Conseils médicaux

aux voyageur

Comité d'experts suisse pour la médecine des voyages
Voyageurs particuliers

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Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez votre enfant, veuillez lire les informations importantes suivantes avant de planifier votre voyage !

  • Voyager pendant la grossesse : choisissez la destination avec prudence et préparez-vous bien.
  • L’allaitement au cours d’un voyage présente des avantages pour la mère et l’enfant : renseignez-vous si l’allaitement en public est accepté dans le pays de destination.

Il n’existe aucune contrindication à voyager, excepté en cas de grossesse à risques, mais le choix de la destination doit faire l’objet d’une soigneuse évaluation des risques. Il est préférable de voyager au cours de deuxième trimestre, car les risques de complications sont faibles. Il est recommandé de demander l’avis d’un gynécologue avant tout projet de voyage. Il faut s’assurer de l’existence de soins obstétriques et néonatals dans le pays de destination, en cas d’urgence. Vérifiez que la police d’assurance est suffisante pour couvrir la mère et le bébé.

La plupart des compagnies aériennes acceptent les voyageuses enceintes jusqu’à 36 semaines de grossesse ou jusqu’à 32 semaines en cas de grossesse multiple. Renseignez-vous auprès de la compagnie aérienne au préalable. À partir de 28 semaines de grossesse, il est nécessaire de présenter une lettre de son gynécologue précisant la compatibilité de son état avec un vol en avion, la date prévue d’accouchement et les coordonnées. En raison du risque accru de thrombose, il est recommandé de réaliser de petits exercices pour stimuler la circulation sanguine et de porter des bas de contention. Pour les vols long-courriers, une injection d’héparine est conseillée.

  • Paludisme : Contracter le paludisme pendant la grossesse peut être très dangereux pour la mère et le foetus en développement. Ainsi, il est déconseillé de se rendre dans des zones endémiques au cours d’une grossesse. Si le voyage est inévitable, la protection contre les piqûres de moustiques et la prise d’une chimioprophylaxie (médicament en prévention) sont indispensables. Seul un médecin est en mesure de prescrire une chimioprophylaxie adaptée, en tenant compte des connaissances existantes sur la sécurité des médicaments antipaludiques pendant la grossesse. Les bébés allaités ont besoin de leur propre traitement antipaludique, car le transfert des médicaments antipaludiques par le lait maternel est insuffisant. Une fièvre supérieure à 37,5 °C pendant ou après le voyage constitue une urgence médicale et nécessite une consultation médicale d’urgence pour exclure le paludisme ou d’autres infections graves.
  • Zika : Une infection pendant la grossesse peut entraîner un syndrome de Zika congénital et conduire à des malformations du système nerveux chez le foetus. Il est déconseillé aux femmes enceintes ou qui prévoient de l’être de voyager dans des zones à risque pendant une épidémie et d’avoir des rapports sexuels non protégés avec un partenaire à risque. Consultez le site web du CDC pour obtenir des informations actualisées sur les zones à risque (https://wwwnc.cdc.gov/travel/page/zika-information).
  • Protection contre les piqûres d’insectes : Les anti-moustiques (répulsifs) contenant du DEET (20-30 %) pour la peau et de la perméthrine pour les moustiquaires et les vêtements sont fortement recommandés pendant la grossesse. Dormez sous une moustiquaire et portez des vêtements clairs et couvrants (manches longues et pantalons), en particulier au crépuscule et pendant la nuit.

Un vaccin de rappel contre la coqueluche (dTpa) et la grippe est recommandé à chaque grossesse. Cependant, l’injection de vaccins inactivés doit être reportée au deuxième trimestre, si possible. Les vaccins vivants sont généralement contrindiqués, il est ainsi préférable de retarder la grossesse d’au moins 4 semaines. La vaccination contre la fièvre jaune est généralement déconseillée en cas de grossesse et nécessite l’évaluation minutieuse du rapport bénéfice/risque par un spécialiste ; elle est aussi est contrindiquée pour les mères qui allaitent des nourrissons de moins de 6 mois, en raison du risque d’encéphalite du nourrisson.

Veillez à une hygiène optimale des aliments, de l’eau et des mains et évitez le poisson et la viande crus, ainsi que le lait et les produits laitiers non pasteurisés. Certaines maladies transmises par des aliments ou de l’eau contaminés (p.ex., la listériose, l’hépatite E ou la toxoplasmose) peuvent être particulièrement graves pendant la grossesse. En cas de gastroentérite, veillez à vous réhydrater rapidement et correctement, car une déshydratation peut mettre le foetus en danger.

De nombreux médicaments sont interdits pendant la grossesse et l’allaitement. Il convient de consulter un médecin pour soigner les désagréments courants d’un voyage.

Les femmes enceintes doivent éviter les altitudes supérieures à 2500 m, car elles présentent un risque plus important de souffrir du mal des montagnes et de complications. La plongée sous-marine n’est pas recommandée, car elle peut provoquer une embolie gazeuse, potentiellement fatale pour le foetus.

L’allaitement exclusif protège les nourrissons d’aliments ou de laits infantiles contaminés. Il n’est pas nécessaire de donner un supplément d’eau, même en cas de fortes chaleurs. Lors de voyages en avion, l’allaitement permet d’éviter les douleurs aux oreilles dues aux changements de pression dans la cabine. Évitez les mastites en adoptant une hygiène correcte pendant l’allaitement et le tirage du lait.

Si vous voyagez avec des enfants, nous vous recommandons fortement de lire les informations suivantes.

  • Les recommandations et les mesures de précaution s’appliquent toujours à toute la famille ; le statut vaccinal doit être à jour et complet en fonction de la destination et des activités prévues.
  • En cas de voyage dans des zones à haut risque de paludisme, prenez des mesures de prévention contre cette maladie et les autres infections transmises par les moustiques à l’aide d’antimoustiques, de vêtements et de moustiquaires imprégnés d’insecticide, ainsi que d’une chimioprophylaxie.
  • Les enfants nécessitent une attention particulière, notamment pour éviter les accidents (eau, route, morsures d’animaux, etc.).
  • Emportez une trousse de secours pour soigner les petites blessures, les piqûres d’insectes, la déshydratation et la fièvre (notamment un thermomètre).

Lors de voyages avec enfants, les recommandations et les mesures de précaution s’appliquent à l’ensemble de la famille. Il convient d’accorder une attention particulière aux risques liés à l’eau, lors de jeux, à la circulation routière et aux morsures d’animaux. Un accident peut se produire partout et survenir rapidement !

Les enfants en bonne santé peuvent prendre l’avion à partir de leur première semaine de vie. Il est conseillé de consulter un pédiatre en cas de maladie chronique. Pour éviter les douleurs auriculaires dues aux différences de pression lors du décollage et de l’atterrissage, il est conseillé de donner le sein ou le biberon aux nourrissons, tandis que les enfants plus âgés peuvent mâcher du chewing-gum. Si nécessaire, utilisez des gouttes nasales décongestionnantes. Dès que possible, consultez les conditions de voyages en avion avec des enfants et les offres disponibles auprès de la compagnie aérienne, surtout pour les vols long-courriers. Dans votre bagage à main, prévoyez des jouets, des boissons (achetées à l’aéroport après le contrôle de sécurité) et des collations !

Évitez autant que possible l’exposition directe au soleil, surtout en milieu de journée. Les vêtements, en particulier ceux à maille fine, offrent une protection solaire efficace. N’oubliez pas un chapeau à large bord et des lunettes de soleil. Protégez les zones du corps non couvertes en appliquant régulièrement de la crème solaire avec un indice de protection solaire SPF 30 ou supérieur. Pour les bébés de moins d’un an, utilisez des crèmes solaires avec un écran physique.

Il est essentiel d’éviter les piqûres de moustiques pour prévenir le paludisme et les autres infections transmises par ces insectes. Appliquez de l’antimoustique sur les zones exposées du corps (produits contenant du DEET, utilisables à partir de 2 mois) et traitez les vêtements avec un insecticide (sauf si l’enfant porte ses vêtements à la bouche). Dormez toujours sous une moustiquaire. En cas de voyage dans une région où le paludisme est endémique, consultez votre pédiatre. La chimioprophylaxie (traitement préventif du paludisme) est envisageable à partir d’un poids corporel de cinq kilos.

Il est recommandé de respecter le calendrier vaccinal suisse. Concernant les voyages, les vaccins supplémentaires sont soumis à des conditions d’administration en fonction de l’âge. Par exemple, le vaccin contre la fièvre jaune est possible à partir de 9 mois. La vaccination contre la rage est souvent recommandée pour les enfants, car ils présentent un risque plus élevé d’exposition à des morsures d’animaux pouvant rester non détectées, sans compter qu’aucun traitement n’est disponible.

Une hygiène régulière des mains et des aliments est essentielle. Allaitez, si possible. La diarrhée provoque une perte de liquide importante chez les bébés et les jeunes enfants, et constitue une menace. Un apport hydrique adéquat est donc primordial. Proposez-leur fréquemment de petites quantités de liquides et emportez un soluté de réhydratation orale (préparation en poudre). Consultez un médecin en cas de perte de liquide importante.

En cas de fièvre, consultez immédiatement un médecin si le nourrisson ou l’enfant revient d’une zone où le paludisme est endémique, ou s’il est en mauvaise santé. En cas de fièvre sans exposition au paludisme et si l’enfant est en bonne santé, consultez un médecin si la fièvre persiste plus de 48 heures. Administrez du paracétamol par voie orale pour faire baisser la fièvre (20 mg/kg, max. 4x/jour). Évitez les suppositoires, car ils se liquéfient lors de températures élevées.

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La retraite offre la possibilité à de plus en plus de seniors de voyager, même à un âge avancé. Si le seul critère de l'âge ne doit pas vous dissuader de découvrir des contrées lointaines, cela vaut la peine de bien préparer votre voyage à l'avance et de prendre certaines précautions. Le risque de contracter certaines maladies infectieuses augmente avec l'âge et les complications peuvent être plus sévères, particulièrement en cas de maladie chronique préexistante. Les vaccinations sont tout aussi importantes pour le voyageur âgé, et la protection contre les moustiques et une éventuelle prophylaxie antipaludique sont primordiales dans les régions où le paludisme (malaria) sévit.


Préparatifs avant le voyage
C'est avant tout votre état de santé et non votre âge qui détermine votre aptitude à voyager. Prenez le temps de bien préparer votre voyage en fonction de votre destination. Parfois un voyage en groupe organisé peut être préférable à un voyage individuel.

Contrôle médical : important si vous souffrez d'une maladie chronique ou si votre dernière visite remonte à plus de 6-12 mois. Des mesures de prévention spécifiques (prophylaxie du paludisme, vaccinations, etc.) peuvent être nécessaires. Avec l'âge la réponse immunitaire aux vaccins peut être un peu plus lente et il est conseillé de se vacciner si possible 4 à 6 semaines avant le départ.

Lettre du médecin : votre médecin peut vous rédiger un document (si possible en anglais) mentionnant vos problèmes de santé et vos traitements, avec ses coordonnées (tél, Email, fax) utiles en cas d'urgence médicale. Ayez ce document sur vous en tout temps, il peut être indispensable en cas de malaise si vous voyagez seul ou non accompagné par des proches. Un certificat médical peut être nécessaire pour le transport de médicaments ou de matériel d'injection ou si vous êtres porteur d'une prothèse (hanche, genou) ou d'un pacemaker qui sonnent aux portes de sécurité.

Donnez une liste des contacts et documents importants à vos proches : médecin traitant, liste de vos médicaments, copie de papiers officiels : assurances et numéro d'assuré maladie/ accident/ rapatriement/ voyage.

Assurez-vous : vérifiez auprès de votre caisse maladie/accident que vous êtes couverts à l'étranger (attention aux exclusions) et prenez si nécessaire une assurance complémentaire de voyage et /ou de rapatriement en cas d'urgence.

Equipement spécial/ handicap : de nombreux hôtels ont des chambres spécialement prévues pour vous aider (poignées aux murs, tabouret de douche, baignoire antiglisse, etc.). Pour les voyages en avion, si vous avez besoin d'une assistance particulière, un formulaire NCAD est à remplir eu moment de la réservation de votre billet d'avion (chaise roulante, aide personnelle, oxygène à bord).

N'oubliez pas de prendre vos médicaments ! La fatigue, le décalage horaire et les changements de routine peuvent induire des oublis de prise. Notez vos prises dans un petit carnet ou prenez un pilulier. Prévoyez un stock suffisant de médicaments pour toute la duré du voyage. Prenez en une partie sur vous au cas où vos valises arriveraient avec du retard ou étaient perdues. Dans le pays en développement méfiez-vous des contrefaçons de médicaments achetés sur place.

En cas de vomissement dans les 30 (-60) minutes après la prise de votre médicament, celui-ci peut ne pas avoir été absorbé. Il faudrait selon les cas reprendre cette dose. Attention en cas de médicament cardiaque, diabète, etc. : demandez un conseil médical.

Ne pas oublier :

  • carnet de santé
  • lunettes de rechange
  • piles pour appareil auditif
  • un pilulier et un carnet de traitement pour ne pas oublier vos médicaments
  • protection solaire : chapeau, lunettes de soleil, crème solaire
  • une bonne paire de chaussures : avec l'âge des troubles de la circulation et la fragilité de la peau sont fréquents : prenez une paire de chaussures confortables (déjà portées) qui protègent les pieds
  • une petite lampe de poche ou une lumière murale pour se repérer dans une chambre non familière la nuit
  • réservez une chambre " aménagée " en cas de mal voyance ou de handicap ; au rez-de-chaussée si l'hôtel ne dispose pas d'un ascenseur
  • cannes anglaises

Avion : et contre-indications : voir " Transports" > "En avion "

Climat : choisissez si possible un moment agréable pour voyager lorsqu'il ne fait pas trop chaud et emportez des vêtements adaptés. L'acclimatation peut devenir plus difficiles avec l'âge et la prise de certains médicaments. La sensation de soif diminue avec l'âge et pensez donc à boire régulièrement et suffisamment pour compenser les pertes (chaleur, sécheresse de l'air dans les avions). N'oubliez pas la crème solaire, un chapeau et des lunettes de soleil.

Stop au stress : vous apprécierez mieux votre voyage en vous ménageant. Eventuellement vous pouvez également diminuer les stress en organisant à l'avance vos visites ou en prenant un guide local qui connaît la région et en vous accordant du temps de repos. Enregistrez si possible vos bagages la veille et prévoyez suffisamment de temps à l'aéroport.

Décalage horaire : la fatigue et les symptômes augmentent avec l'âge. Méfiez-vous cependant des somnifères qui peuvent induire une désorientation au milieu de la nuit et le lendemain matin (risque de chute).

Signalez toute maladie nécessitant un traitement d'urgence (allergie, diabète, maladie cardiaque) à vos compagnons de voyage ou à votre guide (ou ayez une carte d'urgence sur vous). Vous devriez également avoir avec vous le nom et les coordonnées de vos proches et de votre médecin/ agence de voyage/ guide/ hôtel.

Problèmes cardiaques : les problèmes cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les voyageurs seniors. Un contrôle chez votre médecin avant le départ est indispensable en cas de maladie cardio-vasculaire préexistante. Prenez une copie de votre dernier électrocardiogramme.

Le risque de chute peut augmenter en voyage : terrain non familier, fatigue, chaleur, mauvaise vision, absence d'ascenseur, etc. Un compagnon de voyage peut vous aider. Une lampe murale/ de poche peut vous aider à vous repérer la nuit ( ou laissez la lumière allumée dans la salle de bains).

Diarrhée du voyageur : dans les pays en développement , renoncez si possible à tout ce qui vous ne pouvez pas bouillir, cuire ou peler vous-même, ainsi qu'à l'eau du robinet non traitée, aux glaçons, aux glaces, aux jus de fruits, aux salades, aux légumes crus. Le risque de complications augmente en cas de problèmes digestifs (prise de médicaments antacides après gastrectomie), prise de diurétiques et laxatifs, et de maladies cardiaques ou rénales.

Mal des voyages : vous ne devez pas utiliser de scopolamine (Scopodermâ) en cas de glaucome, de maladie de la rétine, d'hypertrophie de la prostate.

Paludisme (malaria) : représente un risque important dans de nombreuses régions tropicales, surtout en Afrique . La maladie est transmise par les piqûres de moustiques le soir et la nuit. Lors de voyages dans les régions concernées, il est indispensable de consulter un médecin bien à temps pour pouvoir choisir avec lui - en fonction de la situation - s'il vaut mieux prendre régulièrement des médicaments préventifs ou se contenter d'emporter un médicament de secours. Sachez qu'au cours des dernières années, les germes de paludisme sont devenus presque partout résistants aux médicaments que vous preniez peut-être lors de vos voyages par le passé. La sévérité et la mortalité de cette maladie augmentent avec l'âge. Consultez Destinations pour des recommandations spécifiques au pays.


Vaccinations

Hépatite A : plus de la moitié des personnes de plus de 65 ans sont naturellement protégées, ayant contracté la maladie dans l'enfance. Comme la mortalité de cette maladie augmente avec l'âge, la vaccination est recommandée. Un contrôle des anticorps peut être effectué pour identifier si vous avez besoin.

Tétanos : jusqu'à la moitié des seniors ne seraient pas à jour avec leurs rappels de tétanos (tous les 10 ans dès 65 ans). Or il y a un risque augmenté pendant un voyage de se blesser.

Diphtérie : encore fréquente dans de nombreux pays (Europe de l'Est, Asie, Afrique). Après 65 ans, un rappel est nécessaire tous les 10 ans. 

Grippe : la vaccination est recommandée chaque année même pendant l'été. Elle est particulièrement importante en cas de voyages en groupe, en croisière, aux Tropiques (la grippe y sévit toute l'année), dans l'hémisphère sud d'avril à septembre.

Pneumocoques : la vaccination est recommandée aux plus de 65 ans, avec un rappel tous les 6 ans. Très importante en cas de maladies respiratoires et certaines affections chroniques.

Fièvre jaune: le risque de développer une forme sévère et les complications de la maladie augmente avec l'âge. Le risque d'effets secondaires liés à la vaccination augmente aussi avec l'âge mais reste beaucoup moins important que les risques de la maladie elle-même. La vaccination peut être obligatoire (Afrique subsaharienne et Amérique du Sud).


Autres recommandations

Consultez la rubrique " Destinations " pour des conseils spécifiques au pays où vous vous rendez. 

Cliquez sur " Actualités ", même à la dernière minute, pour vous informer d'une éventuelle épidémie dans le pays et des mesures de prévention et /ou de traitement recommandés.

Urgence médicale : vous pouvez demander de l'aide depuis l'étranger, 24 heures sur 24, au numéro d'urgence de la REGA (garde aérienne de sauvetage suisse) : Tél : +41 333 333 333

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  • De préférence, seules les personnes en bonne santé devraient participer aux pèlerinages du Hajj ou de l’Omra.
  • Les vaccins de routine doivent être à jour. Le vaccin contre le méningocoque est obligatoire, tandis que la vaccination contre la polio, la grippe et l’hépatite B est recommandée.
  • Respectez les règles d’hygiène en matière de nourriture, d’eau et de lavage des mains, et portez un masque dans les lieux bondés.

Les pèlerinages sont un aspect très important de la vie de nombreuses personnes. Toutefois, à l’instar de tous les rassemblements internationaux de masse, les pèlerinages comportent des risques pour la santé et nécessitent une préparation. Le Hajj est physiquement épuisant. Il est recommandé de demander l’avis d’un médecin en cas de maladies chroniques. Le royaume d’Arabie saoudite conseille aux personnes âgées et gravement malades, aux femmes enceintes et aux enfants de reporter ou de ne pas entreprendre le Hajj et la Omra.

  • Menstruations : Selon le droit musulman, il est interdit aux femmes en période de menstruation d’accomplir le tawaf. Ainsi, il peut être envisagé de consulter un gynécologue avant le pèlerinage pour reporter ou éviter ses menstruations.

  • Tous les pèlerins doivent être à jour dans leurs vaccins de routine. En outre, il est recommandé d’être vacciné contre l’hépatite A.
  • Méningite à méningocoques : Les adultes et les enfants âgés de plus de 2 ans doivent avoir reçu un vaccin méningococcique conjugué quadrivalent (ACWY) au cours des cinq dernières années et au moins 10 jours avant l’arrivée à destination. Il est obligatoire de fournir une preuve de vaccination sur un certificat de vaccination international valide pour obtenir le visa pour le Hajj ou la Omra.
  • Poliomyélite : Le vaccin contre la polio n’est pas obligatoire pour les pèlerins adultes venant d’Europe, mais il est préférable de s’assurer d’une vaccination à jour avant le voyage, ainsi que d’un rappel si le dernier vaccin remonte à plus de 10 ans. Pour ceux qui transitent par un pays où la polio reste endémique, une preuve de vaccination au cours des 12 derniers mois et au moins 4 semaines avant le départ est requise. Dans ce cas, un vaccin antipoliomyélitique oral (VPO) peut être administré en Arabie saoudite, à l’arrivée.
  • Hépatite B : Une fois le Hajj terminé, les hommes musulmans ont coutume de se raser la tête. Il est recommandé d’utiliser des lames de rasoir jetables. Afin d’éviter toute infection par des agents pathogènes transmissibles par le sang, tels que l’hépatite B, il est recommandé de ne se rendre que chez des coiffeurs officiels agréés, dont l’établissement est clairement signalé comme tel. Il est recommandé de se faire vacciner contre l’hépatite B.
  • Grippe : Les grands rassemblements favorisant les risques d’infection, la vaccination est particulièrement recommandée pour les enfants en bas âge, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques.

  • La chaleur : Pendant la période estivale, les températures diurnes peuvent atteindre les 50 °C et provoquer des maladies liées à la chaleur. Évitez une exposition excessive au soleil à l’aide d’ombrelles et en recherchant l’ombre, utilisez de la crème solaire et restez bien hydraté.
  • L’hygiène : Veillez à une hygiène des aliments, de l’eau et des mains optimale : lavez au savon et désinfectez les mains, évitez les aliments crus ou pas assez cuits, le lait non pasteurisé, ou l’eau du robinet. Veillez à votre hygiène respiratoire en portant un masque et en gardant vos distances avec les autres pèlerins, dans la mesure du possible, pour réduire le risque d’infections respiratoires telles que la tuberculose, la COVID-19, le MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) et la grippe.
  • Diarrhée : Veillez à vous réhydrater rapidement et suffisamment. Ayez des solutés de réhydratation orale (SRO) à portée de main. En cas de diarrhées ou de vomissements graves avec incapacité à vous réhydrater, consultez un médecin.
  • Rage : En cas de morsure par un animal, nettoyez la plaie avec du savon, désinfectez-la et consultez immédiatement un médecin pour recevoir une prophylaxie postexposition contre la rage.
  • Moustiques : Prenez les mesures nécessaires pour éviter les piqûres de moustiques, en particulier pendant la journée, afin de prévenir des infections telles que la dengue.
  • Le MERS-CoV est une infection virale présente dans la péninsule arabique susceptible de provoquer une infection pulmonaire grave. Le mode de transmission n’a pas été clairement établi. Le virus peut se transmettre entre humains ou lors d’un contact rapproché avec des chameaux ou des produits dérivés (p.ex., le lait). À ce jour, en raison du risque élevé d’infection par le MERS-CoV, il est déconseillé aux personnes suivantes de se rendre en pèlerinage : les personnes âgées de plus de 65 ans, les personnes atteintes de maladies chroniques (p.ex., diabète, immunodéficience, cancer, maladies cardiaques, rénales ou pulmonaires), les femmes enceintes et les enfants.
  • Soins médicaux : De nombreux établissements médicaux offrent des soins gratuits aux pèlerins. Il existe également des hôpitaux privés payants.

Consultez un médecin en cas de fièvre, de symptômes respiratoires ou digestifs, ou de tout autre problème de santé.

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