Conseils médicaux

aux voyageur

Comité d'experts suisse pour la médecine des voyages
Risques importants pour la santé

Risques importants pour la santé

  • Le Covid-19 est une maladie qui touche l'ensemble du corps, mais qui se manifeste principalement par des symptômes respiratoires tels que la toux et des difficultés à respirer. Elle est causée par le virus SRAS-CoV-2.
  • L'infection se propage principalement par des gouttelettes respiratoires et éventuellement des aérosols lorsque les personnes infectées toussent, éternuent, parlent ou chantent sans porter de masque.
  • L'infection peut être prévenue très efficacement par la vaccination et un nombre croissant de vaccins sont désormais approuvés et disponibles pour la protection.
  • En outre, la prévention repose en grande partie sur le port de masques, l'hygiène des mains et la distance physique (au moins 1,5 m) si les masques ne sont pas portés et si les personnes ne sont pas vaccinées.

Under construction

Under construction

  • La dengue et le chikungunya sont des maladies virales transmises par des piqûres de moustiques actifs en journée.
  • À titre de prévention, il faut se protéger des piqûres de moustiques.
  • Il n’existe ni vaccin ni médicament contre la dengue et le chikungunya pour les voyageurs.
  • En cas de fièvre : n’utilisez pas d’acide acétylsalicylique (p.ex. Aspirine®, Alcacyl®, Aspégic®), car ils augmentent le risque d’hémorragie en cas de dengue.
  • Lisez les informations suivantes afin de bien vous préparer pour votre voyage.

Distribution de la dengue, voir CARTE DE LA DENGUE

  • La dengue est la maladie infectieuse transmise par les insectes la plus répandue au monde.
  • Il faut se protéger des piqûres de moustiques pendant la journée !
  • Cette maladie peut provoquer une forte fièvre, des douleurs musculaires et articulaires, des éruptions cutanées et dans de rares cas, des saignements. Il n’existe aucun traitement spécifique.
  • Pour votre santé, nous vous recommandons fortement de vous informer en détail sur la dengue.

La dengue est la maladie infectieuse transmise par les insectes la plus répandue au monde. Il existe quatre sérotypes identifiés du virus de la dengue ; il est ainsi possible d’être infecté par le virus plus d’une fois. Environ une personne infectée sur quatre développe des symptômes de la dengue : forte fièvre, douleurs musculaires et articulaires, et éruption cutanée. Dans de rares cas, le plus souvent lors d’une deuxième infection, la dengue peut s’avérer mortelle par la survenue d’un état de choc (chute de la pression artérielle) et de complications hémorragiques.

La dengue est présente dans toutes les régions tropicales et subtropicales situées entre les latitudes 35°N et 35°S (voir la carte du CDC : https://www.cdc.gov/dengue/areaswithrisk/around-the-world.html).

Le virus de la dengue se transmet principalement par des piqûres de moustiques actifs le jour et au crépuscule, à savoir les Aedes aegypti et les Aedes albopictus. Ces moustiques se reproduisent dans de petites flaques d’eau situées à proximité d’immeubles d’habitation ou de zones industrielles/décharges. La saison des pluies est la saison de transmission principale.

Dans trois cas sur quatre, l’infection reste asymptomatique. Après une courte période d’incubation, généralement entre cinq et huit jours, une personne infectée sur quatre présente une fièvre d’apparition brutale, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires, ainsi que de la nausée et des vomissements. Une douleur oculaire est aussi un symptôme caractéristique. Une éruption cutanée survient généralement au troisième ou quatrième jour de la maladie. Au bout de quatre ou sept jours, la fièvre finit par tomber, mais de la fatigue peut persister pendant plusieurs jours ou semaines.

Dans de rares cas, la maladie peut se compliquer en dengue sévère. Les enfants et les personnes âgées autochtones, ainsi que les personnes ayant déjà été infectées par la dengue, sont particulièrement vulnérables. Il est extrêmement rare que des touristes présentent une dengue sévère. Les premiers jours, la maladie suit l’évolution de la dengue classique, mais à partir du quatrième ou cinquième jour, généralement une fois la fièvre tombée, l’état général s’aggrave: chute de la pression artérielle, essoufflement, gêne abdominale, saignements de nez, de la peau ou des muqueuses. Dans les cas les plus graves, un état de choc potentiellement mortel peut survenir.

Il n’existe aucun traitement spécifique contre la dengue. La prise en charge se contente d’atténuer et surveiller les symptômes : baisser la fièvre, soulager les douleurs oculaires, dorsales, musculaires et articulaires, et surveiller la coagulation et la tension artérielle. Les patients présentant des symptômes graves doivent être hospitalisés.

Pour faire baisser la fièvre ou soulager la douleur, il est recommandé d’administrer des médicaments contenant du paracétamol ou de l’acétaminophène comme principe actif (p.ex. Acetalgin® Dafalgan®). Les médicaments composés d’acide acétylsalicylique (p.ex. Aspirine®, Alcacyl®, Aspégic®) sont à éviter.

Une protection efficace contre les moustiques pendant la journée et surtout au crépuscule (au coucher du soleil) est la meilleure mesure de prévention :

  1. Habillement : Portez des habits couvrants, manches longues et pantalons, et imprégnez vos vêtements au préalable avec un insecticide contenant de la perméthrine (voir la fiche d’informations « prévenir les piqûres d’arthropodes »)
  2. Antimoustiques : Appliquez un antimoustique sur les zones non couvertes du corps plusieurs fois par jour (voir la fiche d’informations « prévenir les piqûres d’arthropodes »)
  3. Environnement: Veillez à ne pas laisser d’eau stagnante dans les récipients (dessous de pots de fleur, etc.), car ce sont des sites de reproduction pour les moustiques.

À ce jour, il n’existe aucun vaccin contre la dengue pour les voyageurs.

En cas de symptômes, ne prenez aucun produit contenant de l’acide acétylsalicylique comme principe actif (p.ex. Aspirine®, Alcacyl®, Aspégic®), car ils augmentent le risque d’hémorragie en cas de dengue !

Distribution de la Chikungunya, voir CARTE CHIKUNGUNYA

  • Le chikungunya est une maladie virale transmise par la piqûre de moustiques du genre Aedes.
  • Le chikungunya peut être prévenu en se protégeant des piqûres de moustiques.
  • Habituellement, la maladie se manifeste par d’intenses douleurs articulaires dans les mains et les pieds, lesquelles peuvent persister pendant des semaines ou des mois chez certains patients.

Le chikungunya est provoqué par le virus du chikungunya, décrit pour la première fois en Tanzanie en 1952. Le nom de « chikungunya » proviendrait d’un terme africain signifiant « se courber », en référence à l’apparence voûtée des malades atteints de douleurs articulaires et devant se déplacer avec une canne.

Le sous-continent indien, l’Asie du Sud-Est, les îles du Pacifique, l’Amérique centrale, l’Amérique du Sud, les îles des Caraïbes, l’Afrique subsaharienne et la péninsule arabique. En Europe, la majorité des cas sont importés de pays endémiques. Toutefois, des transmissions locales ont été observées en France et en Italie en 2007, 2014 et 2017.

Le virus du chikungunya se transmet à l’humain par la piqûre de moustiques du genre Aedes, principalement actifs en journée.

L’infection par le virus du chikungunya se caractérise par une forte fièvre d’apparition brutale accompagnée de frissons et de douleurs articulaires. Parmi les autres symptômes possibles figurent des maux de tête, des douleurs musculaires, une rougeur des yeux et une éruption cutanée qui survient généralement après l’apparition de la fièvre. Habituellement localisée sur le tronc et les extrémités, l’éruption cutanée peut également toucher les paumes des mains, la plante des pieds et le visage.

Souvent, l’apparition de la fièvre se fait en deux phases d’une durée maximale d’une semaine, entrecoupées d’un ou deux jours sans fièvre. La deuxième phase peut se manifester par des douleurs musculaires et articulaires beaucoup plus intenses pouvant être sévères et invalidantes.  Ces symptômes sont généralement bilatéraux et symétriques et touchent principalement les mains et les pieds, mais peuvent également concerner de plus grosses articulations, telles que les genoux ou les épaules.

Environ 5 à 10 % des personnes infectées continuent de ressentir de fortes douleurs articulaires même après la disparition de la fièvre, dans certains cas pendant plusieurs mois, voire plus rarement pendant des années.

Le diagnostic est confirmé par analyse sanguine. Un test PCR jusqu’à sept jours après le début des symptômes ou une sérologie (détection des anticorps) à partir de la deuxième semaine de la maladie.

Il n’existe aucun traitement contre le virus. Le seul traitement est symptomatique et vise à atténuer les douleurs articulaires par la prise d’anti-inflammatoires.

  • Éviter les piqûres de moustiques en journée (lorsque les moustiques Aedes sont actifs) à l’aide d’anti-moustiques (répulsifs) sur les zones du corps non couvertes
  • Porter des vêtements longs (couvrant)
  • Imprégner les vêtements avec un insecticide
  • Environnement: éliminer toute eau stagnante dans les récipients situés à proximité immédiate des habitations afin de prévenir l’apparition de sites de reproduction pour les moustiques
  • Pour des informations plus détaillées, consulter la fiche d’information « protection contre les piqûres d’insectes et de tiques »

  • Le risque d'encéphalite japonaise est très faible pour les voyageurs.
  • Les mesures de prévention des piqûres de moustiques le soir et la nuit sont fortement recommandées.
  • Il existe un vaccin sûr et efficace qui est recommandé aux voyageurs à risque, tels que:
    • Travail / activités de plein air étendues dans les zones rurales
    • Séjours de longue durée (>4 semaines) ou pendant une épidémie en cours

Under construction

  • La fièvre jaune n'est présente que dans certaines régions d'Afrique et d'Amérique latine.
  • Il s'agit d'une infection virale potentiellement mortelle, transmise par des moustiques actifs surtout pendant la journée.
  • La vaccination est fortement recommandée pour tous les voyageurs dans les régions où la fièvre jaune est présente, et est obligatoire pour entrer dans certains pays, voir vaccinations.
  • Lisez les informations suivantes pour préparer au mieux votre voyage.

  • La fièvre jaune est une maladie présente en Afrique subsaharienne et en Amérique du Sud qui se transmet par les piqûres de moustiques.
  • Chez les voyageurs non vaccinés, la maladie peut être grave. Elle est mortelle dans plus de 50 % des cas.
  • Un vaccin très efficace est disponible.
  • En raison du risque d’effets secondaires potentiellement graves, l’administration du vaccin doit faire l’objet de prudence chez les personnes immunodéprimées ou âgées, ainsi que chez les femmes enceintes.

La fièvre jaune est une infection virale aiguë transmise par les piqûres de moustiques. La maladie est présente en Afrique subsaharienne et en Amérique du Sud. Il s’agit d’une maladie potentiellement mortelle. Cependant, la vaccination offre une protection très élevée.

La fièvre jaune est endémique dans les pays d’Afrique subsaharienne et d’Amérique du Sud, ainsi qu’au Panama. La transmission se produit tout au long de l’année, mais elle atteint un pic pendant la saison des pluies. Les mêmes espèces de moustiques sont présentes en Asie, mais aucun cas de fièvre jaune n’a été observé dans cette région du monde.

Le virus de la fièvre jaune est principalement transmis à l’homme par la piqûre de moustiques infectés de type Aedes, actifs en journée, ou de type Haemagogus, actifs la nuit. Les moustiques contractent le virus en piquant des primates (humains ou non humains) infectés, puis transmettent le virus à d’autres primates (humains ou non humains). La transmission de la fièvre jaune et les épidémies sont facilitées par l’interface entre la jungle, la savane et les zones urbaines. Les personnes qui travaillent dans la jungle contractent le virus et tombent malades. Ainsi, le virus est importé en milieu urbain par les personnes infectées où il se transmet à d’autres personnes.

La plupart des personnes infectées par le virus de la fièvre jaune présentent des symptômes légers ou sont asymptomatiques et se rétablissent complètement. Toutefois, certaines personnes développent la maladie fièvre jaune avec des symptômes qui se manifestent généralement entre 3 et 6 jours après l’infection. Les symptômes sont peu spécifiques et ressemblent à ceux de la grippe (fièvre, frissons, maux de tête et douleurs). Après une brève rémission, environ 10 à 20 % des personnes atteintes développeront une forme grave de la maladie. La maladie grave se caractérise par une forte fièvre, une peau et des yeux jaunes, des hémorragies, un choc et une insuffisance des organes. Elle est mortelle chez 30 à 60 % des patients.

Il n’existe aucun traitement spécifique. Il s’agit essentiellement d’un traitement de confort qui consiste à se réhydrater et à faire baisser la fièvre. Il est recommandé d’éviter l’aspirine et autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, par exemple l’ibuprofène ou le naproxène, en raison d’un risque accru d’hémorragies.

À l’instar de toutes les maladies transmises par les moustiques, la prévention consiste à se protéger des piqûres de moustiques de jour, comme de nuit (voir la fiche d’informations « Protection contre les piqûres d’insectes et de tiques »). Le vaccin disponible est très efficace et assure une protection à long terme. Il est recommandé à partir de l’âge de 9 mois pour les personnes qui se rendent dans des zones où la fièvre jaune est endémique. Par ailleurs, certains pays exigent que les voyageurs présentent une preuve de vaccination lors de leur entrée dans le pays.

Le vaccin est une forme vivante atténuée du virus. Les personnes immunocompétentes sont protégées à partir de 10 jours suite à la première vaccination. Les réactions au vaccin contre la fièvre jaune sont généralement légères et comprennent des maux de tête, des douleurs musculaires et une légère fièvre. Les effets secondaires peuvent être traités avec du paracétamol, mais l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, par exemple l’ibuprofène ou le naproxène, doivent être évités. Dans des cas extrêmement rares, le vaccin peut entraîner des réactions graves, voire mortelles. Ainsi, l’administration du vaccin doit faire l’objet de prudence chez les personnes immunodéprimées ou âgées, ainsi que chez les femmes enceintes. Si vous faites partie de ce groupe à risque, renseignez-vous auprès de votre médecin spécialisé en médecine des voyages.

En 2016, l’OMS a modifié ses recommandations en matière de vaccination contre la fièvre jaune, en passant d’une dose de rappel tous les 10 ans à une dose unique, valable à vie. Toutefois, cette décision a été prise sur la base de données restreintes et principalement issues de populations endémiques, exposées à des rappels naturels (par contact avec des moustiques infectés). Ainsi, cette recommandation ne s’applique pas aux voyageurs venant de régions non endémiques. La stratégie de la dose unique préconisée par l’OMS ayant soulevé des inquiétudes chez plusieurs experts, le Comité suisse d’experts en médecine des voyages recommande une dose de rappel unique ≥10 ans après la 1ère dose (max. 2 doses en tout) chez les personnes immunocompétentes, avant de considérer une immunité à vie.

Carte de la fièvre jaune - Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies : https://www.cdc.gov/yellowfever/maps/index.html 
Informations sur la fièvre jaune - Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies : https://www.cdc.gov/yellowfever/index.html 
Informations sur la fièvre jaune - Centre européen de prévention et de contrôle des maladies : https://www.ecdc.europa.eu/en/yellow-fever/facts 

  • La fièvre typhoïde est une maladie grave causée par une bactérie et transmise par des aliments ou de l'eau contaminés.
  • Le risque est très faible pour les voyageurs qui ont accès à des aliments et des boissons sains.
  • La meilleure protection contre la fièvre typhoïde consiste à respecter une hygiène de base optimale.
  • Un vaccin sûr et relativement efficace est disponible.

Under construction

  • La fièvre typhoïde, également appelée fièvre entérique, est causée par les bactéries Salmonella Typhi et Salmonella Paratyphi.
  • Les bactéries sont relâchées dans les selles des personnes infectées. Dans les pays où les normes d’hygiène sont précaires, la bactérie peut ensuite pénétrer dans le réseau d’eau potable et provoquer des infections chez d’autres personnes.
  • La maladie se propage par l’ingestion d’aliments et de boissons contaminés.
  • La principale mesure préventive peut se résumer par la formule « Cuisez, épluchez, faites bouillir ou laissez tomber ». Autrement dit : évitez de boire de l’eau non bouillie ou provenant de bouteilles non scellées ; évitez les produits refroidis/congelés (p.ex. les glaçons ou les crèmes glacées), sauf s’ils proviennent d’une source sûre ; évitez les légumes non cuits, épluchez et nettoyez vous-même les fruits et les légumes avec de l’eau potable sûre uniquement.
  • Un vaccin est disponible et recommandé : a) pour les voyageurs se rendant dans le sous-continent indien ou en Afrique de l’Ouest, b) pour les voyageurs rendant visite à des amis ou de la famille, ou pour les voyageurs de longue durée se rendant dans d’autres zones tropicales ou subtropicales.

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne qui touche l’ensemble du corps et se manifeste principalement par une forte fièvre, souvent accompagnée de somnolence (tuphos en grec signifie « torpeur ») et de maux de tête intenses. Si l’infection est traitée par des antibiotiques adaptés, la mortalité est très faible. En l’absence de traitement par contre, la maladie entraîne des complications pouvant mener à une mortalité importante. La fièvre typhoïde ne doit pas être confondue avec la salmonellose intestinale, une maladie causée par d’autres espèces de salmonelles qui provoquent principalement des symptômes diarrhéiques bénins dans le monde entier.

La fièvre typhoïde est surtout présente sur le sous-continent indien (Afghanistan, Pakistan, Népal, Bhoutan, Inde et Bangladesh). Cette région connaît aussi une augmentation croissante de la résistance aux antibiotiques. La maladie est aussi présente dans toute la région subtropicale, mais à une moindre fréquence. Autrefois, elle était présente en Europe et en Amérique du Nord, mais la maladie a disparu grâce à l’amélioration de la qualité de l’eau et des normes sanitaires.

La fièvre typhoïde se transmet par voie fécale-orale : les bactéries sont relâchées dans les selles des personnes infectées et si l’hygiène des mains est insuffisante, les personnes infectées peuvent contaminer les aliments et l’eau potable de leur famille. Dans les régions où les normes d’assainissement sont précaires, les matières fécales contaminées peuvent également contaminer l’approvisionnement public en eau potable.

La période d’incubation, autrement dit l’intervalle de temps entre l’infection et la survenue des premiers symptômes, peut varier entre 3 jours et 3 semaines. Le symptôme principal de la fièvre typhoïde est une fièvre élevée (entre 39 et 41 °C) accompagnée de maux de tête intenses et de somnolence. Dans la phase initiale de la maladie, les patients se plaignent souvent de constipation. À un stade plus avancé, des diarrhées peuvent apparaître. Aux stades ultérieurs et en l’absence d’un traitement adéquat, la maladie peut se compliquer en septicémie, ou en hémorragie ou perforation intestinale, entraînant de fait une mortalité importante.

La fièvre typhoïde se guérit grâce à un traitement antibiotique adapté en fonction du profil de résistance de la bactérie. Sur le sous-continent indien, certaines souches peuvent être multirésistantes, nécessitant un traitement antibiotique intraveineux à large spectre. En cas de fièvre typhoïde grave avec baisse du degré de conscience (délire) ou coma, il peut être nécessaire de compléter le traitement avec des corticoïdes.

« Cuisez, épluchez, faites bouillir ou laissez tomber » : ce simple slogan suffirait presque à prévenir la fièvre typhoïde. Mais rares sont les voyageurs qui respectent ce conseil à la lettre. Toutefois, on n’insistera jamais assez sur l’importance de l’hygiène des aliments et de l’eau : évitez d’acheter des bouteilles d’eau non scellées, évitez de boire de l’eau du robinet provenant de sources inconnues, évitez de manger des aliments refroidis ou congelés (c.-à-d. des glaçons ou de la crème glacée) et évitez de manger des fruits et légumes crus que vous n’avez pas épluchés et lavés vous-même avec de l’eau potable sûre.

Deux types de vaccins sont disponibles :

  • Un vaccin oral (vivant) composé de trois capsules à prendre un jour sur deux à jeun. Ces capsules doivent être réfrigérées avant d’être utilisées. Ce vaccin offre une protection d’environ 70 % qui commence 10 jours après la prise de la troisième et dernière capsule. Au bout d’un an ou trois ans, le vaccin doit être pris à nouveau avant un nouveau voyage dans une zone à risque. Ce vaccin ne peut être administré aux patients atteints d’une maladie gastro-intestinale chronique grave (telle que la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse) ou qui présentent une baisse sévère de l’immunité.
  • Le vaccin à dose unique est un vaccin inactivé injecté par voie intramusculaire. La protection atteint également 70 % environ et commence 14 jours après l’injection. Ce vaccin peut être administré aux patients chez qui le vaccin oral n’est pas recommandé. Il n’est pas enregistré en Suisse, mais la plupart des médecins spécialisés en médecine tropicale et médecine des voyages, ainsi que tous les centres spécialisés en médecine des voyages, ont le vaccin en stock. La durée de la protection est d’environ trois ans.

La vaccination contre la fièvre typhoïde est conseillée pour les voyages de longue durée et aux voyageurs qui se rendent dans des régions où le risque de transmission est particulièrement élevé et/ou la maladie est plus difficile à traiter en raison d’une forte résistance aux antibiotiques.

  • Le mal de l'altitude peut être observé dans les régions situées à plus de 2500 mètres.
  • La susceptibilité au mal de l'altitude diffère d'une personne à l'autre ; elle n'est pas liée à la forme physique.
  • Les jeunes sont généralement plus sensibles au mal de l'altitude que les personnes âgées.
  • Un mal d'altitude grave avec accumulation de liquide dans le cerveau ou les poumons peut rapidement conduire à la mort.
  • Lisez les informations suivantes lorsque vous planifiez des randonnées en haute montagne.

  • Si vous prévoyez un voyage à plus de 2500 m, nous vous recommandons vivement, pour votre propre sécurité, de lire cette fiche d'information et de l'emporter avec vous pendant le voyage.

  • La maladie à virus Zika est une maladie virale transmise par des piqûres de moustiques actifs en journée.
  • L'infection à virus Zika pendant la grossesse (quel que soit le trimestre) peut provoquer une malformation du fœtus.
  • Dans les régions où existe un risque accru de transmission (épidémie), des recommandations spécifiques doivent être données aux femmes enceintes ou à celles qui prévoient une grossesse.
  • Si vous ou votre partenaire êtes enceinte ou si vous envisagez une grossesse, il est vivement recommandé de vous informer en détail sur la maladie à virus Zika.

Distribution du virus Zika, voir CARTE ZIKA

  • Cette fiche d'informations contient des informations importantes sur la maladie à virus Zika et les mesures de prévention.
  • Si vous ou votre partenaire êtes enceinte ou si vous envisagez une grossesse, il est vivement recommandé de vous informer en détail sur la maladie à virus Zika.

  • La maladie à virus Zika est une maladie virale transmise par des piqûres de moustiques actifs en journée.
  • L'infection par le virus Zika pendant la grossesse (quel que soit le trimestre) peut provoquer une malformation du fœtus.
  • Dans les régions où existe un risque accru de transmission (épidémie), des recommandations spécifiques doivent être données aux femmes enceintes ou à celles qui prévoient une grossesse.

La maladie à virus Zika est une maladie virale transmise par des piqûres de moustiques actifs en journée. Environ une personne sur cinq développe des symptômes tels que de la fièvre, une éruption cutanée, une conjonctivite, des douleurs articulaires et musculaires et parfois, des maux de tête. En général, la maladie est bénigne et guérit spontanément, mais dans de rares cas, des complications immunologiques et neurologiques surviennent. Une infection en cours de grossesse peut entraîner de graves conséquences pour le fœtus. Il est déconseillé aux femmes enceintes de se rendre dans les régions à risque (en cours d’épidémie).

Le virus Zika a été identifié en 1947 chez des singes de la forêt Zika en Ouganda. La circulation du virus est longtemps restée limitée à l’Afrique et à l’Asie du Sud-Est avec quelques cas par an. En mai 2015, le continent américain a été touché pour la première fois, avec une épidémie au Brésil qui s'est rapidement propagée en Amérique du Sud, en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Depuis, la maladie est observée dans la plupart des régions tropicales et subtropicales.

Le risque de contagion est actuellement faible dans la plupart des régions et ne nécessite pas de mesures particulières. Cependant, des épidémies réapparaissent sporadiquement. Le risque de transmission étant élevé pendant les épidémies, des recommandations spécifiques pour les voyageurs sont nécessaires.

Le virus Zika se transmet par des piqûres de moustiques infectés (du genre Aedes aegypti, dont le moustique tigre), actifs en journée, principalement à l'aube et quelques heures avant le coucher du soleil. La présence de ces moustiques est fréquente dans les villes des régions tropicales et subtropicales. La transmission interhumaine peut se produire lors d’une grossesse (d’une mère au fœtus), de rapports sexuels non protégés avec une personne infectée (avec ou sans symptômes) ou encore, lors d'une transfusion sanguine.

Environ 80 % des personnes infectées ne présentent aucun symptôme. Les signes cliniques se manifestent dans les deux semaines suivant la piqûre d'un moustique infecté et sont généralement bénins : fièvre modérée, éruption cutanée souvent accompagnée de démangeaisons, conjonctivite, douleurs articulaires, maux de tête, douleurs musculaires et troubles digestifs. En général, le patient guérit spontanément en 5 ou 7 jours. Les complications neurologiques, comme le syndrome de Guillain-Barré, et immunologiques sont rares. L'infection à virus Zika au cours d’une grossesse (quel que soit le trimestre) peut provoquer une malformation du fœtus.

En cas de fièvre, il est recommandé de consulter un médecin sur place. Les symptômes d'une infection à virus Zika peuvent ressembler à ceux de la dengue ou du paludisme, pour lequel un traitement d’urgence est nécessaire. Le traitement vise à faire baisser la fièvre et à soulager les douleurs articulaires (paracétamol). Évitez l'aspirine et les anti-inflammatoires (p. ex. l'ibuprofène) tant que la dengue n'est pas exclue. Il n'existe aucun vaccin.

En cas de grossesse et de fièvre pendant ou au retour d'une région où le virus Zika est endémique, il est recommandé de réaliser des analyses sanguines ou urinaires. En cas d'infection confirmée, la prise en charge médicale doit être discutée avec le gynécologue et le spécialiste en médecine des voyages. 

Une protection efficace contre les piqûres de moustiques pendant la journée et en début de soirée (vêtements longs, produits anti-moustiques, moustiquaire).

Lors d'un voyage dans une région à risque (épidémie déclarée) et afin de prévenir une éventuelle transmission sexuelle du virus, il est recommandé d'utiliser un préservatif masculin ou féminin pendant le voyage et jusqu’à deux mois suivant le retour.

En raison du risque de malformation fœtale, il est déconseillé aux femmes enceintes de voyager dans des régions à risque (déclarées comme épidémiques), à tout stade de la grossesse. En cas de voyage indispensable, il est conseillé de consulter un spécialiste de la médecine des voyages avant le départ. Il est recommandé aux femmes souhaitant tomber enceintes d’attendre au moins deux mois après leur retour (ou celui de leur partenaire) d'une région endémique.

  • L'infection à virus Zika pendant la grossesse (quel que soit le trimestre) peut provoquer une malformation du fœtus.
  • Pour les informations les plus récentes sur la distribution ou les épidémies du virus Zika, consulter les informations voyages et Zika du CDC: https://wwwnc.cdc.gov/travel/page/zika-information 

  • Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont un groupe d'infections virales, bactériennes et parasitaires. Si beaucoup sont traitables, certaines peuvent provoquer des complications, des maladies graves ou des infections chroniques.
  • Les IST sont en augmentation dans le monde entier.
  • Lisez la fiche d'information suivante pour en savoir plus.

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  • Le paludisme (malaria) est une infection parasitaire potentiellement mortelle, transmise la nuit par des piqûres de moustiques.
  • Il convient de veiller particulièrement à se protéger contre les moustiques, du crépuscule à l’aube, dans les zones à risque.
  • Dans les zones à haut risque, la prise d’un traitement préventif (prophylaxie) est fortement conseillée.
  • En cas de séjour dans une zone à bas risque : renseignez-vous auprès d’un médecin spécialisé en médecine des voyages s’il est nécessaire d’emporter un traitement d’urgence contre le paludisme.
  • Si vous faites partie d’un groupe à risque (femmes enceintes, enfants en bas-âge, personnes âgées, personnes atteintes de maladies préexistantes ou avec un déficit immunitaire) : consultez un médecin avant votre voyage, le paludisme peut très vite s’aggraver.
  • En cas de fièvre supérieure à 37,5°, mesure prise par voie axillaire ou tympanique (un thermomètre en état de marche est indispensable !), pendant ou après le voyage, rendez-vous immédiatement chez un médecin / hôpital pour faire analyser votre sang ! Cela vous concerne, que vous ayez pris un traitement prophylactique ou non !
  • Pour votre santé, nous vous recommandons fortement de vous informer en détail sur le paludisme et de lire les informations suivantes.

Pour votre santé, nous vous recommandons fortement de vous informer en détail sur le paludisme et d'emporter cette fiche d'information lors de votre voyage.

  • Le paludisme (malaria) est une infection parasitaire potentiellement mortelle, transmise la nuit par des piqûres de moustiques.
  • Il convient de veiller particulièrement à se protéger contre les moustiques, du crépuscule à l’aube, dans les zones à risque.
  • Dans les zones à haut risque, la prise d’un traitement préventif (prophylaxie) est fortement conseillée.
  • En cas de séjour dans une zone à bas risque : renseignez-vous auprès d’un médecin spécialisé en médecine des voyages s’il est nécessaire d’emporter un traitement d’urgence contre le paludisme.
  • Si vous faites partie d’un groupe à risque (femmes enceintes, enfants en bas-âge, personnes âgées, personnes atteintes de maladies préexistantes ou avec un déficit immunitaire) : consultez un médecin avant votre voyage, le paludisme peut très vite s’aggraver.
  • En cas de fièvre supérieure à 37,5°, mesure prise par voie axillaire ou tympanique (un thermomètre en état de marche est indispensable !), pendant ou après le voyage, rendez-vous immédiatement chez un médecin / hôpital pour faire analyser votre sang ! Cela vous concerne, que vous ayez pris un traitement prophylactique ou non !

Le paludisme (ou malaria) est une maladie fébrile aiguë potentiellement mortelle causée par un parasite de genre Plasmodium, transmis par des moustiques pendant la nuit (entre le crépuscule et l’aube). Un diagnostic et un traitement précoces sont essentiels pour prévenir les complications, dont le décès, ainsi que pour guérir. Pour prévenir le paludisme, il est important de se protéger des piqûres de moustiques et en cas de séjour en zones à haut risque, de prendre un traitement antipaludique à visée préventive (prophylaxie). Les groupes à risque, tels que les femmes enceintes, les enfants en bas-âge, les personnes âgées ou les voyageurs atteints de maladies chroniques doivent demander conseil auprès d’un spécialiste.

Le paludisme touche principalement les régions tropicales et subtropicales d’Afrique, d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale (voir la carte du paludisme).

Le Plasmodium se transmet à l’humain par la piqûre de moustiques Anophèles, actifs entre le crépuscule et l’aube uniquement. Ils passent parfois inaperçus, car ils sont petits et ne font presque pas de bruit.

En cas de séjour dans une zone endémique, les symptômes apparaissent généralement entre sept jours et un mois après la piqûre, mais ils peuvent aussi survenir plusieurs mois, voire plus d’un an après. Les symptômes sont de type grippal : d’abord de la fièvre, puis éventuellement des maux de tête, des douleurs musculaires, de la nausée et parfois, de la diarrhée ou de la toux. Seule une analyse sanguine peut confirmer le diagnostic.

Toute fièvre pendant ou après un séjour en zone d’endémie du paludisme est une urgence absolue ! Un diagnostic et un traitement précoces sont nécessaires, car la santé des personnes atteintes de paludisme peut se détériorer très rapidement. Ainsi, en cas de fièvre supérieure à 37,5° (mesurée avec un thermomètre), il est primordial de confirmer un diagnostic de paludisme par une analyse sanguine dans les 24 heures, que vous ayez pris un traitement prophylactique ou non. Rendez-vous chez un médecin ou dans un hôpital en mesure de réaliser ce type d’analyse. Si l’analyse se révèle négative et que la fièvre persiste, il est nécessaire de répéter une analyse le lendemain.

Le paludisme peut être traité efficacement, mais sans traitement, la maladie peut rapidement engendrer des complications et s’avérer mortelle. Les personnes ayant déjà eu le paludisme par le passé ne sont pas protégées d’une infection ultérieure.

La prévention du paludisme passe par la combinaison de plusieurs approches :

  1. Se protéger des piqûres de moustiques du crépuscule à l’aube est primordial dans toutes les régions touchées par le paludisme, mais aussi dans les zones où le risque est minime : cela permet de se prémunir d’autres maladies transmises par les moustiques, fréquentes dans les mêmes régions. Les mesures consistent en :
    • Habillement : Portez des hauts à manches longues et des pantalons. Pour plus de protection, imprégnez vos vêtements au préalable avec un insecticide contenant de la perméthrine comme substance active (p.ex. Nobite® Textile).
    • Antimoustiques : Appliquez un antimoustique sur les zones non couvertes du corps plusieurs fois par jour.
    • Chambre à coucher : Dormez dans une chambre climatisée ou sous une moustiquaire imprégnée. À l’intérieur, utilisez des sprays anti-moustiques ; utilisez les spirales à brûler à l’extérieur exclusivement, p.ex. sous une table le soir.
    • Chimioprophylaxie : Selon la région et la saison, il peut s’avérer nécessaire de prendre un traitement prophylactique (préventif). Ceci est recommandé pour toutes les destinations présentant un risque élevé de paludisme (marquées en rouge sur nos cartes). Le traitement se prend au cours d’un repas avant, pendant et après votre séjour. Demandez à votre médecin spécialisé en médecine des voyages si une chimioprophylaxie est requise pour votre voyage, et il vous prescrira le médicament approprié et le bon dosage.
  2. Emporter un traitement d’urgence ou SBET (standby emergency treatment) est recommandé pour certaines situations: séjour dans une région présentant un faible risque de paludisme mais avec structure médicale inexistante ou peu fiable. Demandez à votre médecin spécialisé en médecine des voyages si emporter un SBET est nécessaire dans votre cas, surtout si vous prévoyez de voyager dans un endroit où la présence d’une infrastructure médicale fiable n’est pas assurée.
  3. Chez certains groupes à risque, le paludisme peut rapidement devenir dangereux. Si vous êtes enceinte, voyagez avec des enfants en bas-âge ou si vous êtes une personne âgée ou atteint d’une maladie préexistante, ou encore si vous êtes immunodéprimé, demandez conseil auprès d’un spécialiste en médecine des voyages pour savoir si une chimioprophylaxie est recommandée, même si vous visitez une région à faible risque.

À ce jour, il n’existe aucun vaccin contre le paludisme pour les voyageurs.

  • Emportez un thermomètre en état de marche !
  • Les symptômes du paludisme se manifestent au plus tôt sept jours après l’entrée dans une zone d’endémie. Une fièvre supérieure à 37,5° indique toujours une suspicion de paludisme !
  • En cas de fièvre pendant ou même des mois après un séjour en zone d’endémie :
    • Consultez immédiatement un établissement de santé pour exclure le paludisme par une analyse sanguine.
    • Cette analyse doit être réalisée au maximum 24h après l’apparition de la fièvre, que vous ayez pris un traitement prophylactique ou non !
    • L’analyse devra être effectuée une nouvelle fois en cas de résultat négatif ou peu concluant et si la fièvre persiste ou réapparaît.
  • Pour les personnes ayant séjourné en zone à faible risque et à qui un traitement d’urgence (SBET) a été prescrit:
    • En cas de fièvre : faites immédiatement une analyse sanguine pour le paludisme.
    • Si une analyse sanguine n’est pas possible et que la fièvre perdure plus de 24 heures ou réapparait : prenez le traitement d’urgence, tel que prescrit par votre médecin spécialisé en médecine des voyages.
    • Même si vous avez commencé à prendre votre traitement contre le paludisme : consultez d’urgence un médecin pour diagnostiquer l’origine de votre fièvre.

  • La méningococcie est une infection bactérienne très grave, potentiellement mortelle, qui sans traitement peut entraîner le décès en quelques heures.
  • La transmission entre personnes se fait par des gouttelettes. Le risque est plus élevé pour les voyageurs qui se rendent dans des régions propices aux épidémies saisonnières (la ceinture de la méningite en Afrique subsaharienne).
  • La prévention de la maladie passe par l’administration d’une dose de vaccin quadrivalent méningococcique dont la protection dure au moins 5 ans.

  • La méningococcie est une infection bactérienne très grave, potentiellement mortelle, qui sans traitement peut entraîner le décès en quelques heures.
  • La transmission entre personnes se fait par des gouttelettes. Le risque est plus élevé pour les voyageurs qui se rendent dans des régions propices aux épidémies saisonnières (la ceinture de la méningite en Afrique subsaharienne).
  • La prévention de la maladie passe par l’administration d’une dose de vaccin quadrivalent méningococcique dont la protection dure au moins 5 ans.

La méningococcie est une infection très grave, potentiellement mortelle, causée par une bactérie appelée Neisseria meningitidis. Les patients atteints d’une infection à méningocoque présentent généralement une fièvre d’apparition brutale, des frissons et des maux de tête, rapidement suivis d’autres symptômes tels qu’une éruption cutanée, des nausées, des vomissements, une fatigue ou un état de confusion. Il est nécessaire de consulter immédiatement un médecin et de débuter un traitement antibiotique.

Les infections à méningocoques surviennent dans tous les pays du monde. L’incidence la plus élevée s’observe lors d’épidémies saisonnières pendant la saison sèche (de décembre à juin) dans ce que l’on appelle la « ceinture de la méningite », située en Afrique subsaharienne. Le risque d’infection est également plus élevé en cas de rassemblements de masse, notamment lors des pèlerinages Hajj et Omra en Arabie Saoudite. Tout le monde peut être infecté, mais les enfants en bas-âge et les personnes atteintes de certaines maladies (p.ex. une absence fonctionnelle de la rate) ou sous certains types de traitements sont plus exposés au risque d’infection à méningocoques.

La bactérie se transmet d’une personne à l’autre par des gouttelettes, le plus souvent en cas de contacts étroits, comme lorsque l’on partage un logement ou que l’on s’embrasse.

L’infection à méningocoques se manifeste généralement par une méningite ou une septicémie. Les patients présentent une fièvre d’apparition brutale, des maux de tête et un malaise, rapidement suivis d’autres symptômes, tels qu’une raideur de la nuque, des douleurs aux membres, une éruption cutanée, de la confusion, de la diarrhée et des vomissements. Les infections à méningocoques sont très graves et peuvent entraîner le décès en quelques heures.

Les patients atteints de méningococcie doivent recevoir des soins médicaux d’urgence, ainsi qu’un traitement antibiotique par voie intraveineuse. Les complications graves, telles que des problèmes respiratoires, une hypotension, des convulsions ou une nécrose des tissus nécessitent un traitement spécifique.

Pour les voyageurs se rendant dans des zones épidémiques et les personnes présentant des facteurs de risque, la vaccination est le meilleur moyen de prévenir la méningococcie. Une dose de vaccin quadrivalent conjugué contre la méningite (p.ex. Menveo®) protège de la majorité des infections à méningocoques dès 7 à 10 jours après la vaccination. La protection dure au moins 5 ans et le vaccin est autorisé dès l’âge de deux ans. Les enfants plus jeunes peuvent être vaccinés en dehors des recommandations officielles. Pour les bébés de moins de 12 mois, un schéma de vaccination à trois doses est indiqué. En cas d’exposition récurrente ou de risque continu, une dose de rappel est recommandée tous les 5 ans. En cas de pèlerinage en Arabie saoudite (Hajj et Omra), le vaccin contre les infections à méningocoques (dose de rappel tous les 3 ans) est obligatoire. Le vaccin est généralement bien toléré. Parfois, des effets secondaires transitoires tels que fièvre, douleur au site d’injection, maux de tête ou fatigue surviennent, mais ils disparaissent tout seuls au bout de quelques jours.

En Suisse, la vaccination contre les infections à méningocoques est recommandée à titre de vaccination complémentaire pour les enfants âgés de 2 à 4 ans et pour les adolescents âgés de 11 à 15 ans. En outre, il est recommandé de vacciner les groupes à risque suivants : les personnes atteintes de certaines maladies ; les personnes en contact étroit avec un patient atteint de méningococcie ; et les voyageurs se rendant dans des zones à potentiel épidémique.

Pour de plus amples informations sur la maladie et les recommandations nationales suisses (disponible en allemand, français, italien), consultez : https://www.bag.admin.ch/bag/de/home/krankheiten/krankheiten-im-ueberblick/meningokokken-erkrankungen.html 

  • La rage se transmet principalement par les chiens (et les chauves-souris), mais n’importe quel mammifère peut transmettre le virus.
  • Dès la survenue des symptômes, la rage est mortelle.
  • Le seul moyen d’éviter le décès est de se faire vacciner avant le voyage ou de nettoyer immédiatement la plaie et recevoir une immunisation après l’exposition. Dans de nombreux pays, les vaccins et les immunoglobulines sont souvent indisponibles.
  • La meilleure prévention contre la rage est d’éviter les contacts avec des mammifères et la vaccination préexposition, particulièrement recommandée en cas de
    • séjours de longue durée dans des pays endémiques,
    • voyages courts présentant un risque individuel élevé, notamment voyages à deux roues ou randonnées dans des zones reculées, bébés et enfants de moins de 8 ans,
    • professionnels travaillant avec des animaux ou explorateurs de grottes (chauves-souris !).
  • Pour une préparation optimale du voyage, nous vous recommandons de lire attentivement les informations mentionnées ci-dessous et d'emporter la fiche d'information lors de votre voyage !

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Cette fiche d'information contient des renseignements importants sur la rage. Pour une préparation optimale de votre voyage, nous vous recommandons de lire attentivement ces informations et d'emporter la fiche d'information lors de votre voyage !

  • La rage se transmet principalement par les chiens (et les chauves-souris), mais n’importe quel mammifère peut transmettre le virus.
  • Dès la survenue des symptômes, la rage est mortelle. Le seul moyen d’éviter le décès est de se faire vacciner avant le voyage ou de nettoyer immédiatement la plaie et recevoir une immunisation après l’exposition. Dans de nombreux pays, les vaccins et les immunoglobulines sont souvent indisponibles.
  • La meilleure prévention contre la rage est d’éviter les contacts avec des mammifères et la vaccination préexposition, particulièrement recommandée en cas de
    • séjours de longue durée dans des pays endémiques,
    • voyages courts présentant un risque individuel élevé, notamment voyages à deux roues ou randonnées dans des zones reculées, bébés et enfants de moins de 8 ans,
    • professionnels travaillant avec des animaux ou explorateurs de grottes (chauves-souris !).

Les chiens sont responsables de plus de 95 % des cas humains. Les chauves-souris (Amérique latine), les chats et les singes (rarement), les prédateurs et d’autres mammifères peuvent aussi transmettre la rage. Les zones les plus à risque sont l’Asie, l’Afrique et certains pays d’Amérique latine (p.ex. la Bolivie). La rage peut survenir partout dans le monde, sauf dans les pays où elle a été éradiquée.

Griffures avec saignement, blessures léchées, morsures d’animaux infectés : lorsque la salive ou d’autres fluides corporels d’animaux infectés pénètrent dans l’organisme (p.ex., blessures qui saignent, même une égratignure), le virus de la rage se multiplie au point d’entrée et se propage ensuite aux nerfs périphériques pour finalement atteindre le système nerveux central. Une fois dans le cerveau, l’infection est mortelle.

Lors de la survenue de symptômes tels que des démangeaisons, une paralysie ou de l’hydrophobie (peur de l’eau) entre 2 et 12 semaines après le contact (fourchette : entre 4 jours et 4 ans !), le point de non-retour est atteint et la maladie est mortelle. Ainsi, il est primordial d’être vacciné avant toute exposition (préexposition) et d’agir immédiatement en cas de contact.

Il n’existe aucun traitement fiable contre la rage.

Mesures post-exposition :

  • Nettoyer immédiatement la plaie avec beaucoup d’eau et du savon pendant 10 à 15 minutes, appliquer du désinfectant (p.ex. Bétadine®, Merfen®) et se rendre en urgence (dans les 24h) auprès d’un centre hospitalier pour démarrer la vaccination post-exposition.
  • Un vaccin antitétanique de rappel est également indiqué.
  • Pour les personnes ayant reçu une vaccination contre la rage avant de voyager (préexposition), il est suffisant de recevoir deux doses supplémentaires (de n’importe quelle marque disponible) à 3 jours d’intervalle.
  • En cas d’absence de vaccination préexposition complète, il est nécessaire de recevoir - en plus de la vaccination post-exposition - des immunoglobulines à titre d’immunisation passive.
  • Il convient de noter que les immunoglobulines (et parfois, les vaccins) sont souvent indisponibles dans les milieux à faibles ressources, ce qui est source de stress et d’insécurité.

Caresser des animaux mignons n’est pas une bonne idée. Évitez de toucher des animaux sauvages, inconnus, voire morts. Vaccination préexposition : Les voyageurs qui sont susceptibles d'effectuer des voyages répétés dans des endroits où la rage existe devraient se faire vacciner avant le voyage (préexposition). De plus, la vaccination préexposition est fortement recommandée pour les voyages à risque :

  • séjours de longue durée dans des pays endémiques,
  • voyages courts présentant un risque individuel élevé, notamment voyages à deux roues ou randonnées dans des zones reculées, bébés et enfants de moins de 8 ans,
  • professionnels travaillant avec des animaux ou explorateurs de grottes (chauves-souris !).

Un schéma vaccinal court peut être proposé à la plupart des voyageurs : 2 injections, la première à un mois du départ si possible (minimum : 8 jours avant le départ). Un rappel est recommandé avant le prochain voyage, à un an d’intervalle minimum.

  • Il est recommandé d’obtenir les informations sur la prévention de la rage avant de voyager.
  • En cas de voyage de plusieurs semaines ou à risque particulier, programmez un rendez-vous au centre de médecine des voyages 4 semaines avant le départ au plus tard.
  • Après une éventuelle exposition (morsure, griffure), le nettoyage et désinfection de la plaie et la vaccination sont requis, même pour les personnes vaccinées avant le voyage.
  • Imprimez cette fiche d’informations et gardez-la à portée de main pendant votre voyage !

  • Les schistosomes sont des vers parasites qui infectent les humains lors de baignades ou de marche dans des étangs, des lacs ou des rivières à faible débit. 
  • Évitez de vous baigner, de vous laver ou de marcher dans des étangs, lacs ou rivières dans les régions où la schistosomiase (aussi appelée bilharziose) est endémique.
  • Consultez un médecin généraliste ou un spécialiste de médecine des voyages ou de médecine tropicale en cas de contact suspect dans un plan d’eau douce lors d'un voyage.
  • Des tests de diagnostic et un traitement efficace sont disponibles, ce qui peut prévenir les complications à long terme.

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  • Les schistosomes sont des vers parasites qui infectent les humains lors de baignades ou de marche dans des étangs, des lacs ou des rivières à faible débit. 
  • Évitez de vous baigner, de vous laver ou de marcher dans des étangs, lacs ou rivières dans les régions où la schistosomiase (aussi appelée bilharziose) est endémique.
  • Consultez un médecin généraliste ou un spécialiste de médecine des voyages ou de médecine tropicale en cas de contact suspect dans un plan d’eau douce lors d'un voyage.
  • Des tests de diagnostic et un traitement efficace sont disponibles, ce qui peut prévenir les complications à long terme.

Les schistosomes sont des vers parasites qui infectent les humains lors de baignades ou de marche dans des étangs, des lacs ou des rivières à faible débit. Les larves du parasite pénètrent dans l’organisme humain par la peau. Elles migrent et se développent jusqu’à passer au stade adulte et s’installer dans les veines entourant les intestins ou les voies génitales et urinaires, selon le type de parasite. Leurs œufs restent parfois piégés dans les tissus de l’organisme et déclenchent une réaction inflammatoire, ainsi qu’une fibrose (tissu cicatriciel) dans les organes touchés.

La schistosomiase s’observe en Afrique subsaharienne et dans la péninsule arabique, en Asie (Chine, Philippines, Asie du Sud-Est), dans le nord-est de l'Amérique du Sud et dans certaines îles des Caraïbes.

Les larves du parasite sont libérées par des gastéropodes et pénètrent dans l'organisme humain par la peau lors d’une baignade en eau douce. Les larves se développent dans plusieurs organes et pondent des œufs, lesquels migrent ensuite à travers les parois des intestins et de la vessie en endommageant et en altérant le bon fonctionnement de ces organes après des mois ou années. Les œufs sont rejetés dans les plans d'eau douce lorsque les personnes infectées y défèquent ou urinent. Ces œufs libèrent des larves qui infectent les gastéropodes, lançant ainsi un nouveau cycle parasitaire.

De nombreuses infections ne provoquent aucun signe ni symptôme. Les symptômes dépendent du stade de l'infection: peu après la pénétration des larves par la peau, une éruption cutanée avec démangeaisons peut survenir (« dermatite du baigneur »). Parfois, au bout de 4 à 8 semaines, une réaction immunoallergique, appelée « fièvre de Katayama », se manifeste par de la fièvre et une sensation de malaise général. Des symptômes chroniques tels que des urines et des diarrhées sanglantes, des douleurs au moment d'uriner, ainsi que des douleurs abdominales finissent par apparaître après des mois ou années. Sans traitement, les lésions des voies urinaires et gastrointestinales peuvent entraîner un dysfonctionnement de ces organes.

Consultez un spécialiste des maladies tropicales pour le diagnostic et la prise en charge de la maladie. Des médicaments efficaces sont prescrits lors de la détection d’œufs dans les urines ou les selles, ou lorsque l'analyse de sang révèle la présence d’anticorps contre les vers.

Évitez de vous baigner, de vous laver ou de marcher dans des étangs d'eau douce ou des rivières à faible débit dans les zones endémiques. Les piscines correctement traitées et l’eau de mer sont sans danger ! Il n'existe pas suffisamment d’évidences pour prendre un traitement antiparasitaire après une exposition.

En cas de contact suspect en eau douce au cours d'un voyage, il convient de consulter un spécialiste en médecine tropicale ou un médecin généraliste pour effectuer une analyse sanguine, environ deux mois après l'exposition.

Il existe un risque de maladies transmises par des arthropodes autres que le paludisme, la dengue, le chikungunya ou le zika dans les régions subtropicales et dans certaines régions d'Europe du Sud. Il s'agit notamment des maladies suivantes [et de leurs vecteurs] :

  • en Europe
    o Borréliose, FSME (= encéphalite à tiques), rickettsiose [tiques]
    o Leishmaniose [phlébotomes]
    o Fièvre du Nil occidental [moustiques]
  • en Afrique
    o Rickettsioses, en particulier la fièvre africaine à tique [tiques]
    o Leishmaniose [phlébotomes]
    o Trypanosomiase africaine = maladie du sommeil [mouches tsé-tsé]
    o Fièvre du Nil occidental [moustiques]
  • en Asie
    o Typhus des broussailles [mites]
    o Rickettsiose [puces ou tiques]
    o Leishmaniose [phlébotomes]
    o Fièvre du Nil occidental (moustiques)
    o Fièvre hémorragique de Crimée-Congo [tiques]
  • en Amérique du Nord et en Amérique latine 
    o Rickettsioses, en particulier la fièvre boutonneuse des Montagnes Rocheuses [tiques]
    o Leishmaniose et maladie de Carrion [phlébotomes]
    o Trypanosomiase américaine = maladie de Chagas [punaises triatomes]
    o La fièvre du Nil occidental [moustiques]

Pour plus d'informations, lisez les fiches d'information suivantes

 

Si vous prévoyez un voyage avec un hébergement très modeste ou un séjour de longue durée dans un pays endémique, informez-vous sur la maladie de Chagas.

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  • Il existe d'autres risques de santé importants liés aux voyages, tels que la diarrhée, les problèmes liés au trafic, la plongée, la pollution atmosphérique, etc.
  • Pour plus d'informations, voir les conseils de santé sous "Voyager sain".