Conseils médicaux

aux voyageur

Comité d'experts suisse pour la médecine des voyages
Vaccinations

Vaccinations

Tous les voyageurs doivent être à jour avec la primo-vaccination et les rappels selon le calendrier de vaccination suisse, en particulier pour prévenir les maladies suivantes :

  • Diphtérie-tétanos-coqueluche-polio
  • Rougeole-oreillons-rubéole

Les voyageurs doivent être immunisés contre la varicelle. Les personnes âgées de 11 à 40 ans qui n'ont pas eu la varicelle devraient être vaccinées (2 doses avec un intervalle minimum de 4 à 6 semaines).

Vaccination recommandée selon les recommandations suisses.

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  • Le risque d'encéphalite japonaise est très faible pour les voyageurs.
  • Les mesures de prévention des piqûres de moustiques le soir et la nuit sont fortement recommandées.
  • Il existe un vaccin sûr et efficace qui est recommandé aux voyageurs à risque, tels que
    • Travail / activités de plein air étendues dans les zones rurales.
    • Séjours de longue durée (>4 semaines) ou pendant une épidémie en cours

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  • L'encéphalite à tiques est une infection virale qui est transmise par les tiques. Elle est également appelée "Encéphalite verno-estivale à tiques (FSME)" (FSME).
  • L'encéphalite verno-estivale à tiques est présente dans certaines zones forestières d'Europe et d'Extrême-Orient.
  • Il existe un vaccin sûr et efficace qui est recommandé pour tout séjour dans les zones endémiques.

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  • Tous les voyageurs se rendant dans des pays où la fièvre jaune est endémique doivent être vaccinés contre la fièvre jaune (même si la vaccination n'est pas obligatoire dans le pays !). En l'absence d'immunosuppression, une dose de rappel unique est recommandée après 10 ans.
  • Le vaccin contre la fièvre jaune doit être administré par un médecin ou un centre autorisé au moins dix jours avant votre arrivée dans le pays de destination, avec inscription dans le carnet international de vaccination ('International Certificate for Vaccination’).
  • Les voyageuses enceintes ou qui allaitent, ainsi que les personnes qui souffrent d'une affection compromettant le système immunitaire sont invitées à consulter un spécialiste de médecine des voyages.

  • La fièvre jaune est une maladie présente en Afrique subsaharienne et en Amérique du Sud qui se transmet par les piqûres de moustiques.
  • Chez les voyageurs non vaccinés, la maladie peut être grave. Elle est mortelle dans plus de 50 % des cas.
  • Un vaccin très efficace est disponible.
  • En raison du risque d’effets secondaires potentiellement graves, l’administration du vaccin doit faire l’objet de prudence chez les personnes immunodéprimées ou âgées, ainsi que chez les femmes enceintes.

La fièvre jaune est une infection virale aiguë transmise par les piqûres de moustiques. La maladie est présente en Afrique subsaharienne et en Amérique du Sud. Il s’agit d’une maladie potentiellement mortelle. Cependant, la vaccination offre une protection très élevée.

La fièvre jaune est endémique dans les pays d’Afrique subsaharienne et d’Amérique du Sud, ainsi qu’au Panama. La transmission se produit tout au long de l’année, mais elle atteint un pic pendant la saison des pluies. Les mêmes espèces de moustiques sont présentes en Asie, mais aucun cas de fièvre jaune n’a été observé dans cette région du monde.

Le virus de la fièvre jaune est principalement transmis à l’homme par la piqûre de moustiques infectés de type Aedes, actifs en journée, ou de type Haemagogus, actifs la nuit. Les moustiques contractent le virus en piquant des primates (humains ou non humains) infectés, puis transmettent le virus à d’autres primates (humains ou non humains). La transmission de la fièvre jaune et les épidémies sont facilitées par l’interface entre la jungle, la savane et les zones urbaines. Les personnes qui travaillent dans la jungle contractent le virus et tombent malades. Ainsi, le virus est importé en milieu urbain par les personnes infectées où il se transmet à d’autres personnes.

La plupart des personnes infectées par le virus de la fièvre jaune présentent des symptômes légers ou sont asymptomatiques et se rétablissent complètement. Toutefois, certaines personnes développent la maladie fièvre jaune avec des symptômes qui se manifestent généralement entre 3 et 6 jours après l’infection. Les symptômes sont peu spécifiques et ressemblent à ceux de la grippe (fièvre, frissons, maux de tête et douleurs). Après une brève rémission, environ 10 à 20 % des personnes atteintes développeront une forme grave de la maladie. La maladie grave se caractérise par une forte fièvre, une peau et des yeux jaunes, des hémorragies, un choc et une insuffisance des organes. Elle est mortelle chez 30 à 60 % des patients.

Il n’existe aucun traitement spécifique. Il s’agit essentiellement d’un traitement de confort qui consiste à se réhydrater et à faire baisser la fièvre. Il est recommandé d’éviter l’aspirine et autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, par exemple l’ibuprofène ou le naproxène, en raison d’un risque accru d’hémorragies.

À l’instar de toutes les maladies transmises par les moustiques, la prévention consiste à se protéger des piqûres de moustiques de jour, comme de nuit (voir la fiche d’informations « Protection contre les piqûres d’insectes et de tiques »). Le vaccin disponible est très efficace et assure une protection à long terme. Il est recommandé à partir de l’âge de 9 mois pour les personnes qui se rendent dans des zones où la fièvre jaune est endémique. Par ailleurs, certains pays exigent que les voyageurs présentent une preuve de vaccination lors de leur entrée dans le pays.

Le vaccin est une forme vivante atténuée du virus. Les personnes immunocompétentes sont protégées à partir de 10 jours suite à la première vaccination. Les réactions au vaccin contre la fièvre jaune sont généralement légères et comprennent des maux de tête, des douleurs musculaires et une légère fièvre. Les effets secondaires peuvent être traités avec du paracétamol, mais l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens, par exemple l’ibuprofène ou le naproxène, doivent être évités. Dans des cas extrêmement rares, le vaccin peut entraîner des réactions graves, voire mortelles. Ainsi, l’administration du vaccin doit faire l’objet de prudence chez les personnes immunodéprimées ou âgées, ainsi que chez les femmes enceintes. Si vous faites partie de ce groupe à risque, renseignez-vous auprès de votre médecin spécialisé en médecine des voyages.

En 2016, l’OMS a modifié ses recommandations en matière de vaccination contre la fièvre jaune, en passant d’une dose de rappel tous les 10 ans à une dose unique, valable à vie. Toutefois, cette décision a été prise sur la base de données restreintes et principalement issues de populations endémiques, exposées à des rappels naturels (par contact avec des moustiques infectés). Ainsi, cette recommandation ne s’applique pas aux voyageurs venant de régions non endémiques. La stratégie de la dose unique préconisée par l’OMS ayant soulevé des inquiétudes chez plusieurs experts, le Comité suisse d’experts en médecine des voyages recommande une dose de rappel unique ≥10 ans après la 1ère dose (max. 2 doses en tout) chez les personnes immunocompétentes, avant de considérer une immunité à vie.

Carte de la fièvre jaune - Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies : https://www.cdc.gov/yellowfever/maps/index.html 
Informations sur la fièvre jaune - Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies : https://www.cdc.gov/yellowfever/index.html 
Informations sur la fièvre jaune - Centre européen de prévention et de contrôle des maladies :
https://www.ecdc.europa.eu/en/yellow-fever/facts 

  • La fièvre typhoïde est une maladie grave causée par une bactérie et transmise par des aliments ou de l'eau contaminés.
  • Le risque est très faible pour les voyageurs qui ont accès à des aliments et des boissons sains.
  • La meilleure protection contre la fièvre typhoïde consiste à respecter une hygiène de base optimale.
  • Il existe un vaccin contre la typhoïde qui est recommandé si
    • séjour dans des conditions d'hygiène insuffisantes (par exemple, en voyageant dans des zones rurales)
    • séjour de courte durée (>1 semaine) dans un pays à haut risque (ou hyper-endémiques: voir page pays)
    • séjour de longue durée (> 4 semaines) dans un pays endémique
    • Présence d'un facteur de risque individuel ou d'un problème de santé préexistant. Dans ce cas, veuillez en parler à votre médecin.

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  • La fièvre typhoïde, également appelée fièvre entérique, est causée par les bactéries Salmonella Typhi et Salmonella Paratyphi.
  • Les bactéries sont relâchées dans les selles des personnes infectées. Dans les pays où les normes d’hygiène sont précaires, la bactérie peut ensuite pénétrer dans le réseau d’eau potable et provoquer des infections chez d’autres personnes.
  • La maladie se propage par l’ingestion d’aliments et de boissons contaminés.
  • La principale mesure préventive peut se résumer par la formule « Cuisez, épluchez, faites bouillir ou laissez tomber ». Autrement dit : évitez de boire de l’eau non bouillie ou provenant de bouteilles non scellées ; évitez les produits refroidis/congelés (p.ex. les glaçons ou les crèmes glacées), sauf s’ils proviennent d’une source sûre ; évitez les légumes non cuits, épluchez et nettoyez vous-même les fruits et les légumes avec de l’eau potable sûre uniquement.
  • Un vaccin est disponible et recommandé : a) pour les voyageurs se rendant dans le sous-continent indien ou en Afrique de l’Ouest, b) pour les voyageurs rendant visite à des amis ou de la famille, ou pour les voyageurs de longue durée se rendant dans d’autres zones tropicales ou subtropicales.

La fièvre typhoïde est une maladie bactérienne qui touche l’ensemble du corps et se manifeste principalement par une forte fièvre, souvent accompagnée de somnolence (tuphos en grec signifie « torpeur ») et de maux de tête intenses. Si l’infection est traitée par des antibiotiques adaptés, la mortalité est très faible. En l’absence de traitement par contre, la maladie entraîne des complications pouvant mener à une mortalité importante. La fièvre typhoïde ne doit pas être confondue avec la salmonellose intestinale, une maladie causée par d’autres espèces de salmonelles qui provoquent principalement des symptômes diarrhéiques bénins dans le monde entier.

La fièvre typhoïde est surtout présente sur le sous-continent indien (Afghanistan, Pakistan, Népal, Bhoutan, Inde et Bangladesh). Cette région connaît aussi une augmentation croissante de la résistance aux antibiotiques. La maladie est aussi présente dans toute la région subtropicale, mais à une moindre fréquence. Autrefois, elle était présente en Europe et en Amérique du Nord, mais la maladie a disparu grâce à l’amélioration de la qualité de l’eau et des normes sanitaires.

La fièvre typhoïde se transmet par voie fécale-orale : les bactéries sont relâchées dans les selles des personnes infectées et si l’hygiène des mains est insuffisante, les personnes infectées peuvent contaminer les aliments et l’eau potable de leur famille. Dans les régions où les normes d’assainissement sont précaires, les matières fécales contaminées peuvent également contaminer l’approvisionnement public en eau potable.

La période d’incubation, autrement dit l’intervalle de temps entre l’infection et la survenue des premiers symptômes, peut varier entre 3 jours et 3 semaines. Le symptôme principal de la fièvre typhoïde est une fièvre élevée (entre 39 et 41 °C) accompagnée de maux de tête intenses et de somnolence. Dans la phase initiale de la maladie, les patients se plaignent souvent de constipation. À un stade plus avancé, des diarrhées peuvent apparaître. Aux stades ultérieurs et en l’absence d’un traitement adéquat, la maladie peut se compliquer en septicémie, ou en hémorragie ou perforation intestinale, entraînant de fait une mortalité importante.

La fièvre typhoïde se guérit grâce à un traitement antibiotique adapté en fonction du profil de résistance de la bactérie. Sur le sous-continent indien, certaines souches peuvent être multirésistantes, nécessitant un traitement antibiotique intraveineux à large spectre. En cas de fièvre typhoïde grave avec baisse du degré de conscience (délire) ou coma, il peut être nécessaire de compléter le traitement avec des corticoïdes.

« Cuisez, épluchez, faites bouillir ou laissez tomber » : ce simple slogan suffirait presque à prévenir la fièvre typhoïde. Mais rares sont les voyageurs qui respectent ce conseil à la lettre. Toutefois, on n’insistera jamais assez sur l’importance de l’hygiène des aliments et de l’eau : évitez d’acheter des bouteilles d’eau non scellées, évitez de boire de l’eau du robinet provenant de sources inconnues, évitez de manger des aliments refroidis ou congelés (c.-à-d. des glaçons ou de la crème glacée) et évitez de manger des fruits et légumes crus que vous n’avez pas épluchés et lavés vous-même avec de l’eau potable sûre.

Deux types de vaccins sont disponibles :

  • Un vaccin oral (vivant) composé de trois capsules à prendre un jour sur deux à jeun. Ces capsules doivent être réfrigérées avant d’être utilisées. Ce vaccin offre une protection d’environ 70 % qui commence 10 jours après la prise de la troisième et dernière capsule. Au bout d’un an ou trois ans, le vaccin doit être pris à nouveau avant un nouveau voyage dans une zone à risque. Ce vaccin ne peut être administré aux patients atteints d’une maladie gastro-intestinale chronique grave (telle que la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse) ou qui présentent une baisse sévère de l’immunité.
  • Le vaccin à dose unique est un vaccin inactivé injecté par voie intramusculaire. La protection atteint également 70 % environ et commence 14 jours après l’injection. Ce vaccin peut être administré aux patients chez qui le vaccin oral n’est pas recommandé. Il n’est pas enregistré en Suisse, mais la plupart des médecins spécialisés en médecine tropicale et médecine des voyages, ainsi que tous les centres spécialisés en médecine des voyages, ont le vaccin en stock. La durée de la protection est d’environ trois ans.

La vaccination contre la fièvre typhoïde est conseillée pour les voyages de longue durée et aux voyageurs qui se rendent dans des régions où le risque de transmission est particulièrement élevé et/ou la maladie est plus difficile à traiter en raison d’une forte résistance aux antibiotiques.

  • La grippe est courante dans le monde entier, y compris dans les pays subtropicaux et tropicaux.
  • La vaccination offre la meilleure protection. 
  • La vaccination contre la grippe est recommandée pour tous les voyageurs appartenant à un groupe "à risque", comme les femmes enceintes, les voyageurs souffrant de maladies concomitantes, les personnes âgées (>65 ans), ou pour certains voyages à risque particulier (ex: croisière, pèlerinage).
  • Le vaccin contre la grippe n'offre pas de protection contre la grippe aviaire.

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  • La vaccination contre l'hépatite A est recommandée pour tous les voyageurs se rendant dans des pays tropicaux ou subtropicaux.

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  • L'hépatite B est une infection virale du foie qui se transmet par du sang contaminé ou par contact sexuel.
  • Il existe un vaccin sûr et très efficace qui offre une protection à vie.
  • La vaccination contre l'hépatite B est recommandée pour tous les jeunes et les voyageurs à risque, en particulier si :
    • Vous voyagez régulièrement ou passez de longues périodes à l'étranger.
    • Il existe un risque de rapports sexuels non protégés.
    • Vous êtes susceptible de subir un traitement médical ou dentaire à l'étranger, ou d'entreprendre des activités qui peuvent vous exposer au risque de contracter l'hépatite B (tatouages, piercing, acupuncture dans des conditions non sécurisées).

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Dans la ceinture de la méningite en Afrique subsaharienne, des épidémies surviennent chaque année pendant la saison sèche (principalement entre décembre et fin juin).

  • La vaccination est recommandée pour les séjours dans la ceinture de la méningite :
    • Lors d'une alerte ou d'une épidémie, pour les personnes qui seront en contact étroit avec la population locale ou qui vivront/voyageront dans des conditions de promiscuité.
    • Pour les personnes qui séjournent plus de quatre semaines.  
    • Pour les personnes qui travaillent dans un environnement médical.
    • Pour les personnes présentant des facteurs prédisposants à une infection invasive à méningocoque.
    • Pour les personnes souffrant d'une maladie de la rate ou d'un mauvais fonctionnement de la rate. 
  • La vaccination est obligatoire pour toute personne âgée de plus de deux ans se rendant en pèlerinage en Arabie saoudite. 

  • La méningococcie est une infection bactérienne très grave, potentiellement mortelle, qui sans traitement peut entraîner le décès en quelques heures.
  • La transmission entre personnes se fait par des gouttelettes. Le risque est plus élevé pour les voyageurs qui se rendent dans des régions propices aux épidémies saisonnières (la ceinture de la méningite en Afrique subsaharienne).
  • La prévention de la maladie passe par l’administration d’une dose de vaccin quadrivalent méningococcique dont la protection dure au moins 5 ans.

La méningococcie est une infection très grave, potentiellement mortelle, causée par une bactérie appelée Neisseria meningitidis. Les patients atteints d’une infection à méningocoque présentent généralement une fièvre d’apparition brutale, des frissons et des maux de tête, rapidement suivis d’autres symptômes tels qu’une éruption cutanée, des nausées, des vomissements, une fatigue ou un état de confusion. Il est nécessaire de consulter immédiatement un médecin et de débuter un traitement antibiotique.

Les infections à méningocoques surviennent dans tous les pays du monde. L’incidence la plus élevée s’observe lors d’épidémies saisonnières pendant la saison sèche (de décembre à juin) dans ce que l’on appelle la « ceinture de la méningite », située en Afrique subsaharienne. Le risque d’infection est également plus élevé en cas de rassemblements de masse, notamment lors des pèlerinages Hajj et Omra en Arabie Saoudite. Tout le monde peut être infecté, mais les enfants en bas-âge et les personnes atteintes de certaines maladies (p.ex. une absence fonctionnelle de la rate) ou sous certains types de traitements sont plus exposés au risque d’infection à méningocoques.

La bactérie se transmet d’une personne à l’autre par des gouttelettes, le plus souvent en cas de contacts étroits, comme lorsque l’on partage un logement ou que l’on s’embrasse.

L’infection à méningocoques se manifeste généralement par une méningite ou une septicémie. Les patients présentent une fièvre d’apparition brutale, des maux de tête et un malaise, rapidement suivis d’autres symptômes, tels qu’une raideur de la nuque, des douleurs aux membres, une éruption cutanée, de la confusion, de la diarrhée et des vomissements. Les infections à méningocoques sont très graves et peuvent entraîner le décès en quelques heures.

Les patients atteints de méningococcie doivent recevoir des soins médicaux d’urgence, ainsi qu’un traitement antibiotique par voie intraveineuse. Les complications graves, telles que des problèmes respiratoires, une hypotension, des convulsions ou une nécrose des tissus nécessitent un traitement spécifique.

Pour les voyageurs se rendant dans des zones épidémiques et les personnes présentant des facteurs de risque, la vaccination est le meilleur moyen de prévenir la méningococcie. Une dose de vaccin quadrivalent conjugué contre la méningite (p.ex. Menveo®) protège de la majorité des infections à méningocoques dès 7 à 10 jours après la vaccination. La protection dure au moins 5 ans et le vaccin est autorisé dès l’âge de deux ans. Les enfants plus jeunes peuvent être vaccinés en dehors des recommandations officielles. Pour les bébés de moins de 12 mois, un schéma de vaccination à trois doses est indiqué. En cas d’exposition récurrente ou de risque continu, une dose de rappel est recommandée tous les 5 ans. En cas de pèlerinage en Arabie saoudite (Hajj et Omra), le vaccin contre les infections à méningocoques (dose de rappel tous les 3 ans) est obligatoire. Le vaccin est généralement bien toléré. Parfois, des effets secondaires transitoires tels que fièvre, douleur au site d’injection, maux de tête ou fatigue surviennent, mais ils disparaissent tout seuls au bout de quelques jours.

En Suisse, la vaccination contre les infections à méningocoques est recommandée à titre de vaccination complémentaire pour les enfants âgés de 2 à 4 ans et pour les adolescents âgés de 11 à 15 ans. En outre, il est recommandé de vacciner les groupes à risque suivants : les personnes atteintes de certaines maladies ; les personnes en contact étroit avec un patient atteint de méningococcie ; et les voyageurs se rendant dans des zones à potentiel épidémique.

Pour de plus amples informations sur la maladie et les recommandations nationales suisses (disponible en allemand, français, italien), consultez : https://www.bag.admin.ch/bag/de/home/krankheiten/krankheiten-im-ueberblick/meningokokken-erkrankungen.html 

  • La polio est une maladie virale du système nerveux, évitable par la vaccination, principalement contractée lors de la consommation d’aliments ou d’eau contaminés par des matières fécales.
  • La polio touche les enfants et les adultes. Elle peut entraîner une paralysie irréversible des membres ou des muscles respiratoires et mener au décès.
  • Un vaccin efficace et bien toléré est disponible ! Vérifiez si un vaccin de rappel est recommandé (en plus des vaccins de base à jour).

  • Des recommandations temporaires spécifiques de l'OMS concernant la vaccination contre la polio s'appliquent à certains pays. Ceux-ci peuvent être adaptés par l'OMS à court terme.
  • Les détails peuvent être trouvés dans les pays respectifs.

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  • La polio est une maladie virale du système nerveux, évitable par la vaccination, principalement contractée lors de la consommation d’aliments ou d’eau contaminés par des matières fécales.
  • La polio touche les enfants et les adultes. Elle peut entraîner une paralysie irréversible des membres ou des muscles respiratoires et mener au décès.
  • Un vaccin efficace et bien toléré est disponible ! Vérifiez si un vaccin de rappel est recommandé pour votre destination (en plus des vaccins de base à jour).

La poliomyélite, ou polio, est une maladie virale hautement contagieuse qui envahit le système nerveux et qui peut entraîner en quelques heures une paralysie irréversible. Les personnes de tous âges peuvent être infectées par le virus en consommant des aliments ou de l’eau contaminés. La transmission est exclusivement interhumaine. L’infection peut être légère, voire asymptomatique. Les complications musculaires ou du système nerveux laissent toujours des séquelles (complications à long terme). Il n’existe aucun remède contre la polio, mais le vaccin est très efficace.

La plupart des pays ont éradiqué les poliovirus sauvages. Seuls l’Afghanistan et le Pakistan connaissent encore de nouvelles infections. Dans certains pays, notamment ceux où la couverture vaccinale contre la polio est faible, des poliovirus dérivant de vaccins oraux vivants peuvent circuler et provoquer des épidémies.

Le virus de la polio se transmet principalement par le biais d’aliments ou d’eau contaminés par des matières fécales. Le virus peut également être contracté par les sécrétions ou la salive d’une personne infectée. Sous les tropiques, la transmission a lieu toute l’année, alors que dans les régions tempérées, elle survient surtout en été.

Le plus souvent, les symptômes se manifestent entre 3 et 21 jours après l’exposition au virus. Parmi les premiers symptômes figurent la fièvre, la fatigue, des maux de tête, des vomissements et de la diarrhée. Les cas légers se rétablissent en une semaine. Les cas plus graves présentent une raideur de la nuque et des douleurs dans les membres. Une infection sur deux cent conduit à la paralysie irréversible d’un membre ou d’un muscle respiratoire.

Il n’existe aucun remède contre la polio. Le traitement vise uniquement à atténuer les symptômes.

Se laver régulièrement les mains après être allé aux toilettes et avant de manger ou de préparer des aliments. Éviter de consommer des aliments crus ou pas assez cuits potentiellement contaminés par des matières fécales.

La prévention principale est la vaccination. Le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI) est très efficace et bien toléré, et fait partie du programme de vaccination de base pendant l’enfance. Des combinaisons de vaccins (p.ex., avec la diphtérie et le tétanos) sont également disponibles. Après la vaccination de base, un vaccin de rappel est recommandé tous les 10 ans en cas de voyage dans certaines destinations (voir les recommandations sur la page du pays). L’OMS recommande une vaccination annuelle pour les habitants ou les visiteurs longue durée (au moins 4 semaines) de pays où circulent des poliovirus sauvages ou dérivés des vaccins oraux. Cette recommandation vise non seulement à protéger les individus, mais aussi à éviter la propagation internationale du virus.

Consultez le risque de polio dans la destination choisie et vaccinez-vous, si cela est recommandé (voir les recommandations sur la page du pays).

  • La rage se transmet principalement par les chiens (et les chauves-souris), mais n’importe quel mammifère peut transmettre le virus.
  • Dès la survenue des symptômes, la rage est mortelle.
  • Le seul moyen d’éviter le décès est de se faire vacciner avant le voyage ou de nettoyer immédiatement la plaie et recevoir une immunisation après l’exposition. Dans de nombreux pays, les vaccins et les immunoglobulines sont souvent indisponibles.
  • La meilleure prévention contre la rage est d’éviter les contacts avec des mammifères et la vaccination préexposition, particulièrement recommandée en cas de
    • séjours de longue durée dans des pays endémiques,
    • voyages courts présentant un risque individuel élevé, notamment voyages à deux roues ou randonnées dans des zones reculées, bébés et enfants de moins de 8 ans,
    • professionnels travaillant avec des animaux ou explorateurs de grottes (chauves-souris !).

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Cette fiche d'information contient des renseignements importants sur la rage. Pour une préparation optimale de votre voyage, nous vous recommandons de lire attentivement ces informations et d'emporter la fiche d'information lors de votre voyage !

  • La rage se transmet principalement par les chiens (et les chauves-souris), mais n’importe quel mammifère peut transmettre le virus.
  • Dès la survenue des symptômes, la rage est mortelle. Le seul moyen d’éviter le décès est de se faire vacciner avant le voyage ou de nettoyer immédiatement la plaie et recevoir une immunisation après l’exposition. Dans de nombreux pays, les vaccins et les immunoglobulines sont souvent indisponibles.
  • La meilleure prévention contre la rage est d’éviter les contacts avec des mammifères et la vaccination préexposition, particulièrement recommandée en cas de
    • séjours de longue durée dans des pays endémiques,
    • voyages courts présentant un risque individuel élevé, notamment voyages à deux roues ou randonnées dans des zones reculées, bébés et enfants de moins de 8 ans,
    • professionnels travaillant avec des animaux ou explorateurs de grottes (chauves-souris !).

Les chiens sont responsables de plus de 95 % des cas humains. Les chauves-souris (Amérique latine), les chats et les singes (rarement), les prédateurs et d’autres mammifères peuvent aussi transmettre la rage. Les zones les plus à risque sont l’Asie, l’Afrique et certains pays d’Amérique latine (p.ex. la Bolivie). La rage peut survenir partout dans le monde, sauf dans les pays où elle a été éradiquée.

Griffures avec saignement, blessures léchées, morsures d’animaux infectés : lorsque la salive ou d’autres fluides corporels d’animaux infectés pénètrent dans l’organisme (p.ex., blessures qui saignent, même une égratignure), le virus de la rage se multiplie au point d’entrée et se propage ensuite aux nerfs périphériques pour finalement atteindre le système nerveux central. Une fois dans le cerveau, l’infection est mortelle.

Lors de la survenue de symptômes tels que des démangeaisons, une paralysie ou de l’hydrophobie (peur de l’eau) entre 2 et 12 semaines après le contact (fourchette : entre 4 jours et 4 ans !), le point de non-retour est atteint et la maladie est mortelle. Ainsi, il est primordial d’être vacciné avant toute exposition (préexposition) et d’agir immédiatement en cas de contact.

Il n’existe aucun traitement fiable contre la rage.

Mesures post-exposition :

  • Nettoyer immédiatement la plaie avec beaucoup d’eau et du savon pendant 10 à 15 minutes, appliquer du désinfectant (p.ex. Bétadine®, Merfen®) et se rendre en urgence (dans les 24h) auprès d’un centre hospitalier pour démarrer la vaccination post-exposition.
  • Un vaccin antitétanique de rappel est également indiqué.
  • Pour les personnes ayant reçu une vaccination contre la rage avant de voyager (préexposition), il est suffisant de recevoir deux doses supplémentaires (de n’importe quelle marque disponible) à 3 jours d’intervalle.
  • En cas d’absence de vaccination préexposition complète, il est nécessaire de recevoir - en plus de la vaccination post-exposition - des immunoglobulines à titre d’immunisation passive.
  • Il convient de noter que les immunoglobulines (et parfois, les vaccins) sont souvent indisponibles dans les milieux à faibles ressources, ce qui est source de stress et d’insécurité.

Caresser des animaux mignons n’est pas une bonne idée. Évitez de toucher des animaux sauvages, inconnus, voire morts. Vaccination préexposition : Les voyageurs qui sont susceptibles d'effectuer des voyages répétés dans des endroits où la rage existe devraient se faire vacciner avant le voyage (préexposition). De plus, la vaccination préexposition est fortement recommandée pour les voyages à risque :

  • séjours de longue durée dans des pays endémiques,
  • voyages courts présentant un risque individuel élevé, notamment voyages à deux roues ou randonnées dans des zones reculées, bébés et enfants de moins de 8 ans,
  • professionnels travaillant avec des animaux ou explorateurs de grottes (chauves-souris !).

Un schéma vaccinal court peut être proposé à la plupart des voyageurs : 2 injections, la première à un mois du départ si possible (minimum : 8 jours avant le départ). Un rappel est recommandé avant le prochain voyage, à un an d’intervalle minimum.

  • Il est recommandé d’obtenir les informations sur la prévention de la rage avant de voyager.
  • En cas de voyage de plusieurs semaines ou à risque particulier, programmez un rendez-vous au centre de médecine des voyages 4 semaines avant le départ au plus tard.
  • Après une éventuelle exposition (morsure, griffure), le nettoyage et désinfection de la plaie et la vaccination sont requis, même pour les personnes vaccinées avant le voyage.
  • Imprimez cette fiche d’informations et gardez-la à portée de main pendant votre voyage !