Maroc
Dernières nouvelles
Le 27 mai 2026, l'Italie a confirmé un cas de rage chez un chien à Vittorio Veneto, dans la province de Trévise (région de Vénétie). L'enquête a révélé que le chien avait été introduit illégalement en Italie en décembre 2025, à la suite d'un voyage au Maroc effectué par un membre de la famille.
Il s'agit du premier cas de rage signalé dans le nord-est de l'Italie depuis environ 15 ans. Cela a conduit à un renforcement des mesures de santé publique et de contrôle vétérinaire à Vittorio Veneto, notamment une prophylaxie post-exposition (PPE) contre la rage pour 32 personnes.
Selon les médias, une Suissesse est décédée de la rage fin juin dans le village de pêcheurs marocain de Taghazout. Une amie proche a déclaré que la femme vivait et travaillait au Maroc. Pendant son séjour, elle s'était attachée à un chien errant qu'elle avait l'intention d'adopter. Au fil du temps, le chien l'a griffée à plusieurs reprises avant de la mordre.
Bien que le chien ait été emmené chez un vétérinaire, il aurait été diagnostiqué à tort comme atteint de la maladie de Carré, une maladie virale non transmissible à l'homme, puis euthanasié. Après la morsure, la femme a reçu deux doses de vaccin antirabique à titre préventif en l'espace d'une semaine, mais le traitement est peut-être arrivé trop tard. Son ami pense que l'infection s'est probablement produite lors de la première égratignure.
Un cas mortel de rage a également été signalé récemment chez un voyageur britannique qui avait été griffé par un chien lors d'un séjour au Maroc.
Ce cas tragique souligne l'importance de la sensibilisation à la rage et la nécessité cruciale d'une prophylaxie post-exposition après une exposition potentielle, telle qu'une morsure ou une griffure de chien, dans les destinations touristiques où la rage est endémique (voir également la fiche d'information sur la rage).
Prévention: Évitez tout contact avec les animaux et ne les nourrissez pas! Il est recommandé aux voyageurs de se faire vacciner avant leur départ, en particulier les personnes à haut risque, telles que celles qui travaillent avec des animaux, qui conduisent des deux-roues, qui visitent des régions reculées, les jeunes enfants, les spéléologues ou toute personne susceptible d'entrer en contact avec des chauves-souris.
Comportement après une exposition: après une morsure ou une griffure d'animal : lavez immédiatement la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, puis désinfectez-la et rendez-vous dans tous les cas dans un centre médical de qualité pour une vaccination post-exposition dès que possible!
La Mpox (anciennement appelée « variole du singe ») continue de circuler dans plusieurs pays d’Afrique. Il existe différents types de virus (appelés « clades »), qui ne se transmettent pas tous de la même manière.
- Clade Ib (nouveau type de virus): Ce virus semble se transmettre uniquement de personne à personne. Au cours des six dernières semaines, de nombreux cas ont été signalés, surtout en République démocratique du Congo (RDC), en Ouganda, au Burundi, au Kenya et dans d’autres pays (voir carte). Des cas isolés ont aussi été détectés chez des voyageurs de retour dans certains pays.
- Clade Ia: Ce virus circule depuis longtemps dans des pays comme la RDC, la République centrafricaine, le Cameroun et le Soudan. Il se transmet en général de l’animal à l’humain. Mais dans des villes comme Kinshasa, on observe de plus en plus une transmission continue entre humains, surtout par contact sexuel.
- Clade IIa: Ce type de virus existe en Afrique de l’Ouest. Il est encore principalement transmis des animaux aux humains. Mais depuis 2024, il y a plus de cas, aussi bien chez des adultes que chez des enfants, par exemple au Ghana, au Libéria et en Côte d’Ivoire.
- Clade IIb: Ce virus se transmet uniquement entre humains. Une partie de ce virus avait provoqué une épidémie mondiale en 2022, surtout chez des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Actuellement, un nouveau type de ce virus circule en Afrique de l’Ouest, avec beaucoup de cas, surtout en Sierra Leone (environ 2 700), mais aussi au Libéria, au Ghana, au Nigeria et dans d’autres pays.
À noter: Des cas de Mpox ont aussi été détectés hors d’Afrique, souvent chez des personnes ayant voyagé dans des pays africains et ayant eu des contacts étroits ou intimes avec des habitants.
Pays africains touchés par la variole du singe (source: tableau de bord de l'OMS (ang.)):
Suivez les conseils des médias locaux et des autorités sanitaires locales. Des mesures de prévention doivent être respectées pendant un séjour dans les pays où la variole du singe est endémique/épidémique (voir également la fiche d'information sur la variole du singe).
Précautions générales (mesure préventive la plus importante!)
- Dans le monde entier:
- Évitez tout contact étroit, peau à peau, avec des personnes atteintes ou susceptibles d'être atteintes de la variole du singe ou présentant une éruption cutanée (par exemple, boutons, cloques, croûtes).
- Lavez-vous souvent les mains avec de l'eau et du savon ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool.
- Évitez de toucher des objets personnels potentiellement contaminés tels que la literie/les vêtements, les serviettes ou de partager des couverts/tasses, de la nourriture ou des boissons avec une personne atteinte ou susceptible d'être atteinte de la variole du singe.
- Évitez les rapports sexuels avec des personnes malades; utilisez des préservatifs pendant 12 semaines si votre partenaire sexuel a eu la variole du singe.
- Suivez les conseils des autorités locales.
- Évitez tout contact étroit, peau à peau, avec des personnes atteintes ou susceptibles d'être atteintes de la variole du singe ou présentant une éruption cutanée (par exemple, boutons, cloques, croûtes).
- Lorsque vous voyagez dans des zones endémiques/épidémiques en Afrique, en plus des précautions générales mentionnées ci-dessus:
- Évitez tout contact avec des animaux dans les zones où la variole du singe est régulièrement présente.
- Évitez de consommer ou de préparer de la viande d'animaux sauvages (viande de brousse) ou d'utiliser des produits (crèmes, lotions, poudres) dérivés d'animaux sauvages.
- Évitez tout contact avec des animaux dans les zones où la variole du singe est régulièrement présente.
Vaccination
Recommandation de l'expert suisse en médecine des voyages au 23 juin 2025:
1. Séjour ou voyage dans des pays africains touchés par des épidémies de variole du singe de type I et II (voir actualités):
La vaccination contre la variole du singe ne doit être envisagée que pour les personnes à haut risque et pour lesquelles la mise en œuvre adéquate des précautions générales ci-dessus n'est pas possible (une évaluation des risques / la consultation d'un spécialiste en médecine des voyages est recommandée!). Les situations à haut risque sont notamment les suivantes:
- Soins de santé et travail humanitaire, y compris la recherche ou le travail en laboratoire
- Travail avec des animaux
- Prostitution ou partenaires sexuels multiples
2. Séjour dans des pays où circule le clade IIb sous-lignée B.1 de la variole du singe (en dehors de l'Afrique) en cas de:
- Risque accru (p. ex. personnel de laboratoire manipulant le virus de la variole du singe, hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, personnes transgenres ayant des partenaires sexuels multiples), voir les recommandations suisses: voir LIEN.
En cas de symptômes:
- Consultez immédiatement un médecin.
Si vous recevez un diagnostic de variole du singe:
- Restez chez vous (isolez-vous) jusqu'à ce que l'éruption cutanée ait disparu et qu'une nouvelle couche de peau se soit formée. Rester à l'écart des autres personnes et ne pas partager les objets que vous avez touchés avec d'autres personnes contribuera à prévenir la propagation de la variole du singe. Les personnes atteintes de variole du singe doivent nettoyer et désinfecter régulièrement les espaces qu'elles utilisent afin de limiter la contamination domestique.
- Lavez-vous souvent les mains avec du savon/de l'eau ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool.
- Vous ne devez pas avoir de rapports sexuels tant que vous présentez des lésions ou des symptômes. Utilisez des préservatifs pendant 12 semaines après l'infection. Il s'agit d'une mesure de précaution visant à réduire le risque de transmission du virus à un partenaire.
- Pour plus d'informations sur ce qu'il faut faire si vous êtes malade, consultez le lien CDC (angl.).
À la mi-juin 2025, une femme de 59 ans originaire de Barnsley, au Royaume-Uni, est décédée de la rage après avoir été griffée par un chiot au Maroc en février 2025.
Aucun cas humain de rage contractée au Royaume-Uni auprès d'animaux autres que des chauves-souris n'a été signalé depuis 1902.
Ce cas tragique souligne l'importance de la sensibilisation à la rage et la nécessité cruciale d'une prophylaxie post-exposition après une exposition potentielle, telle qu'une morsure ou une griffure de chien, dans les destinations touristiques où la rage est endémique (voir également la fiche d'information sur la rage).
Prévention: Évitez tout contact avec les animaux et ne les nourrissez pas ! Il est recommandé aux voyageurs de se faire vacciner avant leur départ, en particulier les personnes à haut risque telles que celles qui travaillent avec des animaux, qui conduisent des deux-roues, qui visitent des régions reculées, les jeunes enfants, les spéléologues ou toute personne susceptible d'entrer en contact avec des chauves-souris.
Comportement post-exposition: après une morsure/griffure d'animal: lavez immédiatement la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, puis désinfectez-la et rendez-vous dans tous les cas dans un centre médical de qualité pour une vaccination post-exposition dès que possible!
Depuis fin 2023, le Maroc est confronté à une épidémie de rougeole qui a débuté dans la région de Souss Massa et s'est progressivement étendue à l'ensemble du pays. Entre le 1er octobre 2023 et le 13 avril 2025, plus de 25’000 cas suspects ont été signalés dans les 12 régions, dont 13’706 cas confirmés et 184 décès. Au cours de la semaine qui s'est terminée le 27 avril 2025, le Maroc a signalé 995 cas suspects de rougeole, soit un taux d'incidence de 2.7 pour 100’000 habitants.
Bien que l'épidémie ait atteint son pic fin janvier 2025, une baisse régulière du nombre de cas a été observée au cours des dix dernières semaines.
En 2025: des épidémies de rougeole se déclarent dans de nombreux pays! Vérifiez votre statut vaccinal!
Recommandations suisses: toute personne née après 1963 et ne disposant d'aucune protection documentée contre l'infection (anticorps ou 2 vaccinations documentées) doit être vaccinée deux fois avec le vaccin ROR à un mois d'intervalle. En cas d'épidémie ou de contact avec un cas de rougeole, la vaccination est recommandée à partir de l'âge de 6 mois.
En l'espace de trois semaines, les cas de Mpox ont augmenté de 4’758 pour atteindre un total de 14’078 cas confirmés (tous clades confondus), dont 55 décès. Les pays suivants ont déclaré de nouveaux cas de clade I entre le 3 et le 24 novembre 2024:
- République Démocratique du Congo: +3'503 cas | total 10'846 cas = clade Ia et I b
- Burundi: +357 cas | cumul de 2'083 cas de clade Ib
- Ouganda: +290 cas | 649 cas cumulés de clade Ib
- République Centrafricaine: +15 cas | 79 cas cumulés de clade Ia
- Rwanda: +11 cas | 37 cas cumulés de clade Ib
- Kenya: +5 cas | 19 cas cumulés de clade Ib
Aucun nouveau cas de clade I n'a été signalé au Congo, au Zimbabwe et en Zambie au cours des trois dernières semaines.
Un nombre considérable de cas cliniquement compatibles avec le Mpox ne sont pas testés et donc jamais confirmés en raison des capacités de diagnostic limitées dans certains pays africains.
Pour les mises à jour, les détails, les cas suspects et les courbes épidémiques, voir le LINK de l'OMS.
Suivez les instructions des médias et des autorités sanitaires locales. Les mesures de prévention suivantes devraient être suivies lors d'un séjour dans des pays où le mpox est endémique/épidémique (voir également la fiche d'information mpox).
Précautions générales
- Dans le monde entier:
- Évitez tout contact cutané étroit avec des personnes qui ont ou pourraient avoir le mpox ou avec des personnes présentant une éruption cutanée (par ex. boutons, cloques, croûtes).
- Lavez-vous fréquemment les mains à l'eau et au savon ou avec un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool.
- Évitez de toucher des objets personnels potentiellement contaminés, comme les draps/vêtements ou les serviettes, ou de partager des ustensiles/tasses, des aliments ou des boissons avec une personne qui est ou pourrait être atteinte de mpox.
- Évitez les rapports sexuels avec des personnes malades; utilisez des préservatifs jusqu’à 12 semaines si votre partenaire sexuel est atteint de mpox.
- Suivez les instructions des autorités locales.
- Évitez tout contact cutané étroit avec des personnes qui ont ou pourraient avoir le mpox ou avec des personnes présentant une éruption cutanée (par ex. boutons, cloques, croûtes).
- Si vous vous rendez dans des zones endémiques/épidémiques en Afrique, vous devez prendre les précautions suivantes en plus des précautions générales mentionnées ci-dessus:
- Évitez tout contact avec les animaux dans les zones où le mopox est régulièrement présent.
- Évitez de consommer ou de préparer de la viande d'animaux sauvages (viande de brousse) ou d'utiliser des produits (crèmes, lotions, poudres) provenant d'animaux sauvages.
- Évitez tout contact avec les animaux dans les zones où le mopox est régulièrement présent.
Vaccination
Un vaccin contre la mpox est disponible (Jynneos®, produit par Bavarian Nordic). Le Comité suisse d'experts en médecine des voyages recommande la vaccination contre la mpox dans les situations suivantes, état au 3 octobre 2024 (la recommandation sera régulièrement mise à jour en fonction de l'évolution de l'épidémie):
1. Personnes séjournant ou se rendant dans la province de l'Équateur et/ou dans l'est de la République démocratique du Congo (Sud/Nord-Kivu) et/ou au Burundi, en cas de:
- travail clinique, de recherche ou de laboratoire
- travail avec des animaux
(une indication plus large est encore en discussion).
2. personnes séjournant en dehors de la province de l'Equateur et/ou dans l'est de la République démocratique du Congo (Sud/Nord-Kivu) et/ou au Burundi (monde entier), en cas de:
- Risque accru (par ex. personnel de laboratoire travaillant avec le virus mpox, hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, personnes trans ayant plusieurs partenaires sexuels), voir les recommandations suisses: voir LIEN.
Actuellement, on estime que le vaccin disponible contre mpox (par ex. Jynneos®) est également efficace contre le clade I qui circule en Afrique. Ce vaccin est considéré comme sûr et très efficace dans la prévention des maladies graves dues au mpox.
En cas de symptômes
- Consulter immédiatement un médecin
Si vous êtes diagnostiqué(e) comme étant atteint(e) de mpox:
- Restez chez vous (isolez-vous) jusqu'à ce que l'éruption cutanée soit guérie et qu'une nouvelle couche de peau se soit formée. Rester à l'écart des autres personnes et ne pas partager les objets que vous avez touchés avec d'autres personnes permet d'éviter la propagation de mpox. Les personnes atteintes de mpox doivent régulièrement nettoyer et désinfecter les espaces qu'elles utilisent afin de limiter la contamination domestique.
- Lavez-vous souvent les mains avec de l'eau et du savon ou avec un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool.
- Vous ne devez pas avoir de rapports sexuels tant que vous êtes symptomatique et tant que vous avez des lésions ou des symptômes. Utilisez des préservatifs pendant les 12 semaines suivant l'infection. Il s'agit d'une précaution visant à réduire le risque de transmission du virus à un partenaire.
- Pour plus d'informations sur ce qu'il faut faire si l'on est malade, voir le LIEN CDC.
Pour les médecins:
- Envisagez mpox comme diagnostic possible chez les patients présentant des caractéristiques épidémiologiques et des lésions ou d'autres signes et symptômes cliniques compatibles avec mpox. Cela s'applique également aux personnes ayant séjourné en République démocratique du Congo ou dans l'un des pays voisins au cours des 21 derniers jours en raison des risques avérés de propagation régionale.
Pour plus d'informations sur l'évaluation et le diagnostic: voir le LIEN CDC.
La mort d'un jeune homme mordu par un chien domestique a suscité un débat sur la propagation de la rage au Maroc.
Selon le ministère de la Santé et de la Protection sociale, 414 cas de rage ont été enregistrés au Maroc entre 2000 et 2020, soit une moyenne de 20 cas par an, dont 180 touchant des enfants de moins de 15 ans.
Les informations sur la rage et sur les mesures à prendre en cas d'infection sont importantes pour tous les voyageurs!
Prévention: Évitez tout contact avec les animaux! Ne nourrissez pas non plus les animaux! Une vaccination pré-exposition est particulièrement recommandée pour les voyageurs présentant un risque individuel accru (travail avec des animaux, déplacements en deux-roues, zones reculées, enfants en bas âge, spéléologues, contacts possibles avec des chauves-souris, déplacements fréquents).
Comportement après infection: Après une morsure/griffe d'animal: Rincer immédiatement la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, puis désinfecter et dans tous les cas se rendre au plus vite dans un centre médical pour une vaccination post-exposition! Informations complémentaires: voir dépliant sur la rage.
Selon l'OMS, 17 pays ont communiqué leurs données épidémiologiques sur la méningite entre le 2 et le 29 septembre 2024.
Épidémies:
- Bénin: région de Zoé
Alertes:
- Bénin: région Alibori, région Atacora, région Bargou, région Collines
- Mali: Région de Bam
Les précédentes épidémies et alertes sont disponibles sur www.healthytravel.ch.
En Afrique subsaharienne, les épidémies saisonnières de méningite se produisent principalement pendant la saison sèche, généralement de décembre à juin. Elles diminuent rapidement avec l'arrivée des pluies. En général, les sérogroupes de méningocoques A, C, W et X sont responsables de ces épidémies. La maladie se propage par gouttelettes d'une personne à l'autre.
Si des symptômes apparaissent (forte fièvre, maux de tête intenses et vomissements), il convient de consulter immédiatement un médecin et de commencer un traitement antibiotique, car la maladie peut mettre la vie en danger en quelques heures. Comme prophylaxie, il existe un vaccin contre les principales souches de méningite pour les adultes et les enfants de plus d'un an.
Une vaccination avec un vaccin quadrivalent conjugué contre les méningocoques (Menveo® ou Nimenrix®) est recommandée:
- En cas d'épidémie ou d'alerte, une vaccination est recommandée pour les séjours de plus de 7 jours ou en cas de contact étroit avec la population.
Si aucune alerte ou épidémie n'est signalée, la vaccination est recommandée pour les voyages dans la « ceinture de la méningite » pendant la saison sèche (généralement de décembre à juin) dans toute l'Afrique subsaharienne:
- pour les voyages de plus de 30 jours, ou
- pour des séjours plus courts, en fonction du risque individuel (par ex. contacts personnels étroits, travail dans des établissements de santé, séjour dans des logements très occupés, risque d'épidémie).
En 2024, au 6 octobre 2024, 16 pays ont signalé 7 524 cas confirmés (+770 nouveaux cas confirmés en une semaine), dont 32 décès. Les trois pays ayant enregistré le plus grand nombre de cas en 2024 (tous clades confondus) sont la République démocratique du Congo (6 169), le Burundi (n = 987) et le Nigeria (n = 84).
(Remarque: un nombre considérable de cas suspects de Mopox, cliniquement compatibles avec le Mopox, ne sont pas testés et ne sont donc jamais confirmés en raison des capacités de diagnostic limitées dans certains pays africains).
En 2024, 15 pays ont signalé à la fois 31 527 cassuspectés et testés en laboratoire (+5 160 en une semaine, tous clades confondus), dont 998 décès suspectés et confirmés (+2 en une semaine).
Suivez les instructions des médias et des autorités sanitaires locales. Les mesures de prévention suivantes devraient être suivies lors d'un séjour dans des pays où le Mpox est endémique/épidémique (voir également la fiche d'information Mpox).
Précautions générales
- Dans le monde entier:
- Évitez tout contact cutané étroit avec des personnes qui ont ou pourraient avoir le Mpox ou avec des personnes présentant une éruption cutanée (par ex. boutons, cloques, croûtes).
- Lavez-vous fréquemment les mains à l'eau et au savon ou avec un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool.
- Évitez de toucher des objets personnels potentiellement contaminés, comme les draps/vêtements ou les serviettes, ou de partager des ustensiles/tasses, des aliments ou des boissons avec une personne qui est ou pourrait être atteinte de mpox.
- Évitez les rapports sexuels avec des personnes malades; utilisez des préservatifs pendant 12 semaines au maximum si votre partenaire sexuel est atteint de mpox.
- Suivez les instructions des autorités locales.
- En cas de voyage dans des zones endémiques/épidémiques en Afrique, en plus des précautions générales mentionnées ci-dessus:
- Évitez tout contact avec les animaux dans les zones où le mopox est régulièrement présent. Un vaccin contre le mopox est disponible (Jynneos®, produit par Bavarian Nordic). L'expert suisse en médecine des voyages recommande la vaccination contre le mopox à partir du 3 octobre 2024 dans les situations suivantes (la recommandation sera régulièrement mise à jour en fonction de l'évolution de l'épidémie):
1. les personnes séjournant ou se rendant dans la province de l'Équateur et/ou dans l'est de la République démocratique du Congo (Sud/Nord-Kivu) et/ou au Burundi, en cas de:
- Travail clinique, de recherche ou de laboratoire
- Travail avec des animaux (une indication plus large est encore en discussion).
2. personnes séjournant en dehors de la province de l'Equateur et/ou dans l'est de la République démocratique du Congo (Sud/Nord-Kivu) et/ou au Burundi (monde entier), en cas de:
- Risque accru (par exemple, personnel de laboratoire travaillant avec le virus Mopox, hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, personnes trans ayant plusieurs partenaires sexuels), voir les recommandations suisses: voir LIEN.
Actuellement, on considère que le vaccin disponible contre le Mopox (par exemple Jynneos®) est également efficace contre la Clade I. Ce vaccin est considéré comme sûr et très efficace dans la prévention des maladies graves dues au Mopox.
En cas de symptômes
- Consultez immédiatement un médecin.
Si le MPox est diagnostiqué chez vous:
- Restez chez vous (isolez-vous) jusqu'à ce que votre éruption de MPox soit guérie et qu'une nouvelle couche de peau se soit formée. En restant à l'écart des autres personnes et en ne partageant pas les objets que vous avez touchés, vous pouvez éviter la propagation du MPox.
- Les personnes atteintes de MPox doivent nettoyer et désinfecter régulièrement les pièces qu'elles utilisent afin de limiter la contamination du foyer.
- Lavez-vous fréquemment les mains avec du savon/de l'eau ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool.
- N'ayez pas de relations sexuelles tant que vous avez des symptômes et tant que vous avez des lésions ou des symptômes. Utilisez des préservatifs pendant 12 semaines après l'infection. Il s'agit d'une mesure de précaution visant à réduire le risque de transmission du virus à un partenaire.
- Pour plus d'informations sur ce qu'il faut faire si vous êtes malade, voir CDC LINK.
Pour les médecins:
- Envisagez le MPOX comme diagnostic possible chez les patients présentant des caractéristiques épidémiologiques et des lésions ou d'autres signes et symptômes cliniques compatibles avec le MPOX. Cela s'applique également aux personnes qui ont séjourné en République démocratique du Congo ou dans l'un des pays voisins au cours des 21 derniers jours en raison des risques avérés de propagation régionale.
- Pour plus d'informations sur l'évaluation et le diagnostic: voir CDC LINK.
Selon l'OMS, 19 pays ont partagé leurs données épidémiologiques sur la méningite entre le 29 juillet et le 1er septembre 2024.
Épidémies:
- Bénin: région de Zoé
- R.D. Congo: province du Sud-Ubangui et province du Sankuru
Alertes:
- Bénin: région de Bargou, région des Collines
- R.D. Congo: province du Haut-Lomami, province de l'Ituri, province de Lomami, province de Maindombe´
- Ghana: région de Savannah
- Mali: région de Bamako
Pour les précédentes épidémies et alertes, voir les actualités sur www.healthytravel.ch.
En Afrique subsaharienne, les épidémies saisonnières de méningite se produisent principalement pendant la saison sèche, généralement de décembre à juin. Elles diminuent rapidement avec l'arrivée des pluies. En général, les sérogroupes de méningocoques A, C, W et X sont responsables de ces épidémies. La maladie se propage par gouttelettes d'une personne à l'autre. Si des symptômes apparaissent (forte fièvre, maux de tête intenses et vomissements), il convient de consulter immédiatement un médecin et de commencer un traitement antibiotique, car la maladie peut mettre la vie en danger en quelques heures. Comme prophylaxie, il existe un vaccin contre les principales souches de méningite pour les adultes et les enfants de plus d'un an.
- Veillez à une bonne hygiène des mains : lavez-vous les mains à l'eau et au savon ou avec un gel désinfectant à base d'alcool avant de cuisiner ou de manger et après être allé aux toilettes.
- Ne consommez que des aliments bien cuits/rôtis et servis chauds. Évitez les salades, les fruits non pelés, les aliments contenant des œufs crus, les glaces molles et autres produits similaires.
- Ne buvez de l'eau que dans des bouteilles bien fermées. Les glaçons sont à éviter.
En 2024 (au 1er septembre 2024), 15 pays ont signalé 3'891 cas confirmés de Mpox, dont 32 décès. Les trois pays ayant enregistré la majorité des cas sont la République démocratique du Congo (3'361), le Burundi (328) et le Nigeria (48).
Un nombre considérable de cas suspects, cliniquement compatibles avec le Mpox, ne sont pas testés et jamais confirmés en raison de capacités de diagnostic limitées. L'OMS travaille actuellement à l'intégration de ces données et les prendra en compte dans les futures mises à jour. Tous les pays ne disposent pas de systèmes de surveillance robustes pour le Mpox, de sorte que le nombre de cas est probablement sous-estimé.
Selon les données de l'OMS, des cas de Mpox dus au virus de la variole du singe du clade I ont été signalés en 2024 à partir du 1er septembre 2024 (pour les mises à jour, les détails et les courbes épidémiques, voir le LIEN OMS):
Clade Ia et b:
- R.D. Congo: selon les données de l'OMS : 3'361 cas. Tendance à la hausse.
Selon Africa CDC, situation au 31 août 2024: depuis la dernière mise à jour (23 août 2024 ), le ministère de la Santé a signalé 1'838 cas confirmés, 1'095 cas suspects et 35 décès de Mpox dans 16 provinces. Le nombre de nouveaux cas signalés a donc augmenté de 137% par rapport à la dernière mise à jour. Au total, 4'799 cas confirmés, 17'801 cas suspects et 610 décès ont été
signalés dans les 26 provinces de la RDC. 66 % des cas et 82 % des décès concernaient des enfants de moins de 15 ans. Parmi les cas confirmés, 73 % étaient des hommes. Parmi les cas confirmés, les clades Ia et Ib ont été isolés.
Clade Ib:
- Burundi: 328 cas confirmés (plus plus de 700 cas suspects), dont plus de 190 patients hospitalisés. Tendance à la
hausse (+8 % en une semaine).
La plupart des cas proviennent des districts du nord de Bujumbura, de Kayanza et du sud de Bujumbura. Au total, 29 districts sur 49 ont signalé au moins un cas positif au Mpox.
- Rwanda: 4 cas
- Ouganda: 10 cas
- Kenya: 4 cas
- Hors Afrique: Suède (1 cas importé du Burundi), Thaïlande (1 cas importé de la RDC).
Clade Ia:
- R.D. Congo: 23 cas
- République du Congo: 49 cas confirmés
- République centr africaine: 45 cas confirmés
- Cameroun: 5 cas, dont un nombre inconnu de cas de clade IIa et IIb.
2024 cas notifiés de Mpox dus au virus de la variole du singe de clade II (a et b) (pour les mises à jour, les détails, les courbes épidémiques, voir le LINK de l'OMS):
- Côte d'Ivoire: 28 cas
- Nigeria: 48 cas
- Afrique du Sud: 24 cas
- Maroc: 1 cas
- Cameroun: 5 cas, dont un nombre inconnu de cas avec le clade 1a.
L'OMS a réalisé la dernière évaluation mondiale du risque lié au Mpox en août 2024. Sur la base des informations disponibles, le risque a été évalué comme suit:
- Dans l'est de la République démocratique du Congo et les pays voisins, le risque global est considéré comme élevé.
- Dans les régions de la République démocratique du Congo où le Mpox est endémique, le risque lié au Mpox est considéré comme élevé.
- Au Nigeria et dans d'autres pays d'Afrique occidentale, centrale et orientale où le Mpox est endémique, le risque lié au Mpox est considéré comme modéré.
WHO Évaluation des risques, voir LIEN.
Suivez les conseils des médias locaux et des autorités sanitaires locales. Lors d'un séjour dans des pays où le Mpox est endémique/épidémique, les mesures de prévention suivantes devraient être suivies (voir également la fiche d'information Mpox).
Précautions générales:
- Dans le monde entier:
- éviter tout contact étroit, peau contre peau, avec des personnes atteintes ou susceptibles d'être atteintes de mpox ou
avec des personnes présentant une éruption cutanée (par exemple, des boutons, des cloques, des croûtes). - Lavez-vous souvent les mains avec de l'eau et du savon ou avec un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool.
- Évitez de toucher des objets personnels potentiellement contaminés, tels que des tasses, des draps, des vêtements ou des serviettes, ou de partager des ustensiles, des tasses, de la nourriture ou des boissons avec une personne atteinte ou susceptible d'être atteinte de mpox.
- Évitez les rapports sexuels avec des personnes malades; utilisez des préservatifs pendant 12 semaines si votre partenaire sexuel a eu mpox.
- Suivre les conseils des autorités locales.
- éviter tout contact étroit, peau contre peau, avec des personnes atteintes ou susceptibles d'être atteintes de mpox ou
- En cas de voyage dans des zones endémiques/épidémiques en Afrique, outre les précautions générales susmentionnées:
- Éviter tout contact avec les animaux dans les zones où mpox est régulièrement présente.
- Évitez de manger ou de préparer de la viande d'animaux sauvages (viande de brousse) ou d'utiliser des produits (crèmes, lotions, poudres) dérivés d'animaux sauvages.
Vaccination:
Un vaccin contre le Mpox est disponible (Jynneos®, fabricant Bavarian Nordic). Le Comité d’experts Suisse pour la médecine des voyages recommande la vaccination contre le Mpox dans les situations suivantes, au 30 août 2024 (la recommandation sera régulièrement mise à jour en fonction de l'évolution de l'épidémie):
1. les personnes séjournant ou se rendant dans l'est de la R.D. Congo et du Burundi, en cas de:
- travail clinique, de recherche ou de laboratoire
- travail avec des animaux
(Remarque: une indication plus large est en cours de discussion).
2. personnes séjournant en dehors de la R.D.C. orientale et du Burundi (dans le monde entier), en cas de
- à risque élevé (par ex. personnel de laboratoire manipulant le virus Mpox, hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ou personnes trans ayant plusieurs partenaires sexuels), voir les recommandations suisses: voir LIEN.
On estime actuellement que le vaccin disponible contre le Mpox (par exemple Jynneos®) est également efficace contre le nouveau clade I. Ce vaccin est considéré comme sûr et très efficace dans la prévention des maladies graves dues au Mpox.
En cas de symptômes:
- Consulter immédiatement un médecin
Si vous êtes diagnostiqué(e) comme étant atteint(e) de mpox:
- Restez chez vous (isolez-vous) jusqu'à ce que l'éruption cutanée soit guérie et qu'une nouvelle couche de peau se soit
formée. Rester à l'écart des autres personnes et ne pas partager les objets que vous avez touchés avec d'autres personnes permet d'éviter la propagation de mpox. Les personnes atteintes de mpox doivent régulièrement nettoyer et désinfecter les espaces qu'elles utilisent afin de limiter la contamination domestique. - Vous ne devez pas avoir de rapports sexuels tant que vous êtes symptomatique et tant que vous avez des lésions ou des symptômes. Utilisez des préservatifs pendant les 12 semaines suivant l'infection. Il s'agit d'une précaution visant à réduire le risque de transmission du virus à un partenaire.
- Pour plus d'informations sur ce qu'il faut faire si l'on est malade, voir CDC LINK.
Pour les cliniciens:
- Envisagez le Mpox comme diagnostic possible chez les patients présentant des caractéristiques épidémiologiques et des lésions ou d'autres signes et symptômes cliniques évoquant le Mpox. Cela s'applique également aux personnes qui ont séjourné enRépublique démocratique du Congo ou, en raison du risque avéré de propagation régionale, dans l'un de ses pays voisins au cours des 21 derniers jours.
- Pour plus d'informations sur l'évaluation et le diagnostic: voir CDC LINK.
Des flambées de rougeole sont signalées dans au moins 14 pays d'Afrique avec plusieurs centaines à plusieurs milliers de cas depuis le début de l'année 2021
La rougeole est une maladie virale très contagieuse transmise par voie respiratoire. Elle est largement répandue dans le monde. Elle peut être prévenue très efficacement par un vaccin.
Conséquences pour les voyageurs
Un voyage est l'occasion idéale de vérifier la protection contre la rougeole (vacciné 2x ou ayant eu la maladie) et, si nécessaire, de mettre à jour la protection vaccinale.
Références
Informations générales
Vaccinations pour tous les voyageurs
- La vaccination contre l'hépatite A est recommandée pour tous les voyageurs se rendant dans des pays tropicaux ou subtropicaux.
- L'hépatite A est une infection du foie causée par un virus.
- Le virus se transmet facilement par l'intermédiaire d'aliments ou d'eau contaminés, mais il peut également être transmis par contact sexuel.
- Il existe un vaccin sûr et très efficace qui offre une protection à vie.
- La vaccination contre l'hépatite A est recommandée pour tous les voyageurs se rendant dans des pays tropicaux ou subtropicaux et pour les groupes à risque.
- L'hépatite A est une infection du foie causée par un virus.
- Le virus se transmet facilement par l'intermédiaire d'aliments ou d'eau contaminés, mais il peut également être transmis par contact sexuel.
- Il existe un vaccin sûr et très efficace qui offre une protection à vie.
- La vaccination contre l'hépatite A est recommandée pour tous les voyageurs se rendant dans des pays tropicaux ou subtropicaux et pour les groupes à risque.
L'hépatite A est présente dans le monde entier, mais le risque d'infection est plus élevé dans les pays où les conditions d'hygiène sont insuffisantes. Le risque est accru dans la plupart des pays tropicaux et subtropicaux, ainsi que dans certains pays d'Europe de l'Est et du pourtour méditerranéen. Des épidémies dans les pays d'Europe du Nord peuvent également se produire lorsque des enfants non vaccinés sont infectés lors de visites familiales dans des pays tropicaux et subtropicaux et transmettent le virus dans les structures d'accueil à leur retour.
Ces dernières années, on a également constaté une augmentation des cas en Amérique du Nord et en Europe, y compris en Suisse, en particulier chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HSH).
Il existe un vaccin sûr et très efficace qui consiste en deux injections espacées d'au moins 6 mois. Il offre une protection à vie après la deuxième dose. Le vaccin contre l'hépatite A peut également être administré en combinaison avec le vaccin contre l'hépatite B (3 doses requises si elles sont administrées à des personnes âgées de 16 ans et plus).
La vaccination contre l'hépatite A est recommandée à tous les voyageurs se rendant dans des zones à risque et aux personnes présentant un risque personnel accru, telles que les personnes souffrant d'une maladie hépatique chronique, les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes et les personnes présentant un risque professionnel accru, telles que les personnes travaillant dans les services de santé ou en contact avec des eaux usées.
- La rage se transmet principalement par les chiens (et les chauves-souris), mais n’importe quel mammifère peut transmettre le virus.
- Dès la survenue des symptômes, l’évolution de la rage est fatale.
- La meilleure prévention contre la rage est d’être vacciné avant le voyage et d’adopter un comportement approprié envers les mammifères.
- La vaccination avant le voyage (voir section prévention) est recommandée parce que les vaccins et les immunoglobulines peuvent être difficile à obtenir dans de nombreux pays de destination.
- Attention: une morsure ou une griffure ainsi qu'un contact avec la salive d'un mammifère sur une plaie ouverte est toujours une urgence! Découvrez ci-dessous les mesures à prendre! ·
- La rage se transmet principalement par les chiens (et les chauves-souris), mais n’importe quel mammifère peut transmettre le virus.
- Dès la survenue des symptômes, l’évolution de la rage est fatale.
- La meilleure prévention contre la rage est d’être vacciné avant le voyage et d’adopter un comportement approprié envers les mammifères.
- La vaccination avant le voyage (voir section prévention) est recommandée parce que les vaccins et les immunoglobulines peuvent être difficile à obtenir dans de nombreux pays de destination.
- Attention: une morsure ou une griffure ainsi qu'un contact avec la salive d'un mammifère sur une plaie ouverte est toujours une urgence! Découvrez ci-dessous les mesures à prendre!
Il n’existe aucun traitement contre la rage.
Mesures post-exposition : Nettoyer immédiatement la plaie avec beaucoup d’eau et du savon pendant 10 à 15 minutes, appliquer du désinfectant (p.ex. Bétadine®, Merfen®) et se rendre en urgence (dans les 24h) auprès d’un centre hospitalier pour démarrer la vaccination post-exposition. Un vaccin antitétanique de rappel est également indiqué. Pour les personnes ayant reçu une vaccination contre la rage avant de voyager (préexposition), il est suffisant de recevoir deux doses supplémentaires (de n’importe quelle marque disponible) à 3 jours d’intervalle. En cas d’absence de vaccination préexposition complète, il est nécessaire de recevoir - en plus de la vaccination post-exposition - des immunoglobulines à titre d’immunisation passive. Il convient de noter que les immunoglobulines (et parfois, les vaccins) sont souvent indisponibles dans les milieux à faibles ressources, ce qui est source de stress et d’insécurité.Caresser des animaux n’est pas une bonne idée. Évitez de toucher des animaux sauvages, inconnus, voire morts.
La vaccination préexposition contre la rage est recommandée pour la plupart des voyageurs, et plus particulièrement pour:
- Voyages répétés ou séjours de longue durée dans des zones où la rage est endémique.
- Voyages de courte durée présentant un risque individuel élevé, notamment voyages à deux roues ou randonnées dans des zones reculées, bébés et enfants de moins de 8 ans,
- Professionnels travaillant avec des animaux ou spéléologues (chauves-souris !).
Un schéma vaccinal court peut être proposé à la plupart des voyageurs: 2 injections, la première à un mois du départ si possible (minimum : 8 jours avant le départ). Un rappel est recommandé avant le prochain voyage, à un an d’intervalle minimum.
- Il est recommandé d’obtenir les informations sur la prévention de la rage avant de voyager.
- En cas de voyage de plusieurs semaines ou à risque particulier, programmez un rendez-vous au centre de médecine des voyages 4 semaines avant le départ au plus tard.
- Après une éventuelle exposition (morsure, griffure), le nettoyage et désinfection de la plaie et la vaccination sont requis, même pour les personnes vaccinées avant le voyage.
- Imprimez cette fiche d’informations et gardez-la à portée de main pendant votre voyage !
- OFSP Suisse: LIEN
Tous les voyageurs devraient être à jour avec la vaccination de base et les rappels selon le plan de vaccination suisse, LIEN.
Informations générales sur la Diphtérie, le Tétanos et la Coqueluche
Veuillez consulter les liens suivants de l'OFSP:
Tous les voyageurs devraient être à jour avec la vaccination de base et les rappels selon le plan de vaccination suisse, LIEN.
Informations générales sur la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR)
Veuillez consulter les liens suivants de l'OFSP:
Les voyageurs doivent être immunisés contre la varicelle. Les personnes âgées de 13 mois à 39 ans qui n'ont pas encore eu la varicelle et qui n'ont pas reçu 2 doses de vaccin contre la varicelle devraient recevoir une vaccination (2 doses avec un intervalle minimum de 4 semaines), vois plan de vaccination suisse, LIEN.
Veuillez consulter le lien suivant de l'OFSP:
Informations générales sur la varicelle et la zona (herpès zoster)
Vaccinations pour certains voyageurs
- L'hépatite B est une infection du foie causée par un virus.
- Le virus se transmet par contact sexuel, mais peut également être transmis par le sang (ou les produits sanguins), par exemple lors du partage de seringues, d'aiguilles de tatouage, etc.
- Il existe un vaccin sûr et très efficace qui offre une protection de longue durée.
- La vaccination contre l'hépatite B est recommandée pour tous les nourrissons et adolescents jusqu'à 16 ans, ainsi que pour les groupes à risque, quel que soit leur âge.
- L'hépatite B est une infection du foie causée par un virus.
- Le virus se transmet par contact sexuel, mais peut également être transmis par le sang (ou les produits sanguins), par exemple lors du partage de seringues, d'aiguilles de tatouage, etc.
- Il existe un vaccin sûr et très efficace qui offre une protection de longue durée.
- La vaccination contre l'hépatite B est recommandée pour tous les nourrissons et adolescents jusqu'à 16 ans, ainsi que pour les groupes à risque, quel que soit leur âge.
- Office fédéral de la santé publique (OFSP). Hépatite B:
https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/krankheiten-im-ueberblick/hepatitis-b.html - Hépatite Suisse: https://fr.hepatitis-schweiz.ch/tout-sur-hepatite/hepatite-b/
- La fièvre typhoïde est une maladie grave causée par une bactérie et transmise par des aliments ou de l'eau contaminés.
- Le risque est très faible pour les voyageurs qui ont accès à des aliments et des boissons sains.
- La meilleure protection contre la fièvre typhoïde consiste à respecter une hygiène de base optimale.
- Il existe un vaccin contre la typhoïde qui est recommandé si
- séjour dans des conditions d'hygiène insuffisantes (par exemple, en voyageant dans des zones rurales)
- séjour de courte durée (>1 semaine) dans un pays à haut risque (ou hyper-endémiques: voir page pays)
- séjour de longue durée (> 4 semaines) dans un pays endémique
- Présence d'un facteur de risque individuel ou d'un problème de santé préexistant. Dans ce cas, veuillez en parler à votre médecin.
- séjour dans des conditions d'hygiène insuffisantes (par exemple, en voyageant dans des zones rurales)
- La fièvre typhoïde, également appelée fièvre entérique, est causée par les bactéries Salmonella Typhi et Salmonella Paratyphi.
- Les bactéries sont relâchées dans les selles des personnes infectées. Dans les pays où les normes d’hygiène sont précaires, la bactérie peut ensuite pénétrer dans le réseau d’eau potable et provoquer des infections chez d’autres personnes.
- La maladie se propage par l’ingestion d’aliments et de boissons contaminés.
- La principale mesure préventive peut se résumer par la formule « Cuisez, épluchez, faites bouillir ou laissez tomber ». Autrement dit : évitez de boire de l’eau non bouillie ou provenant de bouteilles non scellées ; évitez les produits refroidis/congelés (p.ex. les glaçons ou les crèmes glacées), sauf s’ils proviennent d’une source sûre ; évitez les légumes non cuits, épluchez et nettoyez vous-même les fruits et les légumes avec de l’eau potable sûre uniquement.
- Un vaccin est disponible et recommandé : a) pour les voyageurs se rendant dans le sous-continent indien ou en Afrique de l’Ouest, b) pour les voyageurs rendant visite à des amis ou de la famille, ou pour les voyageurs de longue durée se rendant dans d’autres zones tropicales ou subtropicales.
« Cuisez, épluchez, faites bouillir ou laissez tomber » : ce simple slogan suffirait presque à prévenir la fièvre typhoïde. Mais rares sont les voyageurs qui respectent ce conseil à la lettre. Toutefois, on n’insistera jamais assez sur l’importance de l’hygiène des aliments et de l’eau : évitez d’acheter des bouteilles d’eau non scellées, évitez de boire de l’eau du robinet provenant de sources inconnues, évitez de manger des aliments refroidis ou congelés (c.-à-d. des glaçons ou de la crème glacée) et évitez de manger des fruits et légumes crus que vous n’avez pas épluchés et lavés vous-même avec de l’eau potable sûre.
Deux types de vaccins sont disponibles :
- Un vaccin oral (vivant) composé de trois capsules à prendre un jour sur deux à jeun. Ces capsules doivent être réfrigérées avant d’être utilisées. Ce vaccin offre une protection d’environ 70 % qui commence 10 jours après la prise de la troisième et dernière capsule. Au bout d’un an ou trois ans, le vaccin doit être pris à nouveau avant un nouveau voyage dans une zone à risque. Ce vaccin ne peut être administré aux patients atteints d’une maladie gastro-intestinale chronique grave (telle que la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse) ou qui présentent une baisse sévère de l’immunité.
- Le vaccin à dose unique est un vaccin inactivé injecté par voie intramusculaire. La protection atteint également 70 % environ et commence 14 jours après l’injection. Ce vaccin peut être administré aux patients chez qui le vaccin oral n’est pas recommandé. Il n’est pas enregistré en Suisse, mais la plupart des médecins spécialisés en médecine tropicale et médecine des voyages, ainsi que tous les centres spécialisés en médecine des voyages, ont le vaccin en stock. La durée de la protection est d’environ trois ans.
- Le Covid-19 est une maladie qui touche l'ensemble du corps, mais qui se manifeste principalement par des symptômes respiratoires tels que la toux et des difficultés à respirer. Elle est causée par le virus SRAS-CoV-2.
- L'infection se propage principalement par des gouttelettes respiratoires et éventuellement des aérosols lorsque les personnes infectées toussent, éternuent, parlent ou chantent sans porter de masque.
- L'infection peut être prévenue très efficacement par la vaccination et un nombre croissant de vaccins sont désormais approuvés et disponibles pour la protection.
- La vaccination est recommandée selon les recommandations suisses de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), voir LIEN.
- En outre, la prévention repose en grande partie sur le port de masques, l'hygiène des mains et la distance physique (au moins 1.5 m) si les masques ne sont pas portés et si les personnes ne sont pas vaccinées.
- La grippe est courante dans le monde entier, y compris dans les pays subtropicaux et tropicaux.
- La vaccination offre la meilleure protection.
- La vaccination contre la grippe est recommandée pour tous les voyageurs appartenant à un groupe "à risque", comme les femmes enceintes, les voyageurs souffrant de maladies concomitantes, les personnes âgées (>65 ans), ou pour certains voyages à risque particulier (ex: croisière, pèlerinage).
- Le vaccin contre la grippe n'offre pas de protection contre la grippe aviaire.
Informations générales sur la grippe saisonnière (influenza)
Veuillez consulter les liens suivants de l'OFSP:
Autres risques pour la santé
Il existe un risque de maladies transmises par des arthropodes autres que le paludisme, la dengue, le chikungunya ou le zika dans les régions subtropicales et dans certaines régions d'Europe du Sud. Il s'agit notamment des maladies suivantes [et de leurs vecteurs] :
- en Europe
o Borréliose, FSME (= encéphalite à tiques), rickettsiose [tiques]
o Leishmaniose [phlébotomes]
o Fièvre du Nil occidental [moustiques] - en Afrique
o Rickettsioses, en particulier la fièvre africaine à tique [tiques]
o Leishmaniose [phlébotomes]
o Trypanosomiase africaine = maladie du sommeil [mouches tsé-tsé]
o Fièvre du Nil occidental [moustiques] - en Asie
o Typhus des broussailles [mites]
o Rickettsiose [puces ou tiques]
o Leishmaniose [phlébotomes]
o Fièvre du Nil occidental [moustiques]
o Fièvre hémorragique de Crimée-Congo [tiques] - en Amérique du Nord et en Amérique latine
o Rickettsioses, en particulier la fièvre boutonneuse des Montagnes Rocheuses [tiques]
o Leishmaniose et maladie de Carrion [phlébotomes]
o Trypanosomiase américaine = maladie de Chagas [punaises triatomes]
o La fièvre du Nil occidental [moustiques]
- Évitez de vous baigner, de vous laver ou de marcher dans des étangs, lacs ou rivières dans les régions où la schistosomiase (aussi appelée bilharziose) est endémique.
- Consultez un médecin généraliste ou un spécialiste de médecine des voyages ou de médecine tropicale au plus tôt deux mois après tout contact cutané avec de l’eau douce pendant votre voyage.
- Des tests de diagnostic et un traitement efficace sont disponibles, ce qui peut prévenir les complications à long terme.
- Évitez de vous baigner, de vous laver ou de marcher dans des étangs, lacs ou rivières dans les régions où la schistosomiase (aussi appelée bilharziose) est endémique.
- Consultez un médecin généraliste ou un spécialiste de médecine des voyages ou de médecine tropicale au plus tôt deux mois après tout contact cutané avec de l’eau douce pendant votre voyage.
- Des tests de diagnostic et un traitement efficace sont disponibles, ce qui peut prévenir les complications à long terme.
- Si vous avez été en contact avec de l’eau douce (voir ci-dessus) lors d’un voyage dans un pays endémique, vous devriez consulter un spécialiste en médecine tropicale ou votre médecin pour effectuer une analyse sanguine environ deux mois après l’exposition – même si vous n’avez aucun symptôme – afin d’exclure une infection à Schistosoma.
- En cas de symptômes ou de fièvre, consultez immédiatement un médecin.
- Les IST constituent un problème de santé courant dans le monde entier et peuvent être prises en charge grâce à des rapports sexuels protégés, à des dépistages réguliers et à des traitements.
- Si vous avez été exposé à un risque, il est important de consulter un professionnel de santé dès que possible afin de déterminer s'il convient de suivre une prophylaxie post-exposition (PEP) au VIH pour éviter de contracter le virus.
- Après une situation à haut risque, il est recommandé de se faire dépister pour les IST, même en l’absence de symptômes.
- Les IST constituent un problème de santé courant dans le monde entier et peuvent être prises en charge grâce à des rapports sexuels protégés, à des dépistages réguliers et à des traitements.
- Si vous avez été exposé à un risque, il est important de consulter un professionnel de santé dès que possible afin de déterminer s'il convient de suivre une prophylaxie post-exposition (PEP) au VIH pour éviter de contracter le virus.
- Après une situation à haut risque, il est recommandé de se faire dépister pour les IST, même en l’absence de symptômes.
Vivre sa sexualité librement et de manière responsable fait partie d’une vie saine. Savoir prendre soin de soi et des autres est particulièrement important lorsque l’on se trouve dans des situations nouvelles, comme lors d’un voyage.
Les voyageurs qui ont des relations sexuelles occasionnelles sont généralement plus exposés au risque de contracter des infections sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH. Être à l’étranger, tout en rencontrant de nouvelles personnes, peut vous amener à adopter des comportements différents et à prendre plus de risques que chez vous. Il est important de savoir que certaines pratiques – telles que les rapports sexuels non protégés et/ou le fait d’avoir plusieurs nouveaux partenaires sexuels – peuvent augmenter considérablement le risque d’IST. Certaines IST peuvent entraîner de graves complications dans certaines circonstances et peuvent également être transmises à d’autres partenaires si elles ne sont pas diagnostiquées et traitées à temps. Si vous ne savez pas si vous êtes exposé(e) à un risque, l’outil « Risk Check » de Love Life peut vous aider.
- Sensation de brûlure ou démangeaisons au niveau des parties génitales
- Mictions douloureuses ou fréquentes, ou douleurs dans le bas-ventre
- Douleurs ou sensations de gêne lors des selles
- Écoulements inhabituels au niveau du pénis, de l’anus ou du vagin
- Lésions, rougeurs, cloques ou verrues dans la bouche, sur les lèvres ou au niveau des parties génitales
- Dans certains cas, fièvre
Important: les IST peuvent également se manifester sans aucun symptôme ou avec des symptômes très légers. Même si vous n’en avez pas conscience, vous pouvez contaminer d’autres personnes. Même en l’absence de symptômes, vous devriez consulter votre médecin si vous avez eu des rapports sexuels non protégés avec un nouveau partenaire ou plusieurs partenaires. En effet, un dépistage et un traitement précoces sont essentiels pour prévenir la transmission et les complications liées à des IST non traitées.
Les IST peuvent être diagnostiquées lors d’un examen physique ou en analysant un échantillon d’urine, une lésion, une cloque ou un prélèvement effectué au niveau du vagin, du pénis, de la gorge ou de l’anus. Des analyses sanguines peuvent faciliter certains diagnostics (hépatites A, B et C, VIH et syphilis).
Le moment choisi pour le dépistage est important, car certaines infections peuvent ne pas être détectables immédiatement après l’exposition (fenêtre diagnostique). Pour exclure une infection, le dépistage du VIH et de la syphilis doit généralement être effectué au moins 6 semaines après le rapport sexuel. Dans le cas de la chlamydia et de la gonorrhée, le dépistage doit être effectué au moins 2 semaines après le rapport. Cela ne s’applique qu’en l’absence de symptômes.
Il faut également tenir compte du fait que l’accès à des tests et à des traitements fiables peut être limité dans certaines destinations.
Avant de partir en voyage:
- Envisagez de vous faire dépister si vous avez récemment été exposé à des risques
- Assurez-vous que vos vaccins sont à jour (hépatite B, HPV et, en fonction de vos pratiques sexuelles, hépatite A et mpox)
- Discutez de la PrEP contre le VIH avec un professionnel de santé si cela s’avère approprié
Pendant le voyage:
- Respectez les règles de Love Life pour des rapports sexuels protégés.
- Emportez des préservatifs provenant de sources fiables, car leur qualité ou leur disponibilité peuvent varier selon les destinations.
- N'oubliez pas que les rapports sexuels oraux peuvent également entraîner la transmission d'IST.
- Si vous avez été exposé à une situation à haut risque, il est important de consulter un professionnel de santé dès que possible afin de déterminer s'il convient de suivre une prophylaxie post-exposition (PEP) au VIH pour prévenir une infection par le VIH. La PEP au VIH est plus efficace lorsqu'elle est administrée rapidement, c'est-à-dire dans les premières heures suivant l'exposition (au plus tard 48 heures après le contact).
- N'oubliez pas que la consommation d'alcool ou de drogues peut entraîner des comportements à risque accru.
- N'oubliez pas que vous pouvez infecter une autre personne ou votre partenaire connu(e) lors d'un rapport sexuel si vous souffrez d'une IST non traitée.
- Les personnes chez qui une IST vient d’être diagnostiquée sont encouragées à en informer leurs anciens partenaires sexuels afin qu’ils puissent également être traités.
- Même en l’absence de symptômes, un dépistage est recommandé après une exposition à un risque.
- Si vous présentez des symptômes (voir ci-dessus)
- Si vous avez plusieurs partenaires sexuels, il est recommandé de faire un bilan IST au moins une fois par an.
- Si vous appartenez à un groupe démographique présentant un risque accru d’IST. Par exemple, les HSH ou les travailleurs du sexe et leurs clients
- Si un partenaire sexuel a récemment reçu un diagnostic d’IST
- À votre retour de voyage si vous avez eu un contact à haut risque Au début d’une nouvelle relation monogame
- Love Life: www.lovelife.ch
- Santé sexuelle Suisse: www.sante-sexuelle.ch
- Hépatite Suisse: https://fr.hepatitis-schweiz.ch/tout-sur-hepatite/hepatite-cest-quoi/
- Organisation mondiale de la Santé (OMS). Fiches d'information. Infections sexuellement transmissibles (IST). 20 décembre 2025:
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/sexually-transmitted-infections-(stis)
- Le mal d'altitude est une pathologie qui peut être mortelle et affecter tout voyageur.
- Le risque commence à environ 2500 mètres et augmente avec l'altitude.
- La susceptibilité au mal de l'altitude diffère d'une personne à l'autre ; elle n'est pas liée à la forme physique.
- Un mal d'altitude grave avec accumulation de liquide dans le cerveau ou les poumons peut rapidement conduire à la mort.
- Si vous prévoyez un séjour en altitude, nous vous recommandons vivement de consulter votre médecin pour obtenir des recommandations et des instructions détaillées.
- Le mal d'altitude est une pathologie qui peut être mortelle et affecter tout voyageur.
- Le risque commence à environ 2500 m et augmente avec l'altitude.
- Si vous prévoyez un séjour en altitude, veuillez lire attentivement cette fiche d'information !
- Selon le type de voyage et / ou les maladies préexistantes, il est fortement conseillé de consulter un spécialiste.
- Ascension lente. Règles d'ascension : au-dessus de 2500 m, l'altitude lors du sommeil ne devrait pas être augmentée de plus de 300-500 m par jour et un jour de repos supplémentaire devrait être pris pour chaque gain de 1000 m d'altitude de sommeil.
- Si des symptômes indiquant un mal de montagne apparaissent (voir ci-dessus), l'ascension doit être interrompue et ne peut être reprise que si les symptômes disparaissent. En cas d'augmentation des douleurs, il faut redescendre ou transporter le(s) patient(s) à des altitudes inférieures. Si l'on ne tient pas compte de l'augmentation des symptômes, des formes potentiellement mortelles du mal des montagnes, l'œdème cérébral et/ou l'œdème pulmonaire de haute altitude, peuvent se développer.
- Si le respect des règles d'ascension mentionnées ci-dessus n'est pas possible en raison de la situation ou du terrain, la prise d'acétazolamide (DIAMOX®) peut réduire le risque de développer un mal aigu des montagnes. La prescription de ce médicament nécessite une indication médicale ainsi qu'une information sur d'éventuels effets secondaires !
- Maux de tête : paracétamol (par ex. PANADOL®, DAFALGAN®). Ne pas utiliser de somnifères !
- Œdème cérébral d'altitude : descente immédiate. Si disponible : Oxygénation, traitement médicamenteux d'urgence.
- Œdème pulmonaire d'altitude (difficultés respiratoires même au repos, râles respiratoires, toux irritative) Descente immédiate. Si disponible : Oxygénation, traitement médicamenteux d'urgence.
- Le Mpox est une maladie virale qui provoque généralement une éruption cutanée, un gonflement des ganglions lymphatiques et de la fièvre.
- Une variante émergente se propage rapidement dans l'est de la République démocratique du Congo et dans les pays voisins, ce qui a provoqué une nouvelle déclaration d'urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) de l'OMS en août 2024.
- Le contact physique étroit (sexuel ou non) est le principal mode de transmission.
- La maladie évolue généralement de manière bénigne. Les enfants, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli risquent le plus de souffrir de complications.
- Veillez à prendre les précautions générales (voir factsheet) pour prévenir la maladie.
- La vaccination contre le mpox est possible, mais elle est actuellement limitée aux groupes à haut risque d'exposition.
- Mpox est une maladie virale qui provoque généralement une éruption cutanée, un gonflement des ganglions lymphatiques et de la fièvre.
- Un variant du virusse propage rapidement dans l'est de la République démocratique du Congo et dans les pays voisins, ce qui a conduit l'OMS à déclarer une nouvelle urgence de santé publique de portée internationale (USPPI), à compter du 14 aoûtth 2024.
- Le contact physique étroit (sexuel ou non) est le principal mode de transmission.
- La maladie évolue généralement de manière bénigne. Les enfants, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont les plus exposés au risque de complications.
- La vaccination contre le mpox est disponible, mais elle est limitée aux groupes à haut risque d'exposition.
Depuis de nombreuses années, le virus de mpox est communément présent en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale, où l'on trouve le réservoir naturel présumé, à savoir les petits mammifères. Il existe deux types de virus de mpox, appelés "clades", qui provoquent la maladie: le clade I en Afrique centrale et le clade II en Afrique de l'Ouest. Depuis la fin des campagnes de vaccination antivariolique au début des années 1980, les cas de mpox ont augmenté, d'abord lentement, puis de manière significative au cours des 5 à 10 dernières années, en particulier en République démocratique du Congo (RDC).
En 2022, un nouveau sous-clade émergent du clade II (clade IIb) a été à l'origine d'une épidémie mondiale qui s'est propagée principalement par contact sexuel parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes. Cette épidémie a donné lieu à la première urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) déclarée par l'OMS jusqu'en 2023. Bien que l'épidémie de clade IIb soit désormais sous contrôle, cette variant du virus continue de circuler dans le monde entier.
En 2024, la propagation continue du clade I de mpox dans les régions endémiques d'Afrique centrale, en particulier en RDC, et l'émergence d'un nouveau sous-clade Ib dans l'est de la RDC et dans les pays voisins ont suscité une inquiétude mondiale et incité l'OMS à déclarer une USPPI pour la deuxième fois en deux ans. La propagation géographique actuelle du clade Ib du mpox se fait par des voies commerciales par contact sexuel (par exemple les travailleuess du sexe), suivies d'une transmission locale dans les foyers et d'autres environnements (qui devient de plus en plus importante).
Transmission de l'animal à l'humain
Mpox peut se transmettre de l'animal à l'humain lorsqu'il entre en contact direct avec un animal infecté (rongeurs ou primates).
Transmission de personne à personne
Mpox peut se transmettre d'une personne à l'autre par contact physique étroit (sexuel ou non) avec une personne présentant les symptômes de la maladie. Les lésions de la peau et des muqueuses, les fluides corporels et les croûtes sont particulièrement infectieux. Une personne peut également être infectée en touchant ou en manipulant des vêtements, de la literie, des serviettes ou des objets tels que des ustensiles de cuisine ou des plats qui ont été contaminés par une personne symptomatique. Les membres de la famille, les proches aidants et les partenaires sexuels d'un cas confirmé de mpox sont plus à risque d'être infectés, de même que les professionels de santé qui traitent un cas sans protection personnelle adéquate.
La période d'incubation (temps écoulé entre l'infection et l'apparition des symptômes) varie de quelques jours à 3 semaines. Mpox provoque une éruption cutanée qui peut être douloureuse, associée à un gonflement des ganglions lymphatiques et à de la fièvre. La fièvre peut apparaître avant la phase d'éruption. Les autres symptômes comprennent des douleurs musculaires, des douleurs dorsales et de la fatigue. L'éruption peut être localisée ou généralisée, avec seulement quelques lésions cutanées ou jusqu'à des centaines. Elle touche principalement le visage, le tronc, la paume des mains et la plante des pieds. Elle peut également être présente dans les régions génitales et sur les muqueuses telles que dans la bouche et la gorge. Les symptômes durent généralement de 2 à 4 semaines et la personne reste contagieuse jusqu'à ce que toutes les lésions soient guéries (une fois que les croûtes soient tombées). Les complications comprennent des infections bactériennes secondaires, des infections des poumons et du cerveau, l'atteinte d'autres organes, les fausses couches, etc.
Les enfants, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli courent un risque plus élevé de développer une forme grave de mpox.
La majorité des personnes atteintes de mpox se rétablissent spontanément et n'ont pas besoin d'un traitement antiviral spécifique. La prise en charge consiste à soulager la douleur et les autres symptômes et à prévenir les complications (par exemple, la surinfection). Il n'existe pas de traitement antiviral établi, mais plusieurs traitements antiviraux sont étudiés dans différents pays et peuvent être utilisés dans le cadre d'essais ou dans des situations cliniques, conformément aux recommandations des sociétés médicales nationales.
En cas de symptômes:
- Consulter immédiatement un médecin
- Si vous êtes diagnostiqué(e) comme étant atteint(e) de mpox:
- Restez chez vous (isolez-vous) jusqu'à ce que l'éruption cutanée soit guérie et qu'une nouvelle couche de peau se soit formée. Rester à l'écart des autres personnes et ne pas partager les objets que vous avez touchés avec d'autres personnes permet d'éviter la propagation de mpox. Les personnes atteintes de mpox doivent régulièrement nettoyer et désinfecter les espaces qu'elles utilisent afin de limiter la contamination domestique.
- Vous ne devez pas avoir de rapports sexuels tant que vous êtes symptomatique et tant que vous avez des lésions ou des symptômes. Utilisez des préservatifs pendant les 12 semaines suivant l'infection. Il s'agit d'une précaution visant à réduire le risque de transmission du virus à un partenaire.
- Pour plus d'informations sur ce qu'il faut faire si l'on est malade, voir CDC LINK.
Précautions générales:
- Dans le monde entier:
- éviter tout contact étroit, peau contre peau, avec des personnes atteintes ou susceptibles d'être atteintes de mpox ou avec des personnes présentant une éruption cutanée (par exemple, des boutons, des cloques, des croûtes).
- Lavez-vous souvent les mains avec de l'eau et du savon ou avec un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool.
- Évitez de toucher des objets personnels potentiellement contaminés, tels que des tasses, des draps, des vêtements ou des serviettes, ou de partager des ustensiles, des tasses, de la nourriture ou des boissons avec une personne atteinte ou susceptible d'être atteinte de mpox.
- Évitez les rapports sexuels avec des personnes malades; utilisez des préservatifs pendant 12 semaines si votre partenaire sexuel a eu mpox.
- Suivre les conseils des autorités locales.
- éviter tout contact étroit, peau contre peau, avec des personnes atteintes ou susceptibles d'être atteintes de mpox ou avec des personnes présentant une éruption cutanée (par exemple, des boutons, des cloques, des croûtes).
- En cas de voyage dans des zones endémiques/épidémiques en Afrique, outre les précautions générales susmentionnées.
- Éviter tout contact avec les animaux dans les zones où mpox est régulièrement présente.
Évitez de manger ou de préparer de la viande d'animaux sauvages (viande de brousse) ou d'utiliser des produits (crèmes, lotions, poudres) dérivés d'animaux sauvages.
- Éviter tout contact avec les animaux dans les zones où mpox est régulièrement présente.
Vaccination:
Il existe actuellement un vaccin contre mpox (appelé Imvanex® ou Jynneos®, selon l'endroit où vous vivez). Ce vaccin a été développé à l'origine pour lutter contre la variole humaine, mais il offre une protection croisée contre le mpox. En Suisse, le vaccin Jynneos® est homologué par Swissmedic depuis 2024. Les groupes à risque (par exemple les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ou les personnes transgenres, ayant des partenaires sexuels multiples) sont éligibles à la vaccination depuis 2022, et cette recommandation reste inchangée (voir les recommandations de l'OFSP). Au vu de la situation épidémiologique en Afrique en 2024, la Commission suisse d'experts pour la médecine des voyages recommande la vaccination contre le mpox aux professionnels qui sont/seront en contact avec des patients ou des animaux suspects de mpox dans des régions endémiques/épidémiques ou qui travaillent dans un laboratoire avec le virus (pour les mises à jour, voir news).
Le risque pour la population générale et les voyageurs (touristes) est considéré comme extrêmement faible si les précautions générales susmentionnées sont respectées et la vaccination n'est pas recommandée.
- En cas de symptoms, consulter immédiatement un médecin.
- Mpox n'est pas une maladie sexuellement transmissible au sens strict du terme. Un contact physique avec une personne présentant les symptômes de mpox (éruption cutanée à n'importe quel stade) suffit à transmettre la maladie. Les préservatifs ne vous protègent pas contre mpox!
- Office fédéral de la santé publique (OFSP)
- Organisation mondiale de la santé:FAQ DE L'OMS
- Centre européen de contrôle et de prévention des maladies (ECDC)
- Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC)
- Il existe d'autres risques de santé importants liés aux voyages, tels que la diarrhée, les problèmes liés au trafic, la plongée, la pollution atmosphérique, etc.
- Pour plus d'informations, voir les conseils de santé sous "Voyager sain".
