact avec les animaux (et ne les nourrissez pas !). En cas de morsure/ griffure, lavez immédiatement la plaie pendant 15 minutes (eau courante et savon), désinfectez et consultez en urgence un centre médical de qualité pour une prophylaxie post-exposition. La vaccination préventive (2 injections avant le voyage puis 1 rappel une année plus tard) est recommandée pour les expatriés et les voyageurs à risque augmenté (voyages à deux roues, dans les zones reculées, les longs séjours, jeunes enfants, etc.).

 

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Quellen: Outbreak News Today; via ProMED-mail

En Colombie, un jeune homme est mort de la rage dans le département de Huila, dans le sud-ouest du pays. Aucune autre information n'est connue. En septembre dernier, une femme de 26 ans est décédée dans le même département après avoir été mordue par son chat domestique.

La rage est causée par un virus transmis par la salive d'animaux infectés (chiens, chats, singes, chauve-souris, etc.). L’infection est invariablement mortelle si aucun traitement n’est administré rapidement: un lavage et rinçage intensif avec du savon pendant au moins 15 minutes, suivi d’administration d’immunoglobulines et 4 doses de vaccination antirabique. Dans de nombreux pays les immunoglobulines et vaccins modernes hautement purifiés ne sont pas disponibles. Les enfants sont particulièrement exposés aux morsures.

 

Conséquences pour le voyageur

Evitez tout contact avec les animaux (et ne les nourrissez pas !). En cas de morsure/ griffure, lavez immédiatement la plaie pendant 15 minutes (eau courante et savon), désinfectez et consultez en urgence un centre médical de qualité pour une prophylaxie post-exposition. La vaccination préventive (2 injections avant le voyage puis 1 rappel une année plus tard) est recommandée pour les expatriés et les voyageurs à risque augmenté (voyages à deux roues, dans les zones reculées, les longs séjours, jeunes enfants, etc.).

 

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Outbreak News Today; via ProMED-mail

La Chine a été certifiée exempte de paludisme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le pays a accompli des progrès remarquables dans la lutte contre le paludisme au cours des 70 dernières années : dans les années 1940, 30 millions de cas de paludisme étaient rapportés chaque année. Une stratégie nationale d'élimination du paludisme a été élaborée à partir des années 1950. La certification de l'élimination du paludisme est accordée par l'OMS lorsqu'un pays a démontré que la transmission à l'échelle nationale a été interrompue durant au moins les trois dernières années. Le pays doit également démontrer qu'il a la capacité d'empêcher une résurgence de la transmission.

 

Conséquences pour le voyageur

Même si la prévention spécifique du paludisme n'est plus indiquée, les mesures de protection contre les moustiques doivent continuer à être appliquées 24/24h, pour prévenir la transmission de la dengue, chikungunya et Zika (le jour), et l'encéphalite japonaise (la nuit).

 

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WHO, 25.6.2021